« les invisibles » à découvrir dès aujourd’hui / Le « revenu de base » a un an / Les plus pauvres seront-ils les oubliés de la République ?

« Les Invisibles », une comédie sociale sur des femmes SDF fort justement tournée est en salle ce mercredi 9 janvier

« Elles sont des dizaines, passées par la rue, la violence, la prison, accueillies dans un centre de jour pour femmes SDF, qu’une mairie du Nord va bientôt fermer. Leur résilience, leur combat uni aux travailleuses sociales, est la trame du film « Les Invisibles ». C’est une « ode poignante et lumineuse aux « résistantes modernes ».  Une quinzaine d’actrices non-professionnelles, qui ont connu la rue, mettent leur vérité au service de ce film  de Louis-Julien Petit ».  Le réalisateur de 35 ans a passé un an comme bénévole en centres d’accueil pour femmes, à Grenoble et Paris notamment, pour comprendre et trouver le ton juste. « Quand on traite un sujet comme celui-ci, on a intérêt à être juste… ». Un film à ne surtout pas manquer…  (lire le reportage de Francetvinfo.fr)

Le revenu de base vient de souffler sa première bougie en France… et ça continue

Il y a un peu plus d’un an, trois Français étaient tirés au sort pour toucher 1 000 euros par mois … sans contrepartie, ni conditions de revenus. L’initiative, baptisée MonRevenudeBase et lancée par l’écologiste Julien Bayou, avait pour objectif de tester en conditions réelles un revenu de base financé par du crowdfunding pour la toute première fois en France. Depuis, cinq personnes ont pu en bénéficier et le prochain tirage au sort est prévu le 31 janvier. Le prochain tirage au sort pour toucher un revenu de base de 1 000 euros par mois pendant un an est prévu le 31 janvier. L’initiative, la toute première du genre en France, a officiellement démarré en septembre 2017 et a très vite connu un succès inespéré. (lire l’article de novethic)

Louis Gallois : «Les plus pauvres seront-ils les oubliés de la République ?»

Dans une tribune au Parisien-Aujourd’hui en France, Louis Gallois, Président de la Fédération des acteurs de la solidarité, revient sur la situation des citoyens les plus précaires, sur fond de mobilisation des Gilets jaunes. « Pour sortir de la crise, le président de la République a annoncé des mesures importantes et positives en faveur du pouvoir d’achat des salariés autour du smic » …/…  « Aucune de ces mesures ne concerne les plus pauvres, en particulier ceux qui n’ont pas de travail et vivent avec le RSA. Seront-ils les oubliés de la République ? Leurs conditions de vie se sont au contraire dégradées au cours de la période récente : baisse de l’APL, disparition de 200.000 contrats aidés et, à partir du 1er janvier, désindexation de l’APL et des allocations familiales. Je rappelle que ces allocations vont augmenter de 0,3 % en 2019 alors que la hausse des prix est prévue à 1,7 % ! Cette situation n’est pas acceptable. On accroît le fossé entre les plus précaires et le reste de la population. On ne prend certainement pas le chemin de l’éradication de la grande pauvreté dont le président de la République a fait un de ses objectifs quand il a présenté, en septembre dernier, la stratégie pauvreté. » (lire la tribune publiée par Le Parisien)

et aussi

FAS : Interview de Vanessa Chambon, assistante sociale « Nos difficultés sont directement liées à la baisse des moyens accordés à notre structure »

« Je suis assistante sociale dans une équipe mobile de l’association Accueil De Jour à Marseille. L’association a deux antennes : l’une est ouverte 6 jours sur 7, l’autre 5 jours sur 7. » …/… « Nos difficultés sont directement liées à la baisse des moyens accordés à notre structure… Dans le même temps, nous constatons une augmentation des sollicitations auxquelles nous ne pouvons répondre, ce qui nous oblige à réduire nos critères d’accompagnement. Cette baisse des dotations embolise tous les services sociaux, qu’ils soient publics ou privés. Le 115 est de plus en plus compliqué à joindre, nous avons des difficultés à orienter pour faire des demandes d’hébergement… »  « Aujourd’hui, l’inconditionnalité et la continuité de l’accueil, principes inscrits dans la loi, ne sont plus respectées. En tant qu’assistante sociale, mon travail n’est plus d’ouvrir des droits mais bien de me battre pour défendre des droits.  (lire l’interview sur le site de la Fédération des acteurs de la solidarité)

 

photo : capture d’écran de la bande annonce du film « Les Invisibles »

sélection des articles réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre

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