Bonjour et bienvenue à cette revue de presse ! Aujourd’hui, cap sur des initiatives et préoccupations qui nous touchent toutes et tous : l’appel des parlementaires pour améliorer la santé mentale des mineurs, l’urgence d’une action collective contre la pauvreté et l’ingéniosité solidaire à Amiens avec ses casiers destinés aux personnes sans abri. On y découvre les réalités de terrain, des propositions concrètes, des histoires humaines, et des pistes intéressantes… Sans oublier les multiples liens susceptibles de vous intéresser ! Bonne lecture !
Les parlementaires alertent sur l’urgence à agir pour la santé mentale des mineurs

La mission d’information sur la santé mentale des mineurs, conduite par les députées Nathalie Colin-Oesterlé (Horizons) et Anne Stambach-Terrenoir (LFI), tire la sonnette d’alarme. Leur rapport souligne une « urgence à agir » pour une politique de santé mentale des jeunes plus ambitieuse et mieux coordonnée. Face à une demande croissante de soins et une offre qui peine à suivre, les députées dénoncent les conséquences dramatiques de la situation : retards de prise en charge, hausse du recours aux psychotropes, saturation des urgences, et familles livrées à une offre de soins souvent illisible. Les autrices du rapport notent les raisons de ces difficultés : la pénurie de professionnels, une inégale répartition sur le territoire et la diminution des moyens hospitaliers. Ça fait beaucoup.
Le rapport avance une cinquantaine de recommandations. Il met l’accent sur le renforcement des dispositifs existants, plutôt que la création de nouvelles structures à tout-va. L’objectif est de proposer une offre « graduée » et « sectorisée ». Elle doit reposer sur les professionnels de première ligne comme les médecins généralistes, les maisons des adolescents, mais aussi le renfort des centres médico-psychologiques.
Les députées appellent à la création d’équipes mobiles dotées de moyens dédiés pour intervenir à domicile. Elles insistent sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les secteurs sanitaire, social, médico-social et éducatif. Elles rappellent au passage que les jeunes relevant de l’aide sociale à l’enfance, sont surreprésentés parmi les jeunes en souffrance psychique sans bénéficier pour autant de véritables parcours de soins.
L’accent est également mis sur la prévention dans tous les environnements où évoluent les mineurs : milieu familial, école, et monde numérique. Un autre champ de propositions concerne la formation, avec l’instauration de stages obligatoires en santé mentale pour les infirmiers afin d’élever le niveau général de compétences au sein du système de soins. (Lire l’article de santementale.fr) (Rapport d’information n° 1700, déposé le jeudi 10 juillet 2025, disponible sur le site de l’Assemblée nationale)
- Troubles anxieux : prévalence élevée chez les plus défavorisés | Santé Mentale
- Dans les centres médico-psychologiques, porte d’entrée du soin psychiatrique, le tri des patients s’impose de plus en plus | Le Monde
- Prison : les 14 préconisations parlementaires pour améliorer la santé mentale | ASH
- Santé mentale des mineurs: un rapport parlementaire appelle à une « politique ambitieuse » | LCP
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Il est urgent d’organiser le combat contre la pauvreté

C’est l’été, vous auriez pu passer à côté de cet appel publié par la Tribune Dimanche. Luc Carvounas, président de l’union Nationale des CCAS (Unccas), et Didier Duriez, président du Secours Catholique, ont pris la parole au nom des principales associations d’aide sociale. Ils dénoncent l’ampleur croissante de la pauvreté dans le pays et insistent sur la nécessité d’agir davantage. Ils expliquent que l’action publique actuelle reste largement insuffisante face à la complexité des besoins. Les présidents rappellent que les associations, en première ligne sur le terrain, constatent un accroissement marqué des demandes d’aide. « La pauvreté n’est pas une fatalité » disent-ils.
Les auteurs s’inquiètent du manque de coordination entre les acteurs institutionnels et associatifs. Les réponses politiques peinent à s’adapter à la réalité vécue par les personnes en difficulté. Ils expliquent que les dispositifs existants, souvent fragmentés, conduisent à de lourdes démarches décourageantes pour les plus démunis. « trop souvent, les familles frappent à de nombreuses portes, sans obtenir une aide efficace ou durable ».
Ils plaident pour une organisation nationale structurée autour de la lutte contre la pauvreté, afin d’offrir des solutions cohérentes et accessibles à tous. Cette organisation devrait non seulement garantir un meilleur accès aux droits fondamentaux, mais aussi permettre à chaque citoyen, même le plus vulnérable, de vivre dignement. Les présidents insistent : « Il est grand temps de reconnaître la pauvreté comme un enjeu collectif, qui nécessite une mobilisation de toutes les forces vives du pays. » (C’est une pierre lancée dans le jardin des commissaires à la lutte contre la pauvreté, dont les résultats des actions tardent à venir). (Lire l’appel dans la Tribune Dimanche)
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Les casiers solidaires d’Amiens : une porte ouverte sur l’accompagnement

Ils sont pratiques et utiles ! Olivier Bonnin de la Gazette Santé Social attire notre attention sur un nouveau dispositif solidaire basé à Amiens : douze casiers sécurisés, d’une capacité d’un mètre cube chacun, permettent aux personnes sans domicile fixe de mettre à l’abri leurs papiers, vêtements et objets personnels. Installés en partenariat avec l’association Emmaüs Alternatives, ces casiers, accessibles 24h/24 et placés sous abri, sont répartis entre le centre-ville et un quartier périphérique, à proximité de lieux stratégiques comme l’auberge de jeunesse et les Restaurants du cœur. Selon Mathilde Roy, adjointe au maire, il ne s’agit pas simplement d’une consigne temporaire : les personnes à la rue peuvent conserver leur casier pendant plusieurs mois selon leurs besoins, un moyen de sécuriser leurs biens tout en allégeant leur quotidien.
La démarche va bien plus loin que le stockage. Comme le souligne Christelle Briatte, cheffe de service à la cohésion sociale du CCAS, ces casiers sont avant tout un « prétexte et un outil pour créer un lien avec les bénéficiaires ou le maintenir dans la durée ». L’accès à un casier n’est donc pas automatique : il s’accompagne de la signature d’un contrat entre le bénéficiaire, le CCAS et l’un des acteurs associatifs locaux. Sans critères trop restrictifs, ce contrat formalise un engagement : respecter le casier, participer à des entretiens réguliers, et parfois s’appuyer sur ce lien pour entamer ou reprendre des démarches administratives, comme demander une carte d’identité ou le RSA.
L’accompagnement social est au coeur du projet. Les potentiels bénéficiaires sont repérés par le CCAS ou par les associations partenaires, puis accompagnés individuellement dans leur parcours. Cette relation personnalisée permet d’adapter les objectifs à chaque situation, en privilégiant l’écoute, la confiance et la durée. Un exemple illustre cette dynamique : un jeune sorti de l’Aide sociale à l’enfance, d’abord réfractaire à tout accompagnement, a fini par accepter un casier… et par là-même, un cheminement vers une nouvelle forme de suivi. Bien joué et bien vu ! (lire l’article de la Gazette Santé Social (abonnés))
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Photo : zotev7 sur depositphotos


