RSA contre bénévolat : « on stigmatise les pauvre » / Le «pognon de dingue» investi dans la protection sociale est efficace / MIE : l’envers du décor

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  • RSA contre bénévolat : pour ATD quart-monde c’est toujours Non.  « Une fois de plus on stigmatise les pauvre »  indique Claire Hédon présidente de l’association  en laissant à penser que ce sont des « assistés » qui « profitent du système », alors qu’une majorité d’entre eux se démène chaque jour. Rappelons que le RSA n’est pas un choix, c’est le dernier filet de la solidarité nationale. Une solidarité qui n’est pas une charité que l’on accorderait aux plus démunis mais un droit à l’existence pour tous. Une solidarité qui aujourd’hui permet à peine de survivre et est souvent vécue comme une honte. Ils sont d’ailleurs près de 35% à préférer ne pas recourir à ces allocations, par peur du regard des autres. Par ailleurs, nombreuses sont les personnes au RSA qui s’engagent bénévolement, à ATD Quart Monde ou dans d’autres associations, avec cette volonté de se sentir utiles à la société, de rompre l’isolement dans lequel peut enfermer la pauvreté. Mais cet engagement tient de l’ordre de la vie privée et ne peut – ni ne doit – être une contrainte.
  • Le « pognon de dingue » investi dans la protection sociale est efficace et apprécié par les Français : Les comptes publiés jeudi par la Drees classent la France parmi les pays les plus actifs dans la lutte contre la pauvreté. « Ces dépenses pour la lutte contre la pauvreté sont dynamiques, commente Jean-Marc Aubert, directeur de la Drees. Elles ont, entre 2006 et 2016, progressé de 3 % par an, soit une hausse de 0,3 point de PIB. La France est, certes, le pays le plus dépensier d’Europe, et sans doute du monde, avec un système de protection sociale parmi les plus généreux [englobant tous les risques, santé, vieillesse…], mais qui fait reculer la pauvreté monétaire de la population de dix points, puisqu’elle passe de 24 %, avant redistribution, à 13,4 %. »
  • Médecins du monde : « La persécution des exilés est effarante ». Dans leur dernier rapport, Médecins du monde et le centre Primo-Levi alertent sur la souffrance psychique des exilés qui arrivent en France. Le constat, émanant d’expériences de terrain de différents niveaux (assistants, psychologues, psychiatres, cliniciens, coordinateurs…), est accablant. Aux horreurs déjà subies dans les pays fuis et traversés (esclavage, viols, tortures) s’ajoutent des violences policières et institutionnelles. Delphine Fanget, chargée de plaidoyer de l’organisation Médecins du monde et membre du comité de rédaction du rapport, rend compte d’une « urgence de santé publique ». (lire l’article de Politis)

 

Revue de presse réalisée avec le concours de Michelle Verrier Flandre

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