Avec des éducateurs spécialisés… / Les enfants et les écrans, un risque mal évalué / écoute suicide : attention aux numéros surtaxés

Avec des éducateurs spécialisés : «Un métier qui vous met au bord des limites»

Le journal Libération s’est rendu dans un service d’accompagnement à la vie sociale et un foyer aux côtés d’éducateurs spécialisés, qui travaillent avec des personnes handicapées psychiques. La journaliste Dounia Hadni donne la parole à Véronica « éduc spé » . Une pointe d’angoisse dans la voix, Véronica revient sur sa première année dans ce centre, marquée par la tentative de suicide d’un de ses patients. «Je savais qu’il était mal, je l’avais eu au téléphone le jour même mais j’étais loin d’imaginer qu’il allait passer à l’acte. C’est sa sœur qui m’a appelée… La même année, un collègue a dû faire face à un suicide. C’est le monde qui s’écroule dans ces moments-là.»  …/…  Malgré les horaires à rallonge et les risques sérieux de burn-out, les salaires des éducateurs spécialisés restent très bas, allant de 1 300 euros net en début de carrière à 2 400 nets en fin de carrière. Et le budget accordé par le département à ces structures est de plus en plus resserré : le foyer, par exemple, dépend beaucoup des dons de la fondation Casip-Cojasor pour financer un certain nombre d’activités et de voyages. (lire le reportage de Libération)

Les enfants et les écrans, un risque mal évalué

À l’occasion des fêtes de fin d’année, un invité encombrant s’est parfois glissé au cœur des réveillons en famille : le téléphone portable. Impossible d’en laisser traîner un quelques minutes sans qu’une ribambelle d’enfants s’en empare pour jouer ou regarder des vidéos en ligne. Y compris les plus jeunes. Le journal La Croix précise que selon une étude conjointe (Dress-Cnesco), 83,4 % des élèves de grande section de maternelle passent plus d’une heure par jour devant un écran les jours de classe. Le Défenseur des droits a tiré la sonnette d’alarme, demandant au gouvernement de lancer des travaux indépendants sur la question. Et, en attente des futures conclusions, Jacques Toubon demande d’interdire purement et simplement des écrans pour les moins de 3 ans au nom du principe de précaution. De son côté, le CSA prône aussi le « zéro écran avant 3 ans ». De leur côté, la Caisse nationale des associations familiales  et l’Union nationale des associations familiales ont créé des outils à destination des parents, afin de leur donner des repères clairs pour l’éducation de leurs enfants au numérique. (lire l’article d’Emmanuelle Lucas pour la Croix)  (lien outil CNAF) (lien outil UNAF)

Prévention du suicide :  attention à ces numéros surtaxés qui cherchent à se substituer à SOS-Amitié

« Depuis quelques mois, les bénévoles qui donnent de leur temps aux lignes d’écoute pour les personnes suicidaires ou en détresse psychologique entendent une question de plus en plus récurrente : « Est-ce que cet appel est payant ? ».  Cette nouvelle méfiance s’explique facilement. En 2018, diverses sociétés ont cherché à investir le créneau de l’aide téléphonique aux personnes suicidaires et qui souhaitent parler à des associations comme SOS-Amitié ou Suicide-Ecoute. Les sites façades de ces sociétés, dont certains sont désormais fermés, s’appellent SOS-Suicide, Allo-Amitié ou Numéro-SOS-Solitude, des noms qui entretiennent la confusion avec les associations reconnues. …/…  Dans ses notes, Henri a retrouvé le montant de la facture de téléphone évoquée par l’appelant : 400 euros. « Je me souviens du désarroi dans lequel ça l’avait mis », ajoute le bénévole.« Beaucoup des personnes qui nous appellent sont dans des situations financières très difficiles. Elles vivent avec l’AAH [allocation aux adultes handicapés]ou le RSA [revenu de solidarité active], beaucoup sont sous tutelle ou curatelle », précise Alain Mathiot, le président de SOS-Amitié. (lire l’article du Monde)

Violences conjugales : les victimes peuvent désormais quitter le logement sans être redevables du loyer

La mesure va à coup sûr avoir de vraies répercussions dans la vie de tous les jours. Un discret article de la toute nouvelle loi sur le logement Elan, autorise un conjoint ou un concubin, poussé à quitter le logement conjugal en raison de violences à son encontre ou à l’encontre de ses enfants, de ne plus être redevable du loyer. Dans ces circonstances exceptionnelles, la loi prévoit en effet de faire tomber la clause de solidarité du paiement du loyer. Le fautif  qui reste dans le logement  aura alors à assumer seul la charge du bail.  Jusqu’ici, le conjoint ou le pacsé, devait en effet continuer à payer sa part du loyer jusqu’à ce que l’autre quitte le logement, ou à défaut, jusqu’au prononcé du divorce ou de la rupture de pacs. mais attention précise Capital « la victime doit au préalable en informer le bailleur par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. Ce courrier doit être accompagné de la copie de l’ordonnance de protection dont il bénéficie, mesure délivrée par le juge aux affaires familiales et préalablement notifiée à l’autre membre du couple ; ou de la copie d’une condamnation pénale du fautif pour des faits de violences ». (documents difficiles à obtenir notamment avant la séparation)   (lire l’article de Capital)

et aussi

Mineurs isolés : vives inquiétudes autour du futur fichier biométrique

C’est un article de la loi « asile et immigration » qui est passé un peu inaperçu lors des débats parlementaires, mais dont le décret d’application  qui doit être pris dans les prochains jours suscite des inquiétudes des organisations de protection de l’enfance et de défense des migrants, mais aussi du Syndicat de la magistrature, du Défenseur des droits, du Conseil national de la protection de l’enfance, et de responsables politiques. L’article 51 de la loi du 10 septembre 2018 prévoit que « les empreintes digitales ainsi qu’une photographie des ressortissants étrangers se déclarant mineurs privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille [puissent] être relevées, mémorisées et faire l’objet d’un traitement automatisé ». La création de ce fichier vise, selon le texte, à « mieux garantir la protection de l’enfance et [à] lutter contre l’entrée et le séjour irréguliers des étrangers en France ». Mais c’est aussi de tout autre chose dont il peut être question : pour la Cimade « «Le gouvernement va être amené à expulser des enfants» (lire l’article de Libération)

 

Revue de presse et sélection des articles réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre

Photo : pexels

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