Médico-social : des salaires « indécents » / Loire : 2 éducateurs agressés / « La crise sème la misère » disent les élus

Médico-social : les personnels veulent être payés décemment

Les personnels du secteur social et médico-social se sont retrouvés, lundi devant la préfecture des Bouches-du-Rhône. Ils réclament un rattrapage de leur perte salariale depuis plus de 20 ans explique le journal La Marseillaise. La journaliste Agathe Lhotte explique que « c’est avec le visage masqué, comme pour dire qu’ils sont « les invisibles », que les personnels qui travaillent dans le secteur social et médico-social se sont mobilisés ».

Elle donne la parole à Christian Barbe, délégué CGT : « Ça fait 20 ans que les salariés travaillent en perdant chaque année du salaire. C’est-à-dire que le Smic a augmenté de 40% en 20 ans et aujourd’hui pour les travailleurs sociaux, le point n’a augmenté que de 38 centimes. » …/… « On en a marre d’être payés au lance-pierre, il faut revaloriser nos professions, nos salaires et qu’on nous prenne enfin au sérieux », lance Magali, éducatrice auprès d’enfants en situation de polyhandicap (lire l’article de La Marseillaise)

 


Loire : cinq jeunes d’un centre éducatif agressent deux éducateurs pour avoir refusé une pause clope

Le déchaînement de violence est parti d’une punition : deux éducateurs ont été violemment agressés mercredi 10 mars au soir par des jeunes dans un centre éducatif renforcé de La Valla-en-Gier, dans la Loire. Les cinq adolescents s’en sont aussi pris à du mobilier et des voitures du centre explique la journaliste Céline Autin sur France Bleu.

« Vingt gendarmes ont dû intervenir pour calmer le jeu ». Drôle de « jeu » quand on apprend que l’un des deux éducateurs a été retrouvé inconscient, l’autre en état de choc, tous deux conduits à l’hôpital. Ce qui choque aussi est la violence extrême de cette agression. Les jeunes concernés ont été placé en garde  vue prolongée. (lire l’article de France Bleue)


La crise sème la misère, les élus récoltent la colère

C’est le Courrier des maires qui le confirme. « Sur le terrain, la colère gronde » explique Hugo Soutra « Si ce climat d’anxiété venait à s’épaissir au cours des prochains mois, les conséquences sociales et politiques pourraient vite se révéler dramatiques ».

Le journaliste reprend les propos du président du conseil départemental de Gironde, Jean-Luc Gleyze : « Des actifs précaires comme des retraités modestes nous reprochent d’en faire trop pour les personnes ayant peu, et pas assez pour les gens comme eux » …/… Le problème, explique-t-il, « c’est que certains petits indépendants ou agriculteurs en difficulté ne solliciteront jamais les aides sociales pour lesquelles ils ont cotisé, tant ils ont une vision péjorative et dégradante de la solidarité. »

Certains élus parlent même de « climat quasi insurrectionnel » : « Qu’est-ce que l’assistanat, d’ailleurs, quand le tissu économique ne propose pas assez de travail, et que l’offre de formation n’est pas adaptée aux emplois disponibles localement ? », questionne Djoudé Merabet, ex-travailleur social aujourd’hui maire (PS) d’Elbeuf (Seine-Maritime). «Cette crise est dure – il y a des morts, des licenciés et de l’aigreur -, mais je vois aussi un formidable élan citoyen. Les maires, en tant qu’artisans de la solidarité, ne doivent pas se décourager. » (lire le Courrier des maires)


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La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre. Merci à elle

Photo créé par karlyukav – fr.freepik.com

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