Rixes entre ados : paroles d’ éducateurs / Tarbes : un « vrai » salaire pour les allocataires du RSA / Agen : les agents des CMS débrayent

Rixes entre ados : «Sur quoi baser une politique de prévention quand un regard est à l’origine d’un coup de couteau ?»

Le nombre de rixes impliquant des collégiens, et dans certains cas, leur diffusion sur les réseaux sociaux, inquiète les pouvoirs publics et les acteurs de terrain. Zinn-Din Boukhenaïssi fait de la prévention dans le nord de Paris. Il revient pour «Libération» sur la violence des jeunes et les moyens de prévenir sa propagation : que dit_il ? « Les statistiques font état des rixes qui ont lieu. Mais pas celles qui sont évitées par le travail des acteurs de terrain, dont les éducateurs de rue. Dans le feu de l’action, la présence de professionnels adultes permet de dissuader des jeunes. Parce qu’ils connaissent les leaders, quand il y en a – c’est de moins en moins évident. Et parce qu’à la longue, ils savent identifier une tension naissante. Quelques mots peuvent suffire à casser une dynamique de groupe car la plupart des jeunes n’ont pas envie d’en découdre. Le problème est que les éducateurs ne sont pas toujours au bon endroit, avec le «bon groupe» – il y en a plusieurs, du même âge et par affinités, par quartier. Le territoire à couvrir est important.  (lire la suite dans Libération)

Hautes-Pyrénées : un dispositif permettra aux allocataires du RSA de recevoir un vrai salaire

Le département a mis en place un dispositif, Ha-Py Actifs, qui permet de verser l’allocation du RSA, non plus au demandeur d’emploi, mais à l’employeur, en contrepartie de son embauche. L’initiative est originale et devrait faire école. Vendredi dernier, les élus du département ont voté en faveur d’une mesure destinée à transformer l’allocation du RSA en levier économique. Objectif ? Favoriser la réinsertion professionnelle de ses bénéficiaires, qui sont plus de 5 700 dans les Hautes-Pyrénées. Sur son compte facebook Yves Faucoup précise qu »une étude menée par le service insertion montre que sur les 245 bénéficiaires du RSA ayant terminé un contrat aidé entre 2012 et 2014, 90 % ne sont pas revenus au RSA à la fin de l’année 2017. Ce qui condamne la mesure du gouvernement qui a supprimé en partie les contrats aidés. Ensuite, financer de vrais emplois plutôt que des revenus d’assistance, permettant ainsi à une personne sans emploi de bénéficier d’une vraie insertion, c’est préférable : c’est même une évidence, presqu’une lapalissade. Reste à savoir comment cette mesure se mettra en œuvre, si les employeurs joueront le jeu, car des dispositifs publics comparables ont déjà existé ».

Lot-et-Garonne : les agents des centre médico-sociaux débrayent

Ils protestent notamment contre la perte de qualité du service rendu lié à la protection de l’enfant. « Avec des délais de traitement qui se sont allongés, dénonce un agent. Et pendant ce temps, les situations problématiques perdurent au sein des familles. Le journal Sud Ouest a réalisé une vidéo qui donne la parole aux assistantes sociales : « nos évaluations sont remises en cause… »

 

et aussi

MNA délinquants : une note de la Justice tente de démêler « l’articulation complexe » entre les juridictions et l’ASE

On ne les prend pas en charge, ils n’ont pas de quoi vivre, voilà le résultat : Une note du ministère de la Justice s’efforce de clarifier une situation passablement complexe à laquelle sont confrontés de nombreux départements urbains : celle de l’augmentation du nombre de mineurs non accompagnés (MNA) impliqués dans des affaires pénales et souvent détenus. La note précise que ces situations concernent surtout les grandes métropoles comme Paris, Marseille, Montpellier, Lille, Lyon, Nantes et Rennes. Elle ne manque pas non plus de rappeler que, si ces mineurs sont délinquants, ils sont aussi « exploités par des réseaux pour commettre des vols »…/…  « Le problème est que ces MNA « ne sont ni pris en charge par les services de la protection judiciaire de la jeunesse, ni par les conseils départementaux ». Sans hébergement, il sont le plus souvent incarcérés sans représentant légal désigné et sans suivi éducatif d’un conseil départemental, ni de la PJJ. Le but de la note est donc de garantir à ce public spécifique la mise en place d’une protection ou d’un statut, rendu indispensable par leur minorité et leur isolement. (prendrea connaissance de la La note du ministère de la Justice du 5 septembre 2018.

 

Photo:  jim jackson

Revue de presse et sélection des articles réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre

 

 

 

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