Que sont devenus les enfants des bidonvilles ? / 200.000 addicts aux jeux en France / L’Etat responsable des « enfants de la Creuse »

  • Que sont devenus les enfants des bidonvilles, 50 ans après ? : Que devient-on lorsque l’on a grandi dans un bidonville ? Est-on condamné à être pauvre toute sa vie ? A être encore stigmatisé des dizaines d’années plus tard ? Margot Delon a consacré sa thèse à ces questions en retraçant les trajectoires des enfants des bidonvilles et des cités de transit* de l’après-guerre à Nanterre et à Champigny-sur-Marne. « La pauvreté n’a pas d’effets homogènes sur les trajectoires des enfants »…

  • En France, les jeux de hasard font peu de gagnants et beaucoup d’addicts : Selon une étude, 200.000 personnes souffrent d’addiction aux jeux de hasard. Quelque 400.000 autres courent le risque de se voir happés par cette addiction comportementale. Un homme, âgé de 25 à 34 ans, peu diplômé, aux revenus modestes, fumant plus que la moyenne : tel est, d’après la même étude, le portrait-robot du drogué du grattage, du PMU ou des casinos. Dans son rapport, SOS Joueurs souligne l’extrême « vulnérabilité » d’une partie d’entre ces adeptes : endettés, incapables de payer leur loyer, parfois en invalidité ou placés sous mesure de protection (curatelle voire tutelle).
  • « Enfants de la Creuse » : un rapport pointe la responsabilité de l’Etat. Un article du Monde nous rappelle cette affaire qui est longtemps restée ignorée. Entre 1962 et 1984, 2 015 mineurs réunionnais relevant de l’aide sociale à l’enfance (ASE) ont été « transplantés » en métropole par une société d’Etat, le Bureau des migrations des départements d’outre-mer (Bumidom). Si ces quelque deux mille jeunes ont été répartis dans 83 départements, c’est sous l’appellation des « enfants de la Creuse » que l’affaire a été portée à la connaissance du grand public, ce département en ayant accueilli à lui seul 215. …/… Pour les auteurs de l’étude, les « enfants de la Creuse », avec leur cortège de souffrances individuelles, sont un révélateur, à la fois, des pratiques et des dysfonctionnements qui caractérisaient alors l’ASE et des migrations ultramarines organisées par l’Etat post-colonial.

 

 

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