Le travail social se mobilise contre l’extrême droite, pour la démocratie et les droits fondamentaux

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Dans un billet publié sur le site de Mediapart, Yves Faucoup, ancien travailleur social et militant, a publié un appel à ses collègues et à l’ensemble de la société à faire du travail social un rempart contre l’extrême droite. En effet, les travailleurs sociaux ont un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre les idées extrémistes, qui se nourrissent de la précarité, de l’exclusion et du rejet de l’autre. En accompagnant les personnes en difficulté et en favorisant leur insertion sociale, ils contribuent à réduire les inégalités et à promouvoir la solidarité et le vivre-ensemble.

Yves Faucoup en appelle également à une prise de conscience collective de la menace que représente l’extrême droite pour la démocratie et les droits fondamentaux. Il dénonce les discours de haine et de division qui se répandent dans la société et appelle à une mobilisation générale pour défendre les valeurs de tolérance, de respect et d’égalité.

Ce texte souligne les dangers que représentent les idées d’extrême droite pour les valeurs fondamentales du travail social. Plusieurs points essentiels sont mis en avant :

  1. L’incompatibilité entre les valeurs du travail social et celles de l’extrême droite : Les signataires rappellent que le travail social est fondé sur des principes d’égalité, de solidarité et de respect de la dignité humaine, en opposition directe avec les idées xénophobes et discriminatoires véhiculées par le parti de Jordan Bardella.
  2. Les risques pour les publics vulnérables : L’appel souligne que les populations les plus fragiles, souvent au cœur de l’action sociale, seraient les premières victimes des politiques d’extrême droite
  3. La nécessité d’une prise de conscience collective : Les travailleurs sociaux sont appelés à reconnaître leur responsabilité dans la lutte contre la progression des idées d’exclusion, tant dans leur pratique professionnelle que dans leur engagement citoyen.
  4. Un appel à l’action : les professionnels du secteur sont encouragés  à s’engager activement dans la défense des valeurs du travail social, notamment en participant à des actions de sensibilisation et en s’opposant fermement aux discours d’exclusion.

 

Le travail social doit être repensé pour prendre en compte les enjeux politiques et sociaux actuels. Yves Faucoup appelle à une formation renforcée des travailleurs sociaux sur les questions de discrimination, de racisme et de xénophobie, ainsi qu’à une meilleure prise en compte des besoins des personnes accompagnées dans leur globalité. Il invite l’ensemble des acteurs du travail social à s’engager dans cette opposition, en faisant preuve de vigilance, de solidarité et d’ouverture. Il appelle à une mobilisation collective pour défendre les valeurs de la République et construire une société plus juste et plus fraternelle.

lire ici le texte d’appel ici : Le travail social contre l’extrême droite

 

Pour signer, il vous suffit d’adresser un mail informant votre soutien à ce texte à l’adresse suivante : appeltsnouveaufrontpopulaire@gmail.com

 


De multiples appels sont diffusés sur internet.

L’APF France Handicap en a recensé plusieurs tous aussi pertinents les uns que les autres. Je ne sais pas si ce type de mobilisation en ligne est vraiment efficace. J’en doute un peu, car je ne vois pas trop d’électeurs du RN les signer. Mais elles montrent la belle vitalité associative de notre secteur. Plus précisément, ces appels à la mobilisation nous invitent à nous rassembler autour de valeurs non négociables : solidarité, égalité, justice, fraternité, non-discrimination. Ce sont des appels notamment à l’initiative de la LDH, d’ESS France, du Pacte du Pouvoir de Vivre, de l’Uniopss, du Mouvement associatif et de la CNCDH. Il s’agit de défendre et de porter un modèle de société solidaire, fondée sur les droits humains.

Retrouvez l’ensemble des appels ci-dessous :

  • Collectif Alerte : « L’extrême droite est un danger pour les victimes de la pauvreté » : La dissolution de l’Assemblée nationale suite aux élections Européennes ouvre la porte à une France gouvernée par l’extrême droite. Face à ce risque majeur, notre société civile, plus que jamais, doit rester unie sur des valeurs solides : la solidarité, la fraternité et l’humanité pour tous. En clivant sans cesse notre société et en stigmatisant les plus pauvres, nous mettons à mal ces valeurs communes. Nous ne sortirons de cette mauvaise passe que si la société civile est unie sur des valeurs solides. (lire la suite)

 

 

  • Les assistant·e·s de service social et l’extrême droite (Communiqué de l’ANAS) : « En France, les assistantes sociales diplômées d’État, sont engagées dans la promotion de la justice sociale et le soutien des populations vulnérables. Elles ont vraiment des raisons spécifiques et importantes de s’opposer aux politiques d’extrême droite et au fascisme » …/… « Les assistantes sociales, dont la mission consiste à développer la solidarité et l’égalité, se retrouvent en opposition directe avec ces idéologies. Les politiques et les discours de l’extrême droite et du fascisme divisent la société et provoquent des tensions sociales. Les assistantes sociales, dont l’action développe la cohésion sociale et réduit les inégalités, comprennent ces divisions comme un obstacle majeur à leur mission de favoriser une société plus juste et harmonieuse… » (lire la suite)

 

  • L’appel solennel du bureau  de la CNDCH :  » le bureau de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), sortant de sa réserve habituelle vis-à-vis du débat électoral, lance un appel solennel à faire barrage aux candidats de l’extrême droite. Institution nationale indépendante depuis 1947, la CNCDH a reçu de l’État la mission de veiller au respect des droits de l’Homme dans notre pays, c’est à dire des principes de liberté, d’égalité et de fraternité, ainsi que d’égale dignité de la personne humaine, qui sont au fondement de notre République. Ces principes sont parfois malmenés par tel ou tel responsable politique, leur champ d’application parfois remis en question par tel ou tel élu, mais ils constituent des points de repères fondamentaux pour penser et construire un avenir commun. (lire la suite)

 

 

  • Résolution : Face à l’extrême droite, les acteurs de l’ESS appellent à l’engagement : « Dans le contexte inquiétant créé par la dissolution décidée de manière inattendue par le Président de la République, le temps n’est pas à l’indifférence vis-à-vis de la situation politique particulièrement grave que connaît notre pays. Partout où l’extrême-droite a pris le pouvoir, elle s’est attaquée à la société civile organisée pour affaiblir celles et ceux qui incarnent au quotidien dans leur engagement, leur travail et leur philosophie l’égalité en droit et en dignité des humains, la démocratie, la justice sociale et l’écologie…. » (lire la suite)

 

  • Prendre sa part : l’appel à la mobilisation du Pacte du Pouvoir de Vivre : « Le résultat du scrutin est le symptôme d’un pays qui va mal. Au quotidien, à travers nos actions, nous voyons les épreuves abîmer la vie, nous entendons la crainte du lendemain ternir le quotidien, le manque de reconnaissance et la verticalité du pouvoir peser sur la confiance en soi, la confiance dans les autres et dans les institutions et alimenter une forme de ressentiment. C’est sur ces réalités, qui constituent l’un des moteurs de la colère qui s’exprime aujourd’hui, qu’il nous faut agir en répondant aux attentes et aux besoins réels de nos concitoyens. Nous ne nous résignerons pas à voir des partis qui prônent le repli sur soi et le rejet de l’autre arriver au pouvoir… » (lire la suite)

 

  • Tribune du Mouvement associatif : L’extrême-droite, une menace pour l’action associative et citoyenne : « … Ce qui nous réunit aujourd’hui au sein de nos associations, c’est un socle de valeurs et de principes partagés qui est incompatible avec l’extrême-droite. Là où elle prospère sur le sentiment d’abandon et la peur du déclassement, les associations rassemblent et soutiennent les citoyennes et citoyens. Partout où les forces autoritaires ont accédé au pouvoir, elles n’ont eu de cesse de s’en prendre à la vie associative et celles et ceux qui font association. C’est le cas en Hongrie où le gouvernement de Viktor Orban a été condamné par la Cour de Justice de l’Union Européenne pour ses restrictions imposées au financement des organisations civiles. Mais c’est aussi le cas en France dans les communes administrées par le Rassemblement National. Ainsi, à Hayange (57) en 2016, le maire a mis à la porte le Secours populaire de ses locaux et lui a coupé le chauffage du fait de son caractère “politisé et pro-migrants” alors que l’association comptait près de 1000 bénéficiaires. À ce titre, comment ne pas s’inquiéter de l’utilisation d’un outil déjà largement dévoyé tel que le Contrat d’Engagement Républicain entre les mains d’un tel pouvoir ?…  » (lire la suite)

 

  • Agir au nom de la générosité : la déclaration des acteurs de la Coalition Générosité : « Artisans du lien social, au travers des nombreuses actions de solidarité et de proximité que nous menons sur nos territoires, nous nous opposons à l’idée d’une société divisée. Nous refusons une France fermée aux différences et hermétique aux enjeux majeurs que notre société doit affronter, notamment le changement climatique, la préservation des droits fondamentaux, l’accès à l’éducation ou encore la capacité à considérer chacun sur un même pied d’égalité, quels que soient ses origines, ses convictions et sa vie. » (lire la suite)

 

  • L’alerte rouge pour le vivre-ensemble du Collectif Handicaps : « Les 54 associations nationales du Collectif Handicaps sont engagées depuis des années en faveur des droits et libertés fondamentales des personnes en situation de handicap et de leurs proches et aux principes de solidarité nationale. Défendre les droits des personnes fragilisées voire exclues de la société, c’est avant tout refuser toute forme de discriminations. Or, les partis qui portent des discours de préférence nationale ou plus largement de rejet vont à l’encontre des valeurs humanistes qui font l’essence du mouvement associatif. Au nom de la cohésion nationale, le Collectif Handicaps appelle donc les citoyens et citoyennes à aller aux urnes… (lire la suite)

 

  • Le pacte d’engagement pour le service public : « Des années de fragilisation des services publics et de stigmatisation des agents publics, de choix budgétaires en défaveur des services publics, de dévalorisation de leurs métiers, d’effacement de leur présence, ont participé à la progression de l’extrême-droite. Nous considérons que la demande de services publics doit être entendue et placée au cœur du projet politique de la prochaine législature… » (lire la suite)

 


Photo créée par mego-studio – fr.freepik.com

 

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