Les « plus démunis » aussi participent au grand débat national / L’ASE : le service public invisible / Le coût humain de la rentabilisation du social

Les plus démunis aussi participent au grand débat national

Dès le début du grand débat, voire même avant pour certaines, les « associations d’aide aux plus démunis » ont voulu saisir l’occasion de donner la parole aux personnes qu’elles aident. Le Secours catholique a ainsi organisé 150 réunions dans toute la France entre janvier et mi-février, auxquelles 3000 personnes ont participé. Le Samu Social de Paris a de son côté un grand débat le 27 février, mis en place grâce à un comité de pilotage réunissant bénéficiaires et travailleurs sociaux, qui ont préparé en amont les questions. Emmaüs Solidarité, enfin, a réuni 400 personnes le 28 février, dont de nombreux migrants. Bref, les rencontres ont rencontré un franc succès. (lire l’article de France Inter)

Aide sociale à l’enfance : le service public invisible

L’aide sociale à l’enfance ne fait jamais l’objet de grands débats. Résultat : son fonctionnement et ses dysfonctionnements sont mal connus. En quoi ce service public est-il aussi important que beaucoup d’autres ? une vidéo de Médiapart l’explique. Il y a quelques imprécisions… Mais quelle idée d’appeler l’ASE en prononçant « A. esse. E » sans doute un détail mais c’est bizarre…  S’appuyer sur les émissions de télévision à grand spectacle pour valider le propos tel Pascal le grand frère me parait aussi un peu gênant. Mais bon cette vidéo s’adresse d’abord aux personnes qui ne connaissent pas du tout l’aide sociale à l’enfance. Les professionnels même bien formés deviendraient violents à cause de leur conditions de travail.  Au final, c’est un peu décevant ce type d’argumentaire qui ne montre pas la complexité des missions et surtoutne parle pas des réussites de l’ASE car il y en a bien plus qu’on ne le croit.

Le coût humain de la rentabilisation du domaine social

Ce blog de Catherine Vasey, psychologue Suisse et spécialiste des questions liées au burn-out mérite que l’on s’y arrête .  Les métiers du secteur médico-social sont en pleine métamorphose écrit-elle. « En effet, rentabiliser les prestations génère de nouvelles exigences en matière d’immédiateté et d’attentes collectives. L’objectif est « d’économiser », chaque année « des drames humains », des complications ou de réduire la longueur des hospitalisations. L’indicateur de performance a pour but d’optimiser l’efficacité des prises en charge en fonction du budget attribué mais il a tendance à dénaturer le sens du travail, chaque tâche devenant un objectif à atteindre coûte que coûte dans un temps donné ». Comment préserver la santé des professionnel·le·s du secteur médico-social dans un contexte que certaines interprètent comme une « zone sinistrée » ? Pour elle, prendre soin de soi est devenu une nécessité (lire l’article)

et aussi

Les Français contre le retour des enfants de jihadistes : « Quel pays a peur de ses enfants ? »

Une plainte a été déposée à l’ONU par trois avocats défendant des familles de jihadistes français pour exiger leur retour des enfants qui sont retenus en Syrie. Marie Dosé, spécialiste du droit pénal et droit des étrangers, est l’avocate de plusieurs femmes détenues en Syrie dont elle réclame le retour depuis longtemps, ainsi que des enfants nés là-bas. « Les enfants manquent d’eau, de nourriture, de vivres et surtout de soins. 70% des enfants ont moins de 6 ans. Certains sont nés sur place. Certains ont quelques mois ». précise l’avocate Marie Dosé. Elle réagit après la publication d’un sondage qui montre que l’opinion française est majoritairement favorable à ce que les jihadistes français restent en Irak et en Syrie, y compris leurs enfants.  Pour elle la France « est en train de passer à côté d’une histoire digne de notre pays qui est d’abord le pays des droits de l’Homme ». (lire l’artice de FranceInfo)

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