Travailler en protection de l’enfance : « un beau métier » / Attention à la « dépression souriante » / Aides sociales : les devoirs de l’Etat

Assistante sociale en protection de l’enfance : « Il faut mettre en confiance »

Le « média social emploi » donne la parole à Elise Tocut assistante sociale  en protection de l’enfance dans les Ardennes. Elle  parle de son métier avec passion. Mais sans cacher les situations difficiles auxquelles elle est confrontée précise Stéphane Béchaux le journaliste qui l’a interviewée. « Quand on arrive dans une famille, au début, on est rarement les bienvenus : on remet en cause le rôle des parents. Pour nouer la relation, il faut mettre en confiance, ne pas juger, poser des mots, être en empathie. Il y a parfois des rapports de force compliqués, ce n’est pas de tout repos ». « Au regard de l’investissement qu’il demande, ce métier n’est pas considéré à sa juste valeur, il ne fait pas rêver. Une assistante sociale, on lui dit : « Tu as du courage », rarement : « Tu fais un beau métier ». Alors que c’est vraiment un beau métier ». (lire l’article du media social emploi)

La « dépression souriante », ou quand le sourire masque un profond mal-être

Olivia Remes de l’University de Cambridge nous explique sur le site d’expertise universitaire The Conversation que l’on écrit de plus en plus sur L’expression « dépression souriante » – qui définit le fait d’avoir l’air heureux tout en souffrant intérieurement de symptômes dépressifs. Ce phénomène est de plus en plus répandu. « Dans les faits, une proportion importante de personnes déprimées, auxquelles leurs activités ne procurent plus de plaisir, parviennent à cacher leur état en souriant. Or ces personnes pourraient être particulièrement vulnérables aux tentations suicidaires ». Comment briser le cercle de cette dépression particulière ? Le point de départ est de prendre conscience que cette affection existe réellement, et qu’elle est grave. Il a également été démontré que la méditation et l’activité physique peuvent être source d’énormes bienfaits en termes de santé mentale. Une étude réalisée par l’Université Rutgers, aux États-Unis, a montré que les personnes pratiquant la méditation et l’exercice physique deux fois par semaine ont vu leur niveau de dépression baisser de près de 40 %, et ce au bout de huit semaines seulement.  (lire l’article complet – en français – sur « The Conversation »)

Aides sociales : des devoirs incombent à l’Etat et non aux allocataires

A la suite des propos réitérés par le Premier ministre le 19 février å l’Assemblée nationale, et de la  réponse floue de Christelle Dubos à une question au Premier ministre en séance publique le 20  février, les 37 associations de luttecontre la pauvreté et l’exclusion réunies au sein du collectif ALERTE s’inquiètent de voir la question des  «contreparties» aux aides sociales revenir sur le devant de la scène politique, instaurant une  défiance à l’égard des allocataires. Quelques mois seulement après la présentation de la stratégie pauvreté par le président de la République, ces déclarations viennent confirmer un risque de stigmatisation des plus précaires. Les associations du Collectif ALERTE demandent au gouvernement de ne pas conditionner le  versement des aides sociales à une activité mais de lutter activement contre le non recours à ces prestations. II appartient de plus à l’État de proposer aux allocataires un accompagnement de qualité  afin de favoriser leur insertion durable dans la société, en facilitant le retour à l’emploi comme le  souhaite la majorité des bénéficiaires des minima sociaux.  (lire le communiqué du collectif Alerte)

et aussi

Sans-abri, mal-logés : Agissons pour les oubliés de la République !

Cette tribune publiée dans l’Obs est signée par 36 associations regroupées au sein du collectif des associations unies. Elles expliquent que « Malgré un discours gouvernemental volontariste, en particulier sur la politique du logement d’abord, les acteurs associatifs sont les témoins quotidiens d’une détresse sociale à laquelle les pouvoirs publics ne répondent pas. Une grande pauvreté qui occupe une place trop limitée dans le cadre du grand débat organisé à la suite de la mobilisation du mouvement des « gilets jaunes ». Le collectif appelle à la fin de la gestion saisonnière de la grande exclusion et à des politiques publiques qui ne laissent personne sur le bord de la route. Il dénonce les dysfonctionnements du 115 et craint la reprise des expulsions à la fin de la trêve hivernale (au 31 mars)  (lire la tribune publiée par l’Obs)

 

sélection des articles réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre

photo : « pexels »

Partager

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email

Articles liés :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :