Le harcèlement scolaire échappe aux adultes / réforme des ASFAM : que dit le Sénat ? / Le malaise, avant la rue mardi

Comment des situations de harcèlement scolaire peuvent-elles échapper si longtemps à la vigilance des adultes ?

C’est une question que l’on peut légitimement se poserRaphaël Hoch, enseignant chercheur associé à l’Université de Lorraine tente d’y répondre dans un article intéressant qu’il publie sur le site The Conversation

« En France, entre 800 000 à 1 million d’élèves, enfants et adolescents, seraient harcelés chaque année. Ce chiffre est considérable écrit Raphaël Hoch. Il explique qu’une autre inquiétude émerge, relayée notamment par la défenseure des droits, Claire Hédon, celle de la durée du harcèlement. Passé le premier choc d’apprendre que son enfant est harcelé, les parents sont souvent effarés d’apprendre que cette situation dure depuis des mois, parfois des années, sans que personne ne s’en soit aperçu ou n’ait signalé le phénomène.

Il faut appréhender la situation de manière systémique cet universitaire. Cela amène à tenir compte d’un certain nombre d’éléments du contexte – et pas uniquement le binôme harceleur/harcelé. Il y a 2 raisons principales qui expliquent pourquoi le/la harcelé(e) ne parle pas : 1. la dénonciation est synonyme de trahison, et, souvent, les représailles ne se font pas attendre et la violence redouble, ce qu’il a bien perçu. 2. les victimes ne veulent pas inquiéter leurs parents, voire leur faire de la peine.. Beaucoup d’autres  points sont développés dans cet article fort instructif. (lire l’article de The Conversation)

 


Réforme des assistants familiaux : la position de la commission sénatoriale

La journaliste spécialisée Laetitia Delhon a rassemblé dans un article publié par l’AssMat.fr tous les points abordés par les sénateurs sur les évolutions du statut des assistantes familiales dans le cadre du futur projet de loi sur la protection de l’enfance. Elle rappelle qu’après son adoption en première lecture par l’Assemblée nationale le 9 juillet 2021, le projet de loi  pour lequel le gouvernement a engagé la procédure accélérée, sera examiné par le Sénat en séance publique le 14 et 15 décembre. Dans son rapport , la Commission des affaires sociales du Sénat délivre sa position sur le texte et émet des propositions.

Les précisions et arguments des sénateurs portent sur des sujets importants : la rémunération, les accueils non réalisés, les suspensions d’agréments, le cumul d’employeurs, l’accompagnement, le soutien des assistants  familiaux, la gestion des agréments et la question de la limite d’âge  (lire l’article de Lassmat.fr)

 


Travailleurs sociaux du Valenciennois : le malaise, avant la rue mardi

« Elles se nomment Sandy, Marie-Claude, Nicole, Chantale… Toutes travaillent dans le social. Marquées par la dureté managériale et le manque de moyens, certaines ont aujourd’hui quitté la profession. D’autres sont en passe de le faire. Toutes seront dans la rue le 7 décembre prochain » explique Nathalie Waroux dans la Voix du Nord.

La journaliste s’intéresse à la situation de ces travailleurs sociaux qui quittent le métier ou envisagent sérieusement de le faire.  Nicole, assistante social constate la multiplication des recours aux intérimaires. Elle ne peut que constater les déviances d’une profession qui peine à recruter. C’est simple dit elle : sur « 11 titulaires, on tourne avec 3, le reste c’est des intérimaires ».

Et que dire des stagiaires qui jettent l’éponge ? Ils sont tellement dégoûtés « qu’ils finissent par renoncer au métier… pour aller bosser à Toyota » à Valencienne. Vous avez dit malaise dans la profession ? (lire l’article de la Voix du Nord)

 


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Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser

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