à l’école, l’enfant placé est repéré / L’Isère « sanctionnée » par le Conseil d’Etat / L’arrêt des contrats aidés

  • Témoignage : A l’école, «on me ramenait toujours à ma position d’enfant placé». Les enfants qui grandissent en famille d’accueil ou en foyer se sentent déjà à part. Mais les remarques d’enseignants ou d’autres élèves peuvent accentuer leur mal-être.  Nouvelle année scolaire, nouvelle série de questions douloureuses pour les enfants placés. Ils font quoi comme métier tes parents ? Pourquoi c’est pas ta mère qui vient te chercher à la sortie de l’école ? Lyes Louffok, auteur du livre témoignage Dans l’enfer des foyers (Flammarion), s’est ému la semaine passée sur Facebook de ce type de remarques qui rappellent sans cesse à ces enfants qu’ils ne vivent pas avec leurs parents – mais en foyer ou en famille d’accueil – et donc qu’ils sont différents. «J’essaye à chaque moment de l’année, comme à Noël et à la fête des mères, d’alerter les gens sur ce qui peut se passer pour les enfants placés.
  • Le Conseil d’Etat balaie les arguments financier du Département de l’Isère qui refuse de prendre en charge les mineurs isolés étrangers : Depuis le 30 juin 2017, le Conseil départemental de l’Isère avait décidé de suspendre sa mission de prise en charge des personnes mineures isolées étrangères nouvellement arrivées. Le Conseil d’État sanctionne le département et considère qu’il s’agit d’une atteinte manifeste à une liberté fondamentale. Le département qui justifiait cette non-prise en charge par un manque de moyens financiers est réprimandé par le juge des référés qui balaie d’un revers de main les arguments financiers du département : «  cette collectivité, dont le budget pour 2017 s’établit à plus de 1,5 milliards d’euros, n’apporte pas d’élément permettant d’établir que l’augmentation de ces capacités d’hébergement et l’accélération des procédures d’évaluation, en vue de respecter les obligations qui pèsent sur elle en application des articles L. 223-2 et R. 221-l du code de l’action sociale et des familles, excéderait ses moyens.. »
  • Fin des contrats aidés : les Restos du Cœur ne pourront plus distribuer de repas chauds à Grenoble.  C’est la conséquence directe de la fin des emplois aidés amorcée par le gouvernement d’Édouard Philippe la semaine dernière. La présidente des Restos du Cœur de l’Isère, Brigitte Cotte s’explique : « Nous avons un emploi aidé, le cuisinier, qui prépare entre 100 et 120 repas chauds par jour dans notre centre de Grenoble », « Notre salarié en contrat aidé a terminé sa mission et va sur d’autres projets. Quand on a voulu recruter un autre salarié en contrat aidé, on nous a répondu qu’il n’y avait plus de budget »..
  • Baisse des contrats aidés: L’Unapei inquiète pour les élèves handicapés.  L’association a exprimé jeudi dernier sa préoccupation devant la volonté du gouvernement de diminuer les emplois aidés, rappelant qu’ils sont « indispensables » pour l’accompagnement à l’école des élèves handicapés «En 2016, le ministère de l’Education nationale recensait 45.000 contrats aidés d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) ainsi que 25.000 emplois à temps plein d’AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap), pour accompagner 122.000 élèves handicapés scolarisés en milieu ordinaire» … De son coté le ministère assure que tous les besoins seront couverts

 

 

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