Un manifeste pour un service public plus humain / Une revalorisation à minima / La réforme de l’adoption au J.O

300 organisations ont signé un « Manifeste pour un service public plus humain et ouvert à ses administré(e)s

300 organisations agissant en solidarité avec les personnes, françaises ou étrangères, en situation de précarité ont signé un appel solennel dénoncent une dérive liée principalement à la dématérialisation. Celle-ci apporte des avantages à de nombreuses personnes, mais est aussi une source majeure d’entrave à l’accès aux droits pour d’autres.

La fermeture de trop multiples administrations pendant le confinement du printemps 2020 a amplifié ce phénomène. Le développement du numérique se substitue à l’accueil physique, alors qu’il nécessite luimême un accompagnement humain. Les personnes précaires se tournent donc souvent pour réaliser leurs démarches en ligne vers les associations, syndicats, collectivités territoriales, centres sociaux, voire les employé(e)s de médiathèque, qui les accompagnent en plus de leurs missions initiales.

La démission du service public (par manque de moyens) exclut toujours un peu plus du droit commun une frange de la population. Cela porte atteinte au principe d’égalité d’accès au service public, ainsi qu’à sa gratuité et à sa continuité. Les structures signataires appellent les pouvoirs publics à remettre ces principes au cœur de l’organisation des administrations.

Le maintien d’une alternative au numérique s’impose, conformément à la loi et à la jurisprudence du Conseil d’État (et à la demande de la Défenseure des Droits). L’accueil physique ne saurait être réservé à celles et ceux ayant réussi à franchir le mur numérique. Les signataires exigent un service public humain et ouvert à ses administré(e)s, qui fonctionne pour toutes et tous et ne sacrifie personne !

(lire le communiqué de presselire l’appel avec la liste des signataires)

 


Oubliés du Ségur : Une revalorisation à minima

Au vu des manifestations de ces derniers mois et des revendications qui en émergeaient, cette simple réparation financière semble un peu courte selon Myriam Léon qui l’écrit dans Lien Social. Pourtant, selon Patrick Doutreligne, président de l’Uniopss,  « C’était loin d’être gagné, les négociations partaient sur des sommes beaucoup plus basses et sans l’engagement des départements qui financent une bonne partie de l’action sociale. »

Mais c’est sur les réseaux sociaux que la prudence est de mise. L’annonce de ce coup de pouce suscite une certaine méfiance, comme le résume ce post du groupe « Tu sais que tu es travailleur social quand…  » qui s’attend en retour à un « coup de pied au cul de nos conventions collectives ». En effet, même si les syndicats des salariés ont martelé leur vigilance concernant un nivellement par le bas, le Premier ministre a insisté sur la volonté du gouvernement de négocier une convention unique.

Le risque est de voir la Convention collective 66 s’aligner sur la 51 qui si elle offre des débuts de carrière plus intéressants se traduit toutefois par des évolutions moins intéressantes, sans les temps de récupération qu’offrait la CC66 à laquelle tiennent tant les travailleurs sociaux qui en bénéficient. Il ne faut pas oublier non plus que « la revendication première des salariés de terrain reste d’obtenir des moyens humains pour accompagner dignement les publics en situation de fragilité. Après des années d’abandon, pas sûr que l’entreprise de séduction de Jean Castex suffise à recoller les morceaux entre le secteur et ses professionnels » conclut Myriam Léon. (lire l’article de Lien Social)

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La réforme de l’adoption est au Journal officiel

La loi du 21 février visant à réformer l’adoption est publiée. Prise en compte des couples homoparentaux, renforcement du rôle de l’Aide social à l’enfance… Léna Jabre de la Gazette des Communes passe en revue les dispositions qui intéressent les collectivités. Cette loi comporte trois titres :

  • Faciliter et sécuriser l’adoption dans l’intérêt de l’enfant. C’est dans ce titre qu’apparaissent de nouvelles dispositions dont celles qui permettent de prendre en compte l’homoparentalité.
  • Renforcer le statut de pupille de l’Etat et améliorer le fonctionnement des conseils de famille. La composition du conseil de famille est modifiée. Le conseil départemental, en plus de ses deux représentants, devra faire siéger deux suppléants. L’une d’entre elles est personnalité qualifiée pour sa compétence et son expérience professionnelles en matière d’éthique et de lutte contre les discriminations. C’est là aussi que le statut de pupille de l’État (pouvant être adopté) stipule que le recueil de ces enfants devient une compétence exclusive de l’Aide sociale à l’enfance (ASE)
  • Améliorer les autres dispositions relatives au statut de l’enfant. ce sont des dispositions à prendre dès  lors qu’une tutelle est déclarée vacante (s’il est impossible de mettre en place une tutelle avec un conseil de famille ou d’admettre l’enfant à la qualité de pupille de l’Etat.).

 

(lire l’article de la gazette des communes)

 


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Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser

Photo : Dessin du manifeste « pour un service public plus humain et ouvert à ses administrés »

 

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