Aides à domicile : primes ou déprimes ? Pour une revalorisation urgente des «métiers du lien» / Confinement : l’INSEE constate les inégalités

Aides à domicile : imbroglio autour du montant de la « prime Covid »

Le gouvernement a décidé que les départements devaient prendre en charge cette prime. Certains ne veulent pas payer à la place de l’État résume dans le journal Le Monde.

« Prime ou déprime ? », interroge Mélanie Abalzi directrice de l’association Effik’ass, qui emploie 150 aides à domicile en Haute-Savoie. « Aucune salariée « n’a déserté » pendant la crise du Covid-19, explique-t-elle. Ne pas leur verser de prime « ne dirait rien d’autre que le mépris qu’on peut avoir de notre profession », prévient la jeune femme dans l’attente d’une annonce du conseil départemental de Haute-Savoie.

La journaliste a fait le tour de plusieurs Départements :

  • La Meurthe-et-Moselle a ainsi prévu de débloquer 2,2 millions d’euros pour verser une prime de 1 500 euros
  • Le Nord a fixé un barème à 514 euros assorti d’une revalorisation du tarif horaire
  • En Gironde : le tarif de l’APA sera augmenté et l’exécutif local déclare veiller à ce que « cette hausse soit répercutée sur le bulletin de paie des salariés »
  • En Dordogne, la prime sera de 500 euros
  • Dans la Vienne ce sera moins : 200 euros
Une prime est envisagée à Paris, dans les Yvelines ou encore le Bas-Rhin, mais son montant n’est pas fixé. « Les Deux-Sèvres se donnent le temps de la réflexion. Mais aucune prime n’est à l’ordre du jour en Corrèze » précise le Monde. (Cela fait un peu désordre tout cela mais que voulez-vous, c’est aussi ça la décentralisation) (lire l’article du Monde)
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Deux députés pour une revalorisation urgente des « métiers du lien »

Ils sont politiquement opposés mais ont travaillé ensemble et sont d’accord sur ce point : François Ruffin (FI) et Bruno Bonnell (LaREM), viennent de rendre public un rapport de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale sur les « métiers du lien ».

« Elles sont assistantes maternelles, accompagnantes d’enfants en situation de handicap (AESH), aides à domicile ou animatrices périscolaires. Elles ont en commun d’être essentielles au vivre-ensemble, mais ne sont pas reconnues, respectées, ni payées à leur juste valeur. C’est ce qui ressort du rapport que les 2 élus viennent de présenter » précise le journal l’Humanité

À la question « Que demandez-vous en priorité ? », elles répondent en chœur : « La reconnaissance ! » « Nous sommes invisibles, et, pourtant, presque tout le monde dans son entourage connaît quelqu’un qui a besoin de nous » explique Annie, auxiliaire de vie sociale dans la Somme. (lire un extrait de l’article de l’Humanité sur the world news)
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Conditions de vie pendant le confinement : l’INSEE constate les inégalités

Le confinement sanitaire lié à l’épidémie de Covid-19 a duré près de deux mois et a profondément modifié les conditions de vie. Valérie Albouy et Stéphane Legleye qui travaillent tous deux au département des ressources et des conditions de vie des ménages de l’Insee viennent de publier une étude sans équivoque :

  • 20 % des personnes disent que la situation financière de leur ménage s’est dégradée. Les conséquences négatives du confinement ont été plus fréquentes pour les personnes aux revenus modestes, qui ont aussi perçu cette période comme plus pénible. Les femmes ont, plus que les hommes, réduit leur activité professionnelle et consacré du temps à leurs enfants mais aussi cumulé quotidiennement plus de 4 heures de travail et plus de 4 heures avec leurs enfants.
  • Les ouvriers ont connu davantage de restrictions d’activité professionnelle. Les personnes en emploi aux revenus modestes ont été les plus touchées : 37 % des personnes dont le niveau de vie se situe parmi les 40 % les plus modestes ont été concernées par au moins une de ces restrictions, contre 27 % parmi les 20 % les plus aisées. Les familles monoparentales ont été plus souvent concernées par les restrictions d’activité liées à la garde d’enfant (27 % contre 16 % pour le reste de la population).

En bref il y a eu davantage de télétravail pour les cadres, un temps passé sur écran important. Sans véritable surprise, les femmes ont assuré une grande part de la prise en charge des enfants. La situation financière des plus modestes s’est plus souvent dégradée et enfin les personnes seules jugent le confinement plus pénible (lire l’étude de l’INSEE)

et aussi :

 

La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre (merci à elle)

photo : créé par freepik freepik@freepik

 

 

 

 

 

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