« Prendre à bras le corps les violences faites aux enfants » / Enfants placés : vers une prise en charge à 100% / La protection de l’enfance en danger

Agnès Buzyn : « Je souhaite prendre le sujet des violences faites aux enfants à bras-le-corps »

La ministre des solidarités et de la santé, a lancé ce mardi 20 novembre sa stratégie de protection de l’enfance qui s’articulera autour de trois grands axes : la santé, l’éducation et la lutte contre les violences faites aux enfants. le journal La Croix l’a interviewé : « La décision a été prise de nommer un haut-commissaire en charge de la protection de l’enfance. Il devra proposer une nouvelle stratégie et organiser un meilleur pilotage de cette politique, en lien avec l’ensemble des acteurs et autour de priorités claires, comme pour le plan de lutte contre la pauvreté. Je souhaite en effet prendre le sujet des violences faites aux enfants, quelle que soit leur forme, à bras-le-corps. Cela nécessite de faire travailler ensemble tous les acteurs ». (lire l’entretien dans le journal La Croix)

L’Etat envisage la prise en charge à 100 % des frais de santé des enfants placés

Le gouvernement veut mettre en place une prise en charge à 100 % des frais de santé des quelque 340 000 enfants et adolescents confiés aux services sociaux, a annoncé mardi 20 novembre la ministre des solidarités et de la santé au quotidien La Croix. Une telle prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale d’un « parcours spécialisé » de soins répond à une demande de longue date des professionnels concernés, a commenté auprès de l’AFP Michèle Créoff, vice-présidente du Conseil national de la protection de l’enfance (CNPE). Les enfants et adolescents placés bénéficient d’un « suivi sanitaire très défaillant », alors que nombre d’entre eux présentent des « troubles liés aux phénomènes de violence » et des « pathologies associées à une vulnérabilité émotionnelle et psychique » (lire l’article du Monde)

Protection de l’enfance :  il y a urgence…

« En Seine-Saint-Denis, nous ne sommes plus en mesure d’assurer notre mission de protection de l’enfance »

Après le SOS lancé par les juges pour enfants, c’est au tour de six professionnelles de la protection de l’enfance de dénoncer la prise en charge catastrophique des enfants. D’habitude discrètes, elles ont décidé de prendre la parole pour dénoncer publiquement la situation et alerter sur les lourdes conséquences pour les enfants et la société. « Nous avons du mal à nous mettre en grève, mais là, si nous ne bougeons pas, nous ne pourrons plus faire notre travail. Nous comblons les manques avec des bouts de chiffon ». L’alerte de Perrine Desprairies, éducatrice spécialisée à Aulnay-sous-Bois, sonne comme un SOS.  …/… « Comment dire aux familles qu’on ne les suivra qu’un an et demi plus tard ? C’est comme si un médecin vous disait : « Vous êtes malade mais n’aurez votre traitement que dans dix-huit mois » …/… «Nous ne sommes plus en mesure d’assurer notre mission de protection de l’enfance» constate, sans détour, Julie Derancourt, cheffe de service à Aulnay-sous-Bois. « Ces enfants grandissent avec le sentiment que la société ne peut pas les protéger »… (lire l’article édifiant du Bondy Blog)

La protection de l’enfance est en danger, s’inquiètent les professionnels de Haute-Garonne

C’est ce que disent les professionnels du secteur en Haute-Garonne. Le collectif « Enfance 31 » composé notamment de juges, d’avocats, d’éducateurs et de soignants, estime que les travailleurs sociaux ne peuvent pas répondre correctement à certaines urgences, dans les familles du département. Visiter correctement les enfants, et prendre des décisions de soins ou de placement quand il le faut. Et quand ces décisions judiciaires sont prises, il faut de 8 à 18 mois pour qu’elles soient appliquées, faute de places dans des structures d’accueil. …/… Les syndicats dénoncent aussi les projets du conseil départemental de la Haute-Garonne. Le Département souhaiterait notamment augmenter les placements à domicile, c’est-à-dire que l’enfant pourrait être maintenu dans la famille dans laquelle il a des problèmes, avec des visites régulières des travailleurs sociaux. « C’est marcher sur la tête » estime Martine Hurzé, assistante sociale, et membre du collectif Enfance 31. « Si la situation devient gravissime, il y a des places réservées dans des établissements. (…) Sauf qu’un bébé, on risque d’avoir du mal à lui faire dire qu’il n’est pas bien chez lui. C’est surréaliste ». (lire l’article de radio France Bleue)

 

Revue de presse et sélection des articles réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre

Photo : Agnès Buzyn lors des dernières assises de la protection de l’enfance à Nantes

Partager

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email

Articles liés :

Une réponse

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :