Les graves ratés de la protection de l’enfance / Exposition aux écrans : qui défend-on ? / «habitants» à l’année dans le bois de Vincennes

« L’accueil en foyer, c’est un second abandon »

Le journal l’Humanité donne la parole à Sylvain Louvet qui a enquêté sur l’aide sociale à l’enfance. Son film, diffusé mercredi soir sur France 3, accuse la société de maltraitance envers les plus faibles. Il dénonce des violences inacceptables et inadmissibles. « C’est un film dont on ne ressort pas indemne. Avec « Enfants placés, les sacrifiés de la République », Sylvain Louvet, au terme de dix mois d’enquête, dresse un constat accablant sur la gestion des mineurs sans famille. Dans les maisons d’enfants, dans les familles d’accueil, il constate avec effroi, en partant du cas du foyer d’urgence d’Eysines, en Gironde, que les enfants abandonnés n’intéressent pas grand monde. Il fait état de violences à peine soutenables, d’un personnel dépassé, d’un État et de départements qui n’ont aucun contrôle sur les structures qu’ils gèrent Cela a valu une série d’articles sur ce sujet. en voici 3 parmi les plus intéressants :

Les pouvoirs publics ne peuvent rester indifférents face à de telles situations

Exposition aux écrans : qui défend-on, les enfants ou l’industrie du numérique ?

Un collectif de professionnels de la santé infantile s’inquiète de l’explosion des troubles intellectuels et cognitifs et estime urgent de lutter contre la surexposition précoce aux écrans. Comme chaque année, l’éducation nationale publie le nombre d’enfants scolarisés souffrant de handicap. Les résultats sont frappants : le nombre de nos enfants scolarisés entre 2 et 11 ans souffrant de troubles intellectuels et cognitifs, de troubles du psychisme ou de troubles du langage est en très forte augmentation alors que les chiffres des troubles visuels, auditifs, viscéraux et moteurs n’ont pas bougé. Pourquoi ne pas appliquer un principe de précaution ? …/… Pourquoi ne veut-on pas entendre les messages d’alerte concernant la surexposition des enfants aux écrans ? Des conférences de membres du collectif sont annulées, leur participation à des émissions écartée. Que craint-on ? Qui défend-on ? L’enfant ou l’industrie du numérique ?  lire la tribune sur le site du Collectif Surexposition Ecrans (Cose)

150 «habitants» à l’année dans le bois de Vincennes

« Les premières tentes ne sont qu’à quelques mètres des voies de circulation. Et plus on s’écarte des chemins de promenade, plus on découvre des campements de fortune dissimulés dans le sous-bois. Arrivés au bout de parcours d’hébergement infructueux ou désireux de s’éloigner de la violence de la rue, plusieurs dizaines de sans-abris ont trouvé refuge dans le bois de Vincennes (XIIe) où ils vivent en permanence ». …/… «Au 8 janvier dernier, ils étaient 159 répartis dans 98 campements», précise Bruno Morel, directeur général d’Emmaüs-Solidarité, l’association chargée des maraudes d’intervention sociale dans le grand bois de l’est parisien. «Il s’agit essentiellement d’hommes seuls – même s’il y a quelques couples – pour la plupart âgés de plus de 40 ans. Beaucoup ont des problèmes de santé et une grande souffrance psychologique. Mais les équipes, qui effectuent des maraudes quasi-quotidiennes, doivent faire un énorme travail de mise en confiance, d’écoute, de persuasion pour ramener ces personnes vers un parcours d’hébergement qu’elles rejettent. Certains ont l’impression, fausse, que le bois est la réponse !» …/…  « La plupart des SDF installés dans le bois de Vincennes refusent de quitter leurs tentes. » (lire l’article du Parisien)

 

photo : pexels

La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre (merci à elle pour sa veille professionnelle)

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