«Les libertés fondamentales des autistes ne sont pas respectées» / CHRS : coupe claire dans les budgets / L’UNIOPSS lance un cri d’alarme /

  • «Les libertés fondamentales des autistes ne sont pas respectées» : Dans son livre intitulé la Cause des autistes, l’avocate Sophie Janois témoigne des dysfonctionnements institutionnels qui mènent les familles d’enfants autistes devant les tribunaux. Alors que le gouvernement fait l’annonce ce vendredi du quatrième plan pour l’autisme, elle insiste sur le besoin de formation des juges, du corps enseignant et de l’aide sociale à l’enfance sur cette question. « On a tendance à enfermer les enfants handicapés dans les instituts médico-éducatifs (IME), sans leur donner la moindre chance d’aller à l’école. Les libertés fondamentales des autistes ne sont pas respectées : droit d’aller et venir, droit à une vie privée, à l’éducation… En France, quand on va en institution – en maison d’accueil spécialisé ou en foyer d’accueil médicalisé –, on n’en sort jamais, ou très rarement ». Une pétition est en ligne intitulée « 30 000 lieux de vie et écoles rurales pour l’autisme« . Je vous invite à la signer…
  • CHRS : coupe claire dans les budgets.  «Un coup de rabot.» Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité, s’alarme des conséquences de la coupe annoncée de 20 millions d’euros sur le budget des centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) pour 2018. En CHRS, le coût moyen à l’année pour une place s’échelonne entre 8 000 et 20 000 euros. « Il arrive cependant que certaines structures dépassent ces coûts, par exemple celles qui accueillent des femmes victimes de violences ou des personnes avec des problématiques psychiatriques, souvent avec peu de places et une équipe importante d’intervenants, souligne Victor d’Autume, chargé de mission hébergement à la FAS. Ces établissements là seront les plus touchés par la fixation de tarifs plafonds.» « L’urgence, pourtant plus coûteuse à terme, est favorisée au détriment de la réinsertion. » (lire l’article de Lien Social)
  • « Nous voulons lancer un signal d’alarme » : Patrick Doutreligne  président de l’UNIOPSS est interrogé par TSA. Ce qu’il dit est très intéressant et pose des questions de fond. Ainsi par exemple : »Même si on entend des discours sur le travail irremplaçable des associations, on a vraiment l’impression que celles-ci sont considérées comme des représentantes de l’ancien monde. L’entrepreneuriat social serait le seul avenir possible. Nous avons le sentiment que le nouveau pouvoir entend simplement le discours de Jean-Marc Borello, le patron du groupe SOS qui a l’oreille d’Emmanuel Macron. Toute l’économie sociale et solidaire ne peut se réduire aux entreprises sociales ; le fait associatif existe et il n’est pas possible de penser son extinction. Ce discours, on l’entend de la bouche de Christophe Itier, le Haut commissaire à l’ESS, qui développe souvent un discours très négatif sur les associations ». (lire l’article de TSA)

et aussi

  • Quand la finance fait du social : Pierre Bitoun et Lou Hubert, tous deux sociologues, livrent ici une présentation critique d’une nouvelle offensive de la finance en direction du “social”. Ils décortiquent et critiquent les “Social impact bond”, des titres de dette (obligations) censés financer les politiques sociales et dont le rendement dépend de l’efficacité de celles-ci. Il est important de les comprendre et de les dénoncer pour ce qu’ils sont : des titres financiers faussement sociaux qui dévoilent la volonté de la finance de remplacer l’État.
  • A Paris, les drôles de critères de tri des mineurs étranger : selon le magazine streetpress « La Croix-Rouge est mandatée par la Ville pour trier les mineurs étrangers pris en charge par l’aide sociale à l’enfance. L’ONG semble avoir du mal à faire face à une demande en hausse et de nombreux jeunes seraient victimes de « rejets au faciès ». Je rejoins sans réserve l’affirmation  de Jean-François Martini, salarié du Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI): «L’idée même qu’un travailleur social puisse évaluer la minorité de quelqu’un en 30 minutes n’a aucun sens.»

 

revue de presse réalisée avec le concours de Michelle Verrier Flandre

 

Photo : ancien compte flickr du Ministère du Travail, de l’Emploi et de la santé  photo prise le 2 Avril 2010 à l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Certains droits réservés

 

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