Didier Dubasque
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Le plan pauvreté difficile à évaluer / Détenus et endettés / Lyon : Solidarité à bord…

Plan Pauvreté : une efficacité difficile à mesurer, des avancées inégales

Les effets de cette stratégie sur l’évolution de la pauvreté s’avère difficile à mesurer. Pour le comité d’évaluation, en revanche, les aides exceptionnelles liées à la crise sanitaire ont permis une stabilisation de la pauvreté monétaire. Sur les 35 mesures du plan, quatre ont été totalement déployées, indique C.Mallet dans Localtis.

Les 29 mesures restantes « sont toujours en cours de mise en œuvre ». Certaines sont bien avancées (création des lits halte soins santé par exemple), tandis que d’autres n’en sont qu’au démarrage (formations pour les professionnels de la petite enfance par exemple).

Le comité « constate qu’il n’y a pas d’amélioration des indicateurs d’inégalités en matière de petite enfance et de réussite éducative », dont l’enjeu est la « non-reproduction » de la pauvreté. Ainsi par exemple, « on ne constate pas davantage d’enfants pauvres dans les crèches ou le développement de celles-ci dans les quartiers les plus défavorisés ». (lire l’article de Locatis)

 


Endettés et en prison : la double peine des détenus

Hélène Ducourant sociologue, nous explique dans un article bien documenté, qu’il est des droits particulièrement inaccessibles aux détenus : les droits économiques. Ils sont peu visibles, méconnus et hors de portée en détention, alors même qu’ils sont essentiels à leur insertion future. Pour beaucoup de détenus, mécaniquement, quand ils entrent en détention, les impayés arrivent. Et il n’est pas facile d’éviter leur accumulation. Ces dettes sont liées à « la vie d’avant », elles concernent le non-paiement des loyers, abonnements, crédits, etc.

Le rapport relatif à la pauvreté en prison réalisé par Emmaüs et le Secours catholique en 2021 estime que les deux tiers des détenus sont endettés. Comment les dettes s’accumulent-elles ? Comment les détenus y réagissent-ils ? Cet endettement peut-il être évité ou pris en charge en détention ? demande l’auteure.

Ce ne sont pas ces dettes domestiques qui constituent la plus grande partie de l’endettement des détenus. Ce dernier est surtout constitué des sanctions économiques liées à leur affaire tels que les dettes pénales, amendes douanières, frais de justice, dommages et intérêts aux victimes. Des redressements fiscaux complètent parfois le tableau des condamnations judiciaires.

Après avoir fait le tour de la question, la sociologue explique que pour bien des raisons, prendre en charge les dettes en détention n’est à ce jour une priorité pour personne. Il faut pourtant s’y intéresser, car l’insertion des ex-détenus passe non seulement par l’hébergement, l’emploi et le maintien des liens sociaux, mais aussi par l’accès aux droits économiques.  (lire l’article publié par The Conversation)

 


Lyon : Solidarité à bord

L’aller-vers est un concept éprouvé, cher à Médecins du Monde. L’assocation présente sur son site le programme bus de sa délégation Auvergne-Rhône-Alpes. Deux fois par semaine, des bénévoles vont à la rencontre de personnes isolées, précarisées, parfois éloignées des parcours de soins. Un reportage de Thomas Flamerion.

« Ça commence par une boisson chaude, un café, un thé, explique Adèle Perrin. Elle intervient sur le programme depuis 2016. C’est un outil de médiation pour discuter avec les personnes qui sont là, leur apporter un soutien psychosocial, médical, les orienter vers les structures adaptées à leurs problèmes et à leur situation. »

Le bus de Médecins du Monde est devenu au fil du temps « un petit lieu privilégié » si l’on écoute les multiples témoignages des personnes qui utilisent ce service. L’équipe est composée de 35 bénévoles soignants et accompagnants, ainsi que 4 salariés dont une infirmière en promotion de la santé et un assistant social. « Les consultations du bus, c’est un peu de bobos et beaucoup de paroles. Si en tant qu’association humanitaire on ne prend pas le temps d’échanger, qui va le faire ? Ce cabinet, c’est un petit lieu privilégié pour entendre la souffrance psychologique, rattraper les gens sur des problématiques sociales. » (Lire l’article de Médecins du Monde)

 


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Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser

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