Martinique : une assistante sociale en colère / Travail social & Covid : dernier jour d’enquête / Une sélection bouleversée

« On laisse des personnes vulnérables, âgées, handicapées, isolées, crever de faim », dénonce une assistante sociale martiniquaise

Une assistante sociale de psychiatrie a témoigné sur Martinique 1ère sur ce qu’elle appelle le « laxisme » de 3 Centres Communaux d’Action Sociale au plus fort de la crise. Elle dénonce une « malhonnêteté intellectuelle visant à se cacher derrière un confinement, au lieu de se mettre au service de la population » .

Elle a adressé un courrier à l’association des maires il y a quelques jours. Les sortants de l’hôpital n’ont pas pu bénéficier des secours habituellement attribués en réponse aux situations de détresse : « Pour cause de confinement, il n’y a pas de portage de repas jusqu’à nouvel ordre, pas de réception du public ». lui a-t-il été indiqué.

Jointe par le journaliste , l’assistante sociale explique que son coup de gueule est en fait, le « cri du cœur » d’une professionnelle. Avec 25 ans de pratique à son actif, Sylvie est convaincue que la grande majorité des CCAS ont su anticiper et assumer leur mission d’accompagnement correctement. Mais il a fallu que cette crise intervienne ajoute-t-elle, pour se rendre compte qu’il y a eu aussi « des failles » dans certaines municipalités, durant le confinement.

« Il faut prendre cette approche critique en considération«  a expliqué le conseiller en charge des affaires sociales, de la santé et de la solidarité à la Collectivité Territoriale de Martinique, qui a pris connaissance du courrier de l’assistante sociale. Francis Carole reconnaît qu’ »il y a eu de nombreuses défections de personnels durant la période (…), peut-être de peur de contracter le virus, et les CCAS ont dû subir cela aussi (…). Nous l’avons vécu nous-mêmes« . (lire l’article de Martinique 1ère)

Dernier jour pour répondre à l’étude internationale sur les effets du covid-19 sur les pratiques de travail social

L’ANAS a invité les professionnel(le)s de l’action sociale et médico-sociale à participer à la recherche diffusée par la Fédération internationale des travailleurs sociaux et par un groupe international de recherche sur l’éthique du travail social, composé d’universitaires de plusieurs pays.

L’objectif de l’étude vise à connaitre les défis éthiques auxquels les travailleurs sociaux sont confrontés dans le monde entier pendant la pandémie COVID-19. Si vous exercez dans le travail social ou êtes étudiant en travail social, vous pouvez participer à cette étude, en partageant vos expériences durant la pandémie. il vous est demandé de faire part de votre expérience face aux situations où vous avez eu des difficultés à déterminer la bonne ligne de conduite à adopter.

C’est aujourd’hui le dernier jour pour répondre à ce questionnaire en ligne. Alors n’hésitez pas, prenez un peu de temps pour le faire ! merci… (participer à l’enquête internationale)

Coronavirus : la sélection des formations menant aux métiers du social bouleversée

Si vous visez les filières menant aux métiers du travail social à la rentrée prochaine, sachez que les modalités de sélection ont  bougé. En effet cette année, le coronavirus a eu raison de tous les concours des formations post-bac. La plupart des formations ont opté pour une annulation des épreuves orales qui sont remplacées par l’examen du dossier Parcoursup.

le journal l’étudiant précise que c’est aussi l’option retenue  par les établissements préparant au DUT (diplôme universitaire de technologie) carrières sociales qui mènent à l’animation sociale et socioprofessionnelle, l’animation sociale et socioculturelle, le service social, l’éducation spécialisée, la gestion urbaine et le service à la personne. (lire l’article du magazine l’Etudiant)

L’épidémie mine l’insertion des jeunes

L’incertitude économique liée au à l’épidémie de coronavirus freine les recrutements. Après la reprise, les entreprises vont avant tout remettre en activité leurs salariés au chômage partiel et les jeunes s’inquiètent de ne pas réussir à décrocher un premier emploi explique Audrey Dufour, journaliste à la Croix

Ils sont 700 000 chaque année à quitter les bancs de l’école ou les ateliers de formation pour se lancer sur le marché du travail. C’est surtout chez les peu ou pas diplômés que le chômage risque de s’éterniser. « Les périodes de crise renforcent toujours les inégalités sur le marché du travail, explique Thomas Couppié, spécialiste de l’insertion professionnelle.

Même pour ceux qui cherchent un apprentissage ou une alternance, les offres se sont raréfiées. «Traditionnellement, mai-juin est une période où l’on discute ce genre de formation, et là nous avons des jeunes avec des projets mais pas d’interlocuteur en face», regrette Julien Charmes, directeur de la mission locale de Châtellerault. (lire l’article de la Croix)

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photo : default 09 @drobotdean  freepik.com

 

Sélection des articles réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre

 

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2 réponses

  1. Bonjour,
    Avec ou sans Covid-19, l’absence de reconnaissance sociale et d’inertie parlementaire depuis des décennies sur la valorisation de la profession Assistante de service social, en termes de formations (de mon point de vue, la pratique professionnelle n’occupe pas la place qu’elle mérite dans tous les cursus universitaires qui existent) et salariale, est catastrophique. Il est des assistantes sociales en poste qui vivent la précarité et qui peuvent être plus pauvres, que le public qui s’adresse au service social. Je suis une Historique, du nom qui nous est donné, en tant qu’anciennes assistantes de service social à la retraite. Vu l’ampleur du désastre et en final de la déconsidération politique des travailleurs sociaux dans l’ensemble, de la maltraitance sociale à l’oeuvre, vis-à-vis des travailleurs sociaux, identifiés dans l’inconscient collectif aux publics qui s’adressent à eux, je n’entrevois aucune sortie de cette guerre silencieuse. C’est une honte pour un Etat Social. L’Histoire en fera un phénomène marquant pour le XXIième siècle.

  2. bonjour, en effet les modalités d’admission en formation changent et je regrette qu’il n’y est pas de visios admission envisagées;
    le plus questionnant concerne les modalités du DEASS: pas d’oral , pas de visio prévue; que du controle continu et qu’en est il des dossiers de DC1 et DC2 qui doivent valider le DEASS?

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