Les travailleurs sociaux doivent-ils être vaccinés ? / Marseille : la justice des mineurs «sous l’eau» / Pauvreté : une personne sur 5

« Des enfants sont en danger, nos structures doivent être en mesure de les accompagner », alerte une association

Selon la loi du 5 août 2021, les travailleurs sociaux du secteur de la protection de l’enfance ne sont pas soumis à l’obligation vaccinale. Mais dans de nombreuses structures, différents professionnels travaillent ensemble, ceux qui sont soumis à l’obligation et ceux qui n’y sont pas soumis.

Arnaud Gallais, Directeur général de l’association Olga Spitzer souligne une contradiction alors qu’il est interrogé par pour France 3 Paris. « En tant que directeur, je dois appliquer la loi, mais quelle loi faut-il appliquer ? » demande-t-il. Tout en demandant aux salariés de se faire vacciner, il dénonce une situation ubuesque qui se fait au détriment de la protection des enfants et des jeunes.

Dans un communiqué l’association Olga Spitzer  demande « de la clarté et de vraies mesures pour la protection de l’enfance. Des enfants sont en danger, et nos structures doivent être en situation de les accompagner, dans le respect de la Loi, avec le soutien des pouvoirs publics ». Une rencontre entre le ministère des Solidarités et de la Santé et les fédérations de travailleurs sociaux est prévue pour clarifier ce sujet. (lire l’article de France 3 Paris – Île-de-France)


À Marseille, la justice des mineurs « sous l’eau » face à la délinquance

Le tableau dressé par le correspondant du Monde à Marseille par est consternant. Et la visite du chef de l’État dans la ville est l’occasion de le rappeler. Voici quelques éléments issus de cet article :

  • « C’est quelque chose de hors norme », constate la coordonnatrice des onze juges des enfants, de la juridiction Laurence Bellon. « Au tribunal pour enfants, nous sommes confrontés à la mort d’un mineur tous les six mois en moyenne, ce n’est le cas nulle part ailleurs. A plusieurs reprises, en audience, un jeune a relevé son tee-shirt pour montrer au tribunal son dos lacéré de coups de couteau. Il y a un mois, c’était à l’aide d’un câble électrique qu’il avait été frappé. »
  • « S’y ajoute » le travail forcé – de plus en plus, il n’est pas possible de refuser d’être recruté – et le principe de la dette, qui contraint au travail gratuit sous prétexte qu’il faut rembourser la drogue que la police a saisie. Laurence Bellon a même dû organiser l’exfiltration d’un mineur hospitalisé après avoir été blessé par balle car il était pourchassé jusque dans l’établissement où il était soigné ».
  • « Chaque année à Marseille, 800 mineurs sont déférés, c’est-à-dire conduits dans le bureau d’un juge des enfants à l’issue d’une garde à vue ».
  • « La charge de travail des magistrats reste écrasante : chaque magistrat doit gérer 500 familles en assistance éducative et 130 mineurs poursuivis au pénal ».
  • « Dans les Bouches-du-Rhône, 900 mesures sont en attente de prise en charge, dont 600 à Marseille, avec un délai d’attente de plus d’un an ».
  • Les juges des enfants signent des ordonnances de renouvellement alors qu’un éducateur n’a pas encore établi le premier contact avec la famille.
  • « Des quartiers entiers voient l’espace public confisqué par les trafiquants, des cités sont prisonnières, note le procureur. Les enfants sont les premières victimes qui voient leur mère contrôlée, qui entendent des tirs, voient pour certains des armes de guerre, quand ce n’est pas des corps. »
  • etc. (Je ne peux évidemment pas mettre en ligne la totalité de l’article)

C’est sidérant conclut la magistrate…  (lire l’article du Monde)


Une personne sur cinq est en situation de pauvreté monétaire ou de privation matérielle et sociale

Une étude de l’INSEE qui vient de paraitre est formelle. De nombreux français vivent dans la pauvreté (et ne s’achètent pas d’écrans plats avec leurs allocations de rentrée scolaire). Il n’y a pas que le manque d’argent. Il y a une autre pauvreté qu’il faut prendre en considération : celle qui est issue des conditions de vie et de privation. Entre 11% et 13% de personnes sont pauvres au sens non monétaire. Un tableau de l’INSEE présente cette forme de pauvreté dont on parle très peu :

pauvrete non monetaire

7,2 % des personnes sont à la fois en situation de privation matérielle et sociale, de privation matérielle et de pauvreté en conditions de vie. 2,6 % sont en situation de privation matérielle et sociale, mais ne cumulent ni avec la pauvreté en conditions de vie, ni avec la privation matérielle.(Source : Insee, enquête Statistiques sur les ressources et les conditions de vie)

Bref, un tiers de la population puise dans ses économies pour boucler son budget, la moitié déclare au moins une difficulté de logement. (lire l’article de l’INSEE) (lire aussi les Échos : « Un Français sur cinq, concerné par la pauvreté »)


lire aussi :

 

Vu de l’étranger…

 

Note : je ne vous ai pas parlé de la sortie affligeante du Ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer sur l’utilisation de l’allocation de rentrée scolaire par les plus pauvres qui s’achèteraient des téléviseurs écrans plats. J’ai l’intention de préparer un article sur le sens de ce type de déclaration qui vise à disqualifier ceux qui perçoivent des allocations… Mais bon, est-ce vraiment nécessaire ?

 

Vous êtes arrivée au bout de cette revue de presse ? Merci à vous et bravo !

Merci aussi à Michèle Flandre pour la sélection d’articles qu’elle m’a transmis

 

Photo créée par wayhomestudio – fr.freepik.com

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