Ces gamins-là ne sont pas tous « psy» / Educateurs : l’impact des « faisant fonction » / Surendettement : pourquoi ce sont plus souvent les femmes ?

Oui… ces gamins hyper-actifs, ne sont pas tous « psychiatriques »

Philippe Gaberan sur son (excellent) blog, nous alerte sur la situation de ces enfants accueillis dans dans divers services qui sont diagnostiqués comme « hyperactifs » ou plutôt comme il le précise ont des « comportements incompréhensibles, incontrôlables, inacceptables, intolérables ». Tous ces comportements existaient déjà à l’époque de Fernand Deligny rappelle-t-il. « Au lendemain de la seconde guerre mondiales des centaines de gamins s’en allaient errant sur les routes et dans les rues, livrés à eux-mêmes depuis des années sans plus aucuns repères adultes ». Les vieux éducateurs se rappellent qu’ils étaient armés, et parfois très dangereux. »Ils étaient  prêts à imposer leurs lois par tous les moyens. »  Que dirait-on aujourd’hui de ces jeunes là ?

« Dans son ouvrage Tous hyperactif, le médecin psychiatre et psychanalyste, Patrick Landman, alerte sur ce qu’il désigne comme étant une épidémie créée de toute pièce. Il dénonce la tendance à considérer les comportements jugés anormaux comme étant d’origine psychiatrique, donc comme venant du cerveau, donc comme étant provoqué par un déséquilibre chimique qu’un traitement devrait corriger ».

Philippe Gaberan enfonce le clou : « il existe aussi de multiples situations où la mise en scène de symptômes de type psychiatrique s’apparente à un mécanisme défensif mis en place par les gamins pour se déprendre d’un état de souffrance généré par le caractère inouï de ce qui leur arrive ». C’est pourquoi l’action éducative est toujours essentielle pour prendre en compte ces enfants qui sont littéralement en souffrance. (lire l’article de Philipe Gaberan)

Educateur spécialisé : quel est l’impact des « faisant fonction » ?

Le média social parle d’une réalité méconnue et pose la question : y a-t-il un risque de déqualification des équipes socio-éducatives avec l’emploi de professionnels non diplômés « faisant fonction » ? « Le plus souvent, les salariés faisant fonction d’éducateurs spécialisés auprès d’enfants ou d’adultes sont des moniteurs-éducateurs, parfois des aides médico-psychologiques (AMP). Combien sont-ils ? Difficile à dire en l’absence d’études chiffrées ». La question ne date pourtant pas d’hier explique Justine Canonne. La journaliste fait état de données recueillis par l’Organisation nationale des éducateurs spécialisés (Ones) auprès de professionnels du milieu socio-éducatif : près de 60 % des répondants indiquaient que leurs équipes comprenaient une à six personnes non diplômées en travail social occupant une « fonction éducative » ou « socio-éducative ». Une explication toute simple est donnée par Jean Marie Vauchez : « un moniteur-éducateur coûte moins cher qu’un éducateur spécialisé », dit-il. « Aujourd’hui, plus l’on se rapproche de l’usager, moins l’on est formé », déplore le président de l’ONES (lire l’article du média social)

Les femmes demeurent les plus vulnérables au surendettement

Les femmes restent décidément davantage exposées au surendettement que les hommes explique la journaliste Fleur Bouron qui fait référence à  un article publié vendredi dernier par la Banque de France. Cet article souligne sans surprise que les femmes sont d’autant plus vulnérables qu’elles se trouvent en moyenne plus souvent  cheffes de familles monoparentales. « Dans le détail, sur les 155.000 dossiers de surendettement déposés en 2018 aux guichets de la Banque de France, 54,3 % l’ont été par des femmes, seules ou conjointement. Parmi ces femmes, 39 % se trouvaient en situation financière qualifiée « d’irrémédiablement compromise », c’est-à-dire susceptible d’être orientées  vers une procédure de rétablissement personnel (effacement de la dette) »  ; « C’est la fragilisation globale de la femme dans notre société qui est en cause », explique Maxime Pekkip, chargé de mission prévention du surendettement à l’association Crésus. (lire l’article des Echos)

et aussi

Au Danemark, les municipalités offrent des thérapies de couple pour freiner les divorces

Le Danemark fait partie des pays d’Europe occidentale qui comptent le plus de divorces : 15 000 en 2018, soit 46,5 % des couples mariés. L’impact humain et financier des nombreux divorces dans le pays sert de justification à cette intervention étatique dans la vie amoureuse des couples danois. Aides psychologiques, arrêts de travail, aides sociales, logement… les conséquences des séparations seraient trop coûteuses pour l’Etat.  La question du bien-fondé de cette interférence de l’Etat dans la vie privée de ses concitoyens peut se poser. Les municipalités danoises assurent que leur programme de thérapies gratuites fonctionne. Depuis leur mise en place en 2011 à Ringkøbing-Skjern, le taux de divorces a chuté de 17 %, selon la commune. (lire l’article du parisien / la parisienne)

le scoutisme pour aider les mineurs étrangers à retrouver une vie d’enfant

Info-migrants nous apprend que chaque été, depuis 2017, les Éclaireuses et éclaireurs unionistes de France, un mouvement protestant de scoutisme, accueillent dans leurs camps des enfants exilés, qu’ils soient migrants ou réfugiés. Un moyen pour ces enfants d’oublier les souffrances de l’exil, le temps de quelques semaines et, à long terme, de favoriser leur intégration en France. …/… Si, dans ces camps, les enfants français y apprennent essentiellement l’autonomie, les enjeux sont différents pour les enfants de migrants et de réfugiés. C’est ce qu’explique Olivier Jégou, assistant social au Centre Primo Levi : « Ces enfants et adolescents vivent souvent dans des chambres d’hôtels. Ils n’ont pas la possibilité de jouer et surtout d’inviter des amis. L’association Karibu a donc pour but de les aider à retrouver une place d’enfant. » (lire l’article d’info migrants)

Photo : Pixabay
La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre (merci à elle pour sa veille professionnelle)

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