Lyon : 17 enfants d’une seule école SDF / Le lieu de vie atypique de Bonnefond / La surconsommation d’opioïdes est-elle liée à la pauvreté ?

À Lyon, 17 enfants d’une même école sont SDF

À l’école Alix, située dans le 2e arrondissement de Lyon, BFM TV rapporte que 17 enfants dorment dans la rue chaque soir depuis le début de l’hiver. L’association de parents d’élèves a organisé une cagnotte en ligne pour leur venir en aide.

La branche départementale de l’association « Jamais sans toit » s’en prend quant à elle aux pouvoirs publics précise BFM. « 17 enfants sont à la rue depuis des mois alors que ces familles sont dans des situations très particulières, certaines classées prioritaires depuis deux ans déjà », s’indigne l’association sur les réseaux sociaux. « Que font les autorités compétentes ? »

En tout cas les parents d’élèves et les enseignants font vivre les principes de solidarité et de fraternité issus de la devise républicaine.  C’est aussi l’occasion de soutenir cette action particulièrement exemplaire (lire l’article de BFM publié par Orange)

Jeunes de la protection de l’enfance et seniors réunis à Bonnefond (Corrèze) dans un lieu de vie atypique

C’est dans le « minuscule village de Bonnefond en Corrèze qu’un lieu de vie unique réunissant des personnes âgées et des  jeunes placés par la protection de l’enfance vient de voir le jour. Le Journal La Montagne est allé à la rencontre de ses promoteurs.

« L’idée d’accueillir des jeunes issus de la protection de l’enfance dans un petit village, ça peut faire un peu peur ». Philippe et Florence Saint-Marcoux. sont deux professionnels de la protection de l’enfance. Ils  ont décidé de réaliser leur grand projet : réunir jeunes fragiles ou cabossés et personnes âgées.

Mais concrètement, cela se passe comment ? Trois jeunes occupent une grande bâtisse blanche dite « maison des jeunes ». Leur maison. Ménage, cuisine, courses, budget : c’est eux qui gèrent, sous l’œil vigilant d’un éducateur, présent jour et nuit. «Les jeunes acquièrent des compétences sans s’en rendre compte au contact des anciens. Ils doivent s’adapter, faire attention à leur posture et, surtout, ils ne sont pas dans le clash ado-adulte.»

Il y a en parallèle un autre projet avec une auberge, fermée depuis des années. Elle a été achetée par Philippe et Florence l’été dernier, elle est en plein chantier. Dans quelques mois, les premiers seniors devraient s’y installer. « Pas vraiment une maison de retraite, encore moins un Ehpad ; ici, les heureux élus pourront continuer à vivre « comme chez eux », sans les souffrances de l’isolement » explique le journaliste Robin Bouctot.

Faire vivre un village, c’est l’autre pari de Philippe, Florence et de l’association LIVE (Lieu intergénérationnel de vie ensemble,). En s’installant au milieu des bois, dans un village vieillissant de 110 habitants «Si le projet fonctionne bien, il y aura seize personnes employées en CDI», calculent nos 2 travailleurs sociaux, qui projettent d’essaimer ce lieu de vie intergénérationnel dans d’autres petits villages de France.  Bravo à eux, ils méritent tous vos encouragements (lire l’article de la Montagne)

voici une présentation vidéo de l’association LIVE sur Youtube

La surconsommation d’opioïdes est liée à la pauvreté

Est ce le bon titre ?  J’écrirais plutôt « la précarité a un effet sur la consommation d’opioïdes ». Ce qui n’est pas vraiment la même chose. En tout cas, Le journal Le Monde présente Une étude inédite, réalisée en France. Elle révèle aussi que les politiques de lutte contre la précarité ont un effet positif sur la réduction de l’usage des antalgiques opiacés. Ce qui au premier abord peut paraitre surprenant.

Des chercheurs de l’Université libre de Bruxelles (ULB) ont exploité les données de vente d’antalgiques en France entre 2008 et 2017 – jusque-là jamais traitées à l’échelle départementale – et plusieurs indicateurs socio-économiques : le taux de pauvreté (14 % en moyenne dans le pays), le taux de chômage, la densité de population ou le niveau d’éducation.

En matière de consommation d’opioïdes, la France arrive en quatrième position précise l’article. Les autorités s’inquiètent de l’engouement des patients pour certaines molécules.Le médicament en cause et « préféré des Français » serait le Tramadol accusé d’être détourné de sa fonction première… (lire l’article du Monde)

 

photo : en tête du compte facebook du collectif Alix Solidarité

La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre

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