SDF sous les tours de la Défense… / Les signes d’épuisement de l’hébergement d’urgence / Podcast : 5 assistants sociaux témoignent

Sous les tours de la Défense, avec les sans-abri

« En surface, le plus grand quartier d’affaires européen abrite plus de 500 entreprises dont des fleurons du CAC 40 » …/…  « Mais ce royaume opulent a son revers. Sous la dalle, un autre monde se cache, beaucoup plus sombre. Dans le dédale des voies souterraines, des locaux techniques et des parkings, au moins une centaine de sans-abri se réfugient, protégés du froid » . Nathalie Birchem et Sabine Gignoux journaliste à la Croix sont allées à leur rencontre accompagné du dessinateur de presse Titwane. Ils en ont rapporté un témoignage à découvrir ici :

C’est là que vit Didier et ses compagnons d’infortune «Les sous-sols renferment un véritable gruyère, un empilement de constructions et de dents creuses offrant des caches à tous les niveaux », explique Didier Piot, directeur régional d’Indigo, la société qui gère les 18 parkings de La Défense. Cette ville souterraine, il la décrit coincée « entre le niveau des terres naturelles et le couvercle de la dalle, étagée jusqu’à 60 mètres de hauteur».  (lire le reportage du journal La Croix)

Loterie, liste de sans-abri « avérés » : les signes d’épuisement de l’hébergement d’urgence

« Le 115, numéro national, ne répond quasiment plus, et de nombreuses familles sont contraintes de dormir dans la rue. Les préfectures créent de nouveaux critères pour choisir les SDF pris en charge ». Cet article du journal Le Monde explique  qu’à Paris, « le Samu social laisse, chaque soir, 500 personnes dites «en famille» et 57 personnes isolées sans solution. En Seine-Saint-Denis, ils sont 250 à rester dehors. Dans les Hauts-de-Seine, lorsqu’on est un enfant de 4 ans, on est déjà trop grand pour être d’office mis à l’abri. « Ici comme ailleurs, les travailleurs sociaux sont réduits à trier les hébergés, instaurer des priorités, des urgences dans l’urgence… C’est illégal », rappelle Florent Gueguen, directeur général de la Fédération des acteurs de la solidarité. (lire l’article du Monde).  La radio internationale  RFI parle des associations de lutte contre le mal-logement qui « tirent la sonnette d’alarme sur la situation des sans-abri, et demandent au gouvernement une réponse s’inscrivant dans la durée ».

« Permettre le geste » : un reportage sonore qui donne la parole à 5 assistantes sociales

Voici un documentaire sonore de 45 minutes réalisé par Mélanie Daubanes. Elle est venue échanger avec Elise Plessis et Olivier Jegou, assistants sociaux au Centre Primo Levi. Tous deux parlent de leur métier, leur rapport aux gens, comment ils composent avec la société et ses contraintes, des mots qu’ils aiment (et ceux qu’ils aiment moins), d’expériences passées et présentes… Trois autres assistantes sociales des cafés sociaux portés par l’association Ayyem Zamenn sont également associées à ce documentaire.

« Permettre le geste » est sélectionné au festival Longueur d’ondes, Festival de la radio et de l’écoute à Brest, début février 2019.

et aussi

Jean-Marc Borello : itinéraire d’un patron, du milieu de la nuit à la macronie

« Avant de construire son empire dans le social, Jean-Marc Borello s’est engagé contre le sida. Celui qui a toujours flirté avec la politique est décrit comme un personnage fascinant ». Libération lui consacre un reportage :  » Colosse culminant à près de deux mètres, voix rocailleuse et accent marseillais, Jean-Marc Borello, 61 ans, est un patron déroutant. En trente ans, l’ancien éducateur de rue est devenu le pape – laïc – de l’économie sociale et solidaire (ESS), un secteur passé à la postérité depuis que François Hollande lui a dédié un ministère, niché au cœur de la forteresse de Bercy. Depuis, toutes les formules superlatives ont été tentées pour décrire Jean-Marc Borello, sorti de l’ombre associative pour devenir un acteur politico-économique majeur. «Bill Gates de l’ESS» quand on veut être gentil. «Bernard Tapie du social», quand on a quelques doutes sur le bonhomme quand même. (lire l’article de Libération)

 

Photo : capture d’écran  du vidéo reportage de la Croix : Didier 50 ans depuis 10 ans à la rue dans le quartier de la Défense.

sélection des articles réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre

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