« On assiste à des abandons de familles », « des femmes qui viennent d’accoucher sont à la rue avec leurs bébés »

Hébergement d’urgence : «On assiste à un abandon des familles à la rue»

Florent Guéguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité, est interrogé par le journal « Le Parisien ». Il dénonce  » la politique du thermomètre pratiquée par l’Etat, qui veut que l’on ouvre beaucoup de places en hiver, mais que des mesures très restrictives soient appliquées à partir du 31 mars ». Or précise-t-il , »le soleil tue autant que le froid, et qu’avec la fermeture des places hivernales, le 115 se voit dans l’obligation de rejeter 80 % des appels à Paris et en Seine-Saint-Denis. Ce à quoi l’on assiste, c’est à un abandon des familles à la rue, c’est très clair ».

« De plus en plus de mamans sont à la rue avec leur bébé dans le 93 »

C’est l’association « Interlogement 93 » qui gère le 115 en Seine-Saint-Denis qui a poussé un cri d’alerte.  Face à la situation « inimaginable », c’est de « l’impuissance » que ressent l’association. « En Seine-Saint-Denis, les cas de mères sans logement et souvent isolées « ne sont pas un épiphénomène », En juillet et août, «54 familles se sont retrouvées sans solution d’hébergement à la sortie de la maternité et 14 d’entre elles vivaient déjà à la rue ou en bidonville lors de leur admission», constatent les équipes. et le Parisien donne des exemple : « le 30 août, 19 femmes enceintes ont appelé vainement la plate-forme d’Interlogement93 et ont dû dormir dehors. A l’autre bout de la chaîne, les hôpitaux font généralement tout pour garder les mères SDF qui accouchent dans leur service. Combien de temps cela peut-il durer ?

L’enfer mental des SDF,

Le journal  les Echos a fait état d’une   Une étude, réalisée par une équipe d’Aix-Marseille Université et parue fin août dans «Progress in Neuropsychoparmacology & Biological Psychiatry ». On y apprend que sur 703 patients sans abri étudiés qui étaient atteints de schizophrénie (69,3%) ou de troubles bipolaires (30,7%), 336 (48%) n’avaient aucune prescription d’antidépresseur malgré le trouble dépressif majeur clairement identifié.  326 (46,4%) avaient une prescription inappropriée d’anxiolytiques et 107 (15,2%) avaient une prescription inappropriée d’hypnotiques. Enfin 388 (55%) des sujets ont reçu un diagnostic de dépression majeure, mais seulement 52 (13%) ont reçu des antidépresseurs. Bref, il y a un problème de prescription majeur pour les SDF qui ne bénéficient pas de diagnostics ni de traitements adaptés.

et aussi

Fin de la Sécurité sociale étudiante : un gain de pouvoir d’achat « à nuancer »

 2,7 millions d’étudiants de la rentrée 2018 n’ont plus à s’acquitter de la cotisation annuelle de 217 euros pour s’affilier à la Sécurité sociale étudiante. Ils sont désormais rattachés au régime général, comme n’importe quel salarié. Ce gain de pouvoir d’achat, estimé à 100 millions d’euros pour près d’un million d’étudiants par la Fage, est à mettre en perspective avec la hausse de certains frais d’inscription et des loyers. (Lire l’article de la Tribune)

 

Revue de presse réalisée avec le concours de Michelle Verrier Flandre

Photo credit: art crimes on VisualHunt.com / CC BY-NC-ND

 

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