Ces éducateurs de rue contraints de quitter le terrain / Île de France : des HLM pas si sociaux / L’annonce des premiers soins aux Ehpad

  • Nord : ces éducateurs de rue contraints d’abandonner le terrain.  Le couperet est tombé face aux coupes budgétaires du département du Nord, principal financeur de la prévention spécialisée : deux associations vont devoir cesser leurs activités. Les « éducs » craignent un abandon pur et simple de la prévention à moyen terme. Pour l’heure, seuls les professionnels de la prévention spécialisée qui officient sur le versant nord-ouest de la métropole sont concernés. «Mais l’ensemble de la profession n’est pas dupe, affirme Dominique Henning, éducateur spécialisé et délégué syndical. Nous sommes une sorte de zone test. Ce qui s’applique à nous le sera à court ou moyen terme aux autres acteurs de la métropole financés par le département.»
  • Île de France : des HLM pas si sociaux. Faut-il chasser des HLM les locataires les moins modestes pour faire de la place aux 1,8 million de demandeurs à l’échelon national, dont plus de 709 000 en Ile-de-France, qui attendent parfois leur tour depuis des années ? A Paris, l’attente moyenne est de quarante mois, soit plus de trois ans. Certains organismes des Hauts-de-Seine pulvérisent les records : selon l’Agence nationale de contrôle du logement social, la Société d’économie mixte de Neuilly-sur-Seine (504  logements) compte 37  % de locataires aux revenus au-dessus des plafonds de ressources ; l’office public de Levallois (2 400 logements), 22 % …
  • Dépendance: Agnès Buzyn apporte les premiers soins aux Ehpad. Astreintes de nuit, rénovation, télémédecine, recrutements : Agnès Buzyn a détaillé mercredi des mesures pour « mieux prendre en charge la dépendance », répondant davantage à la crise dans les établissements pour personnes âgées qu’aux défis du vieillissement de la population. Pour désengorger les services d’urgences – et éviter le traumatisme d’une hospitalisation chez des personnes fragiles – le développement de l’hospitalisation à domicile y compris en Ehpad est évoqué, ainsi que la création de 1.000 places, facturées au même prix qu’à l’hôpital. la télémédecine devra être généralisée d’ici 2022, une mesure chiffrée à 40 millions d’euros sur cinq ans….
  • Le plaidoyer de l’OCDE pour les « derniers de cordée » : L’organisation multilatérale appelle les gouvernements à une « action urgente et concertée » pour lutter contre les inégalités qui minent l’économie et le lien social. Le constat a de quoi inquiéter : la distance entre les « premiers » et les « derniers de cordée » ne cesse de se tendre au point que la corde du contrat social pourrait finir par craquer. Et ce n’est pas une ONG dont l’impartialité pourrait être contestée qui le dit, mais la très sérieuse Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). (lire l’article de la Croix)
  • A l’approche de l’été, des familles bientôt à la rue :  Un article du Monde nous alerte. Pour de nombreuses familles hébergées par le 115, soit le Samusocial, à Paris, et le Service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO) dans tous les autres départements, l’approche de l’été signifie le retour à la rue. L’association Droit au logement voit ainsi, depuis quelques semaines, arriver dans ses permanences des familles à qui l’on a dit, ou parfois écrit, que leur «prise en charge hôtelière ne serait pas renouvelée» …/…  «Tout cela est parfaitement illégal, relève Florent Gueguen, directeur général de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS). C’est une conséquence de la baisse des crédits d’Etat, de 9 % en 2018, ressentie d’autant plus fort en Ile-de-France que cette région absorbe, à elle seule, 875 millions d’euros, soit la moitié des crédits pour la France entière.»

et aussi

  • Le gouvernement veut limiter la prime d’activité : Elle bénéficie à un nombre croissant de travailleurs modestes. L’État étudie une évolution des règles d’attribution, afin de « contrôler l’évolution du coût du dispositif et mieux cibler l’aide ». Cette prime de 158 € par mois en moyenne est destiné aux travailleurs modestes. L’État l’offre aux salariés et indépendants de plus de 18 ans, qui touchent moins de 1 500 € net par mois. La CGT fustige « la casse sociale ». FO parle de « politique inégalitaire ». Même scepticisme du côté des chercheurs de l’Observatoire des inégalités : « Le président de la République a promis une baisse de 60 milliards des dépenses publiques, note Louis Maurin, directeur de ce cercle de réflexion classé à gauche. Pour faire des économies, la prime d’activité est ciblée. Elle concerne des travailleurs modestes, à temps partiel, souvent peu qualifiés, qui ont peu de poids dans le débat public. Quant à l’augmentation de la prime d’activité, elle traduit le fait que l’économie française crée des emplois mal payés. » (lire l’article de Ouest France)
  • « Les migrants font du benchmarking en comparant les pays européens », selon Gérard Collomb.  Mais jusqu’où ira le ministre de l’intérieur ? c’est la question que l’on peut se poser après sa nouvelle sortie, cette fois-ci devant le Sénat   alors qu’il présentait le projet de loi Asile et immigration. Gérard Collomb a cité l’exemple allemand : « En Allemagne, des nationalités où en France on peine à traiter en 3 ans, sont traitées en 2 semaines. Les gens comparent un peu et se disent « on va aller dans tel pays… Cette expression employée par le ministre de l’Intérieur fait écho au « shopping de l’asile » utilisée par la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, le 9 mai au Sénat, qui avait créé la polémique.

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