Revue de presse | Que va devenir le HCTS ? / La préférence nationale déguisée / On est encore là ! / La semaine des liens…

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Bonjour et bienvenue à cette revue de presse ! Cette semaine, le travail social est sur le devant de la scène : quatorze membres du Haut Conseil du travail social sonnent l’alarme sur l’avenir de leur instance, qui n’a toujours pas été renouvelée alors que la fin de son mandat remonte à juillet. Nous reviendrons aussi sur la mobilisation de dix-huit organisations contre une « préférence nationale déguisée » dans le budget de la Sécurité sociale, et sur un documentaire plein de sens « On est encore là », qui suit trois éducateurs de rue du Val-de-Marne. Le projet a besoin de votre coup de pouce pour voir le jour. Vous découvrirez également la toute première Semaine des liens, du 23 au 29 novembre. Une semaine qui invite chacun à « faire le premier pas » vers les autres. Sans oublier les multiples liens susceptibles de vous intéresser… Bonne lecture !

 


Le Haut Conseil du travail social (HCTS) va-t-il disparaître ?

logo hcts1C’est la question que posent quatorze de ses membres dans une déclaration adressée au Premier ministre le 20 octobre dernier. Leur alerte intervient après la fin de la deuxième mandature, début juillet, alors que le conseil n’a à ce jour toujours pas été renouvelé. Les signataires disent ne pas connaître les raisons de ce retard et s’interrogent sur un projet de décret qui « semble toujours bloqué ». Ils demandent au gouvernement de faire connaître « au plus vite le calendrier de son renouvellement ».

Les signataires rappellent que le HCTS contribue à faire entendre les professionnels du travail social et à éclairer les décisions publiques. Cette instance consultative, placée auprès du ministre en charge des Solidarités, peut être consultée sur toutes les questions relatives au travail social. Ses membres ont notamment participé à des travaux sur la formation, l’encadrement, l’accès aux droits, l’accompagnement, la veille éthique et les évolutions internationales.

À leurs yeux, son rôle est d’autant plus important que les métiers et les formations sociales perdent en attractivité et que les besoins des personnes évoluent. Ils citent, entre autres, le vieillissement de la population, l’intelligence artificielle, le changement climatique et les migrations…

Le précédent mandat du HCTS s’est terminé alors que les derniers rapports ne sont pas complètement diffusés ou sont encore en cours de rédaction.  » Nous nous étions déjà préoccupés de l’absence de mise en œuvre des préconisations du Livre blanc du travail social remis au gouvernement en 2023 à l’occasion d’une cérémonie à laquelle ont participé plusieurs
ministres ». « Nous nous inquiétons aujourd’hui du non-renouvellement du HCTS, sans en comprendre les raisons, si tant est qu’il se confirme. Nous ne comprenons pas que le projet de
décret relatif à ce renouvellement semble toujours bloqué » disent les auteurs de la lettre.

Maintenir le HCTS permettrait de poursuivre le dialogue et la participation dans un secteur qui accompagne notamment les personnes les plus vulnérables dans notre société. La déclaration est signée par quatorze de ses membres, parmi lesquels  Marcel Jaeger, Nathalie Latour, Anna Rurka, Carole Le Floch, Manuel Pélissié, Jean-Marie Vauchez et Roland Giraud pour ne citer qu’eux. (Lire l’article du Média Social) (télécharger le communiqué)

 


Budget de la Sécurité sociale : 18 organisations, dont l’ANAS, dénoncent une préférence nationale déguisée

Le projet de budget de la Sécurité sociale prévoit-il une préférence nationale déguisée dans l’accès aux aides ? C’est ce que dénoncent l’ANAS et de nombreuses autres organisations. La mesure imposerait aux personnes étrangères originaires de pays hors de l’Union européenne de résider légalement en France depuis un an avant de pouvoir toucher certaines prestations. Cela concernerait les allocations familiales, l’allocation de rentrée scolaire, la prestation d’accueil du jeune enfant et les aides personnelles au logement. Les organisations font valoir que les personnes sans titre de séjour sont déjà exclues de ces aides : la nouvelle condition viserait donc des personnes étrangères en situation régulière.

Pour les signataires, il s’agit d’une règle supplémentaire fondée sur la nationalité. Ils contestent l’idée d’un alignement avec les Français revenant de l’étranger et estiment que cette condition créerait une « rupture d’égalité nette selon la nationalité ». Les conséquences seraient concrètes : une famille pourrait passer un an sans allocations pour ses enfants, tandis qu’un salarié à bas revenu pourrait être privé d’aide au logement pendant la même durée.

L’ANAS souligne aussi que l’absence d’APL peut rendre l’accès au logement « quasiment impossible ». En effet, parmi plusieurs ménages aux revenus proches en concurrence, ceux qui bénéficient d’aides au logement seront priorisées par les bailleurs. Les organisations redoutent également une aggravation du non-recours aux droits ainsi que le transfert de dépenses vers l’hébergement d’urgence, l’hôpital… Elles estiment que l’économie attendue ne représenterait que 0,0003 % des dépenses de la Sécurité sociale, sans compter le coût de l’adaptation des systèmes informatiques des caisses d’allocations familiales.

signataires

L’ANAS affirme aussi que les professionnel(le)s du travail social doivent accompagner toutes les personnes « sans distinction de nationalité ». Elle appelle les parlementaires à supprimer l’article 37. Les organisations ont aussi publié un plaidoyer signé par 26 organisations. (lire le communiqué sur le site de l’ANAS) (lire le plaidoyer).

 


On est encore là !

on est encore laParticipez au financement d’un documentaire qui a du sens !  « On est encore là » : Il s’agit de soutenir les dernières étapes de fabrication du film, notamment le mixage sonore et l’étalonnage de l’image.Le film est réalisé par Martin Monti-Lalaubie et coproduit par APC et OV Studio

Le projet suit Camille, Greg et Alex, trois éducateurs de rue à Chevilly-Larue, dans le Val-de-Marne. Ils vont à la rencontre de jeunes de 12 à 25 ans, dans la rue, au pied des immeubles ou au city stade. Leur accompagnement repose sur le volontariat : les jeunes ne sont pas obligés de les voir, et les éducateurs doivent construire peu à peu une relation de confiance.

Le film s’attache aussi au départ annoncé de Camille, après dix ans passés auprès des jeunes du quartier. Pour Greg, son collègue de longue date, cette séparation fragilise une équipe déjà précaire. La caméra suit également plusieurs jeunes, dont Reda, Guy-Franck et Ahmed, dans leurs relations avec les éducateurs, entre moments légers, tensions et confidences. Le réalisateur explique avoir filmé seul, en immersion pendant plusieurs mois, sans voix off ni entretiens. Camille résume l’importance du lien humain dans ce travail : « Je crois même qu’il faut oser parler d’amour ».

Au-delà de ces parcours, « On est encore là » cherche à mieux faire connaître la prévention spécialisée. Ou en est le projet ?  Le montage image est terminé ; les fonds recherchés vont contribuer à financer les six jours de mixage sonore et cinq jours d’étalonnage. Ils seront aussi utilisés aux projections et à la communication.  (découvrir le projet sur Proarti).

 


Nouveau et intéressant !

semaine des liensLa Fédération française pour les liens sociaux annonce la première édition de la Semaine des liens, prévue du 23 au 29 novembre 2026 partout en France. L’événement veut faire passer la sensibilisation à l’action :  valoriser la place des relations sociales dans la vie quotidienne et encourager chacun à prendre part à des initiatives locales. Son thème, « Faire le premier pas », rappelle que les liens se forment peu à peu, grâce aux échanges et aux occasions de se rencontrer. 1

Les premiers gestes peuvent sembler difficiles : parler à une personne inconnue, renouer avec quelqu’un qu’on n’a pas vu depuis longtemps, ou rejoindre un collectif. Des exemples donnent un sens concret à la démarche :  plus de 200 initiatives sont annoncées, ainsi que huit conférences et masterclass gratuites, en ligne ou en présentiel, du 23 au 26 novembre. Elles aborderont notamment les liens de voisinage, l’isolement social et les raisons pour lesquelles aller vers l’autre n’est pas toujours facile. (visiter le site dédié)

 


Les liens qui vous intéresseront…

 

Dans la presse professionnelle

 

 


Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi surtout à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser en me fournissant tous ces liens !

Photo en une : une session du Haut Conseil du Travail Social à une époque où j’y participais en 2021

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