Le nouveau record des expulsions locatives / le Nord signe le 1er contrat « protection de l’enfance » / Paris en compagnie : la vie en mode « solidaire »

Nouveau record d’expulsions locatives, la Fondation Abbé Pierre réclame un plan d’urgence

Les expulsions locatives ont atteint un nouveau record en 2018, avec «plus de 36 000 personnes» expulsées manu militari, selon la Fondation Abbé Pierre. Elle réclame un «plan d’urgence» pour enrayer ce phénomène qui s’aggrave d’année en année. La Fondation rappelle également qu’entre «deux et trois fois plus» de ménages sont réellement expulsés, car beaucoup partent avant l’arrivée des policiers ou des gendarmes.

C’est un sacré paradoxe quand on sait que l’Etat pilote un dispositif de prévention des expulsions. Le Fond de Solidarité au Logement (FSL) ne suffit plus depuis longtemps. La faiblesse de son budget a provoqué des priorités d’aides qui ne sont pas à la hauteur des problèmes. La Fondation Abbé Pierre réclame un « plan d’urgence », estimé à «100 millions d’euros» (ce qui n’est pas énorme face à ce problème).

Le triplement du budget du fonds d’indemnisation des bailleurs, permettrait aux préfets d’empêcher des expulsions et de laisser une chance aux ménages de garder leur logement. « Ce fonds est passé de 78 millions d’euros en 2005 à 24 millions en 2017 »  précise la Fondation Abbé Pierre. (lire l’article de l’AFP publié par Le Monde)

Le Nord, premier touché par les placements d’enfants, signe un contrat avec l’Etat pour une meilleure prise en charge

Les mesures de protection touchent la vie de 340 000 enfants en France, dont plus de la moitié sont placés en institution ou en familles d’accueil, ainsi que celle des milliers d’éducateurs et travailleurs sociaux explique France 3. Si l’article s’appuie sur la convention entre ce Département et l’Etat, il aborde aussi la question des moyens engagés nationalement pour une protection de l’enfance en crise. Ce tour d’horizon assez complet montre la distance qui reste à combler entre les attentes des acteurs de la protection de l’enfance et les décideurs élus et exécutifs.

La déception est majoritaire du côté des professionnels tels les juges des enfants, les éducateurs  et leurs syndicats tels la FSU mais aussi l’UNICEF  qui explique que « Si plusieurs initiatives vont dans le bon sens, le plan d’action manque d’envergure et des moyens nécessaires pour que cette stratégie réponde aux nombreuses difficultés rencontrées par la protection de l’enfance.« 

Paris en compagnie : la vie en solidaires

Une nouvelle plateforme, Paris en compagnie, met en relation des accompagnateurs bénévoles avec des personnes âgées isolées ou ne pouvant se déplacer seules, pour aller à un rendez-vous médical, faire des démarches, des courses ou simplement se promener. C’est la ville de Paris qui en a pris l’initiative.

Le principe est simple : les personnes âgées qui souhaitent être accompagnées pour une promenade, se rendre à un rendez-vous  ou effectuer des démarches  appellent un numéro dédié pour déposer leur demande. Elle est ensuite transmise aux bénévoles via une application, où ceux qui sont disponibles à ce moment-là le font savoir. Pour les 600 bénévoles, en très large majorité des femmes âgées de 30 à 50 ans, qui doivent suivre une courte formation avant d’accéder aux activités, le système est ultra-flexible. Une fois inscrit, personne n’est contraint d’accepter un certain quota d’activités chaque mois ou d’assister à des tas de réunions. (lire l’article de Libération)

et aussi

Frais d’incidents : le gouvernement maintient la pression sur les banques

Une enquête de 60 millions de consommateurs et de l’Unaf montre que toutes les banques ne respectent pas le plafond de 25 euros  pour les clients dits «fragiles». Bercy a indiqué qu’il continuerait les contrôles et ferait un point en fin d’année.

L’enquête de l’UNAF et de 60 milllions s’est notamment focalisée sur les clients « interdits bancaires » ou ceux en situation de surendettement, qui ont de droit accès au plafonnement. Or selon les associations, seules 7 personnes sur 36 ont bénéficié du plafonnement à 25 euros – y compris après avoir rencontré leur conseiller. C’est dire la marge de progression qui reste à engager. Les banques concernées ne sont pas d’accord avec ces résultats qu’elles jugent « incomplets ». « Dans 90% le plafond est correctement appliqué » disent-elles (lire l’article des Echos)

Vite dit, vite écrit  :

 

 

photo : Ernest Morales « Les mal logés de la rue de la Banque » Prise le 27 octobre 2007  Certains droits réservés

 

Revue de presse réalisée avec le concours de Michelle Verrier Flandre

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