Didier Dubasque
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Insulter, c’est frapper / Un nouveau directeur général de la cohésion sociale / Ségur : une revalorisation très ciblée

Oui, une insulte serait aussi violente qu’une « mini-gifle »

Le magazine Terra Femina fait état d’une étude conduite par des chercheur·es de l’université d’Utrecht, aux Pays-Bas, pour déterminer l’impact d’une insulte sur le cerveau. 79 volontaires ont été équipés d’électrodes, d’électroencéphalographie (EEG) et de conductance cutanée. Ils ont ensuite lu et écouté une série d’insultes les concernant. (ils ont aussi écouté des phrases positives les concernant).

Le résultat est sans appel, indique la professeure Marijn Struiksma : entendre des insultes dans n’importe quel contexte serait similaire au fait de recevoir une « mini-gifle ». Et ce, même « sans interaction réelle entre les locuteurs ». La recherche sur le biais de négativité a aussi révélé que les gens sont en moyenne particulièrement sensibles aux événements négatifs : non seulement ces événements attirent plus d’attention et un traitement intensifié que les événements neutres, mais ils le font aussi souvent par rapport aux événements positifs.

C’est désormais une certitude scientifique, même si nous le savions déjà : les mots font parfois aussi mal que certains coups. Littéralement. C’est en tout cas la conclusion de cette étude. Une bonne raison de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, et de ne jamais sous-estimer la portée de certaines paroles quand elles sont dites dans le but de se soulager tout en causant du tort à la personne qui vous fait face.

Sources :

 


Jean-Benoît Dujol, nouveau directeur général de la cohésion sociale

Ce fonctionnaire a été nommé, le 20 juillet, en conseil des ministres, directeur général de la cohésion sociale (DGCS). Il succède à Virginie Lasserre, qui occupait cette fonction depuis le 1er septembre 2019  ne laissera pas un souvenir chaleureux de son management d’équipe.  Le compte rendu du conseil des ministres indique que la partante est nommée préfète chargée d’une mission de service public relevant du Gouvernement, sans précision sur sa future mission.

Le Média Social précise que Jean-Benoît Dujol est issu de la même promotion qu’Emmanuel Macron. Son parcours est inscrit dans les politiques d’action sociales menées jusqu’à présent : il a participé au lancement du revenu de solidarité active (RSA) avec Martin Hirsch.  En 2010, il devient le premier directeur de l’Agence du Service Civique. Pendant deux ans, il mettra en œuvre l’ensemble des circuits nécessaires au déploiement de ce programme. Il a ensuite rejoint en 2012 la direction de la sécurité sociale (DSS) en tant que sous-directeur de l’accès aux soins, des prestations familiales et des accidents du travail. Il a piloté dans ce cadre alors les différentes réformes tendant à la généralisation de la couverture complémentaire en santé.

Il a ensuite été nommé délégué Interministériel à la Jeunesse et directeur de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et de la Vie Associative puis, plus récemment, directeur de projet du contrat d’engagement jeune. Il a connu un passage éclair au cabinet de Damien Abad au ministère des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, en juin dernier avant d’atterrir aujourd’hui à la Direction Générale de la Cohésion sociale. (lire la note du Média Social)

 


Ségur de la santé : une nouvelle revalorisation très ciblée… en attendant mieux pour tous les oubliés

Le magazine Capital suit de près ce sujet et ce n’est pas la première fois qu’il nous alerte sur le dossier de la rémunération des acteurs du travail médico-social. Sa journaliste, n amendement, adopté lors de l’examen du projet de budget rectificatif à l’Assemblée nationale, prévoit d’étendre la revalorisation du Ségur à près de 1.500 aides à domicile, jusqu’ici exclues. De nombreux députés ont toutefois appelé à aller beaucoup plus loin, en incluant l’ensemble des oublié(e)s précise-t-elle.

Problème : l’amendement voté ne concerne que les aides à domicile relevant du réseau associatif ADMR (aide à domicile en milieu rural) et n’ayant pas encore bénéficié de cette augmentation. Soit “environ 1.000 salariés” d’une “dizaine d’Ehpad” et près de “500 salariés” d’une “cinquantaine de SSIAD. Conséquence : seulement quelques aides à domicile relevant du réseau ADMR, et non l’ensemble d’entre elles, n’ont pas encore pu bénéficier des revalorisations du Ségur.

“Il y a encore d’énormes trous dans la raquette ». « Il y a encore des professionnels de l’accompagnement social et médico-social, dans la protection de l’enfance, dans l’insertion, dans le handicap, qui n’ont pas été concernés”, a déploré le député PS Jérôme Guedj, lors de l’examen de plusieurs amendements visant à étendre les revalorisations du Ségur aux derniers exclus.

Ce sera pour plus tard… « Le gouvernement, par la voix du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, s’est toutefois engagé devant les députés à discuter à nouveau de la situation des oubliés du Ségur de la santé dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2023, qui sera examiné à l’automne par le Parlement. En attendant, la prime continue de provoquer de nombreuses déceptions. (lire l’article de Capital)

 


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Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser

 

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