« Si rien ne se passe, c’est la fin du métier » / Confinement : « cris, colère et chuchotements » / De la rue à l’abri sur France 2

« Si rien ne se passe, c’est la fin du métier » : famille d’accueil, une profession en déshérence

Sans plan d’action, le métier d’assistante Familiale pourrait disparaître dans les dix ans à venir.  Solène Cordier journaliste au Monde rappelle que 76 000 mineurs sont hébergés chez des accueillants familiaux. Mais la profession est « vieillissante »  avec une moyenne d’âge de 55 ans, et souffre d’un manque de renouvellement.

La « stratégie nationale de prévention et de protection de l’enfance 2020-2022 », annonçait parmi les chantiers prioritaires pour les trois ans à venir celui de l’ouverture de négociations collectives pour « rénover le métier » d’assistant familial Qu’en est-il aujourd’hui ? Le Covid-19 est passé par là et les décisions  ont été repoussées à l’année prochaine. Les groupes de travail stoppés durant le confinement ont repris depuis juin dernier et se poursuivent jusqu’à février 2021 précise Évelyne Arnaud Chargée de mission au Syndicat Professionnel des Assistants Familiaux. Si le terme de négociation est utilisé un peu partout, le SAF indique qu’il faudrait plutôt utiliser le mot « consultation » qui est dans les faits plus approprié.

Mais Déja en 2019 le Média Social titrait sur cette « profession en crise » en précisant que Les départements ont de plus en plus de difficultés à les recruter. Et franchement cela se  comprend aisément au regard des contraintes de ce métier, des risques aussi et de la faible reconnaissance tant financière que sociale. (lire l’article du Monde | lire l’article du Média Social)

Cris, colères et chuchotements au temps du confinement

Actuellement enseignant en charge de la formation de futurs assistants sociaux, Marc Chambeau vient de publier « Restez chez vous », un ensemble de textes écrits durant le confinement.  Ce travailleur social de Namur en Belgique présente des moments de la vie de celles et ceux qui ont vécu ce confinement de manière plus compliquée du fait de leur situation psychologique ou sociale. Et il raconte également le vécu de certains professionnels des métiers qui ont été considérés comme plus essentiels durant cette période comme les infirmières, les employées des supermarchés, les travailleurs sociaux.

Patricke Lefebvre journaliste à DH explique qu’il faut garder en tête que l’écrivain est avant tout un travailleur social et qu’il y a très certainement un message qu’on pourrait qualifier de politique derrière chacune de ces histoires, « mais la volonté première a surtout été de raconter, de permettre à la lectrice ou au lecteur de prendre du plaisir à découvrir ces gens, de s’intéresser à eux, de manifester de la compréhension ou de l’incompréhension vis-à-vis de leurs attitudes. Certainement de ne pas rester indifférent. L’écriture, le style, les mots utilisés sont donc des éléments très importants de la proposition qui se veut fondamentalement littéraire également. »

Marc CHAMBEAU, Restez chez vous ! Portes closes, Cerisier, 2020, 146 p., 12 €    (lire l’article de DH)

« De la rue à l’abri », au cœur du quotidien des femmes sans domicile fixe

Plus de 300 000 personnes sont sans domicile fixe en France. Et parmi elles, de nombreuses femmes, invisibilisées. Dans un documentaire qui sera  diffusé le mercredi 2 décembre, France 2 leur redonne la parole. Le journal Le Dauphiné a visionné cette émission en avant première et il est conquis.

Grâce à l’œil de la réalisatrice Claire Lajeunie, on découvre le quotidien d’Emilie, de Catherine, de Myriam… Des femmes que rien ne prédestinait à chercher un abri chaque soir pour dormir au chaud et en sécurité.

Recueillir la parole de ses femmes n’est pas chose aisée. Mais la réalisatrice relève le défi avec brio. Toutes se livrent sans fard, sans faux-semblant à la caméra. Elles ont leur histoire à raconter : les violences subies dans la rue, leur découragement face à des appels trop souvent sans réponse au 115 ou face à des refus d’un hébergement faute de places disponibles. (lire l’article du Dauphiné)

 

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2 réponses

  1. Bonjour M.Dubasque,
    Tout d’abord merci d’avoir relayé cet article du Monde concernant la situation des assistants familiaux. Une précision toutefois concernant les négociations sur la réforme du statut de notre métier annoncé par Adrien Taquet, les groupes de travail stoppés durant le confinement ont repris depuis juin dernier et se poursuivent jusqu’à février 2021. J’en profite ici pour reprendre le terme de « négociations » employé par le secrétaire d’État et repris un peu partout, même dans nos organisations pour le remplacer par le terme plus approprié de « consultation ». Les négociations….s’il y a lieu, viendront plus tard avec les partenaires sociaux entre autres

    Evelyne Arnaud
    Chargée de mission au SAF
    Syndicat Professionnel des assistants Familiaux
    http://www.safsolidaires.fr

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