Coronavirus : les CHRS tentent de s’organiser / APF : des manifestations perturbées / La cérémonie de la honte : #Soyonshumains 

Coronavirus : les centres d’hébergement pour sans-abri tentent de s’organiser sans grands moyens

Environ 250 000 personnes sont hébergées chaque soir dans des structures consacrées à l’accueil des sans-abri ou des demandeurs d’asile sans compter les personnes qui fréquentent les accueils de jour ou les plates-formes de premier accueil pour les migrants. Pour le moment, aucun cas de contamination au coronavirus n’a été déclaré mais les salariés et les associations se sentent plutôt démunis pour réagir.

La journaliste dans le journal Le Monde a interrogé sur ce sujet Florent Gueguen le directeur de la Fédération des Acteurs de la Solidarité. Elle indique aussi que « le ministère du logement et la direction de la cohésion sociale prennent très au sérieux ces risques et ont réuni, lundi 2 mars, les associations qui gèrent ces centres d’hébergement, notamment la Croix-Rouge, Emmaüs, Aurore et l’Armée du salut. Des consignes d’hygiène et de surveillance ont été diffusées « mais ces recommandations sont sur le terrain, difficilement applicables », note Florent Gueguen ».

Les masques font cruellement défaut et les salariés ne peuvent exercer une surveillance individuelle, comme la prise de la température deux fois par jour, étant donné le nombre de personnes hébergées, et surtout, ils ne disposent pas de chambres individuelles pour isoler les personnes susceptibles d’avoir été contaminées. Certains salariés songent aussi à exercer leur droit de retrait.
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Coronavirus : la mobilisation contre la pauvreté des personnes avec handicap perturbée mais pas annulée

 L’APF France handicap avait appelé à une mobilisation nationale ce jeudi 5 mars, revendiquant qu’aucune personne en situation de handicap ou atteinte d’une maladie invalidante ne puisse vivre sous le seuil de pauvreté.

En raison de la situation actuelle concernant le coronavirus et le profil d’un grand nombre de manifestants dont certains ont un état de santé fragile, elle a été contrainte d’annuler ces manifestations

Ce qui ne remet pas en cause la protestation contre la situation des deux millions de personnes qui ne peuvent pas, plus ou peu travailler en raison de leur handicap, d’une maladie, de l’âge ou de leur rôle d’aidant  et qui sont condamnées toute leur vie à vivre sous le seuil de pauvreté, évalué à 1 041 euros.

APF France handicap demande la création du revenu individuel d’existence afin que les personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante puissent vivre dignement ainsi que la suppression de la prise en compte des ressources du conjoint / de la conjointe dans le calcul de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). (lire l’article de Lien Social) et (le dossier de presse sur ce sujet)

#VoixAuChapitre : David « Avec l’AAH on survit à peine »

La cérémonie de la honte : #Soyonshumains.

Il y a les discours et la réalité : lors d’une cérémonie tenue le 2 mars au Théâtre de l’Atelier à Paris, la Fondation Abbé Pierre a fait remettre par des personnalités, dont les humoristes Guillaume Meurice et Blanche Gardin, les trophées des pires dispositifs anti-SDF en France et à l’étranger. L’AFP relate cet évènement dans un article publié par l’Express.

Grilles, Pics, barreaux, mais aussi des rochers sous les porches et sous les ponts ou encore les arrêtés anti-mendicité… tous les moyens sont bons pour faire la chasse aux personnes vivant dans la rue.

Plus de 450 installations sélectionnées concourraient, grâce au signalement sur Twitter sous le hashtag #Soyonshumains. Parmi les villes récompensées Lyon remporte le trophée « Fallait oser » avec son rail de fer en plein milieu d’un ban de jardin.  Mais aussi le « dispositif le plus agressif », pour cet immeuble du Xe arrondissement de Paris qui a installé des poteaux en métal plantés dans son entrée.

Toute honte bue l’État, les collectivités, les entreprises, commerçants ou encore riverains usent de « moyens inhumains » pour empêcher les plus démunis de s’abriter et les « invisibilisent » en les éloignant des centres-villes et, finalement, des regards, commente la Fondation.

 « Faut-il pleurer, faut-il en rire / Fait-elle envie ou bien pitié / Je n’ai pas le cœur à le dire » chantait en son temps Jean Ferrat. (lire l’article de l’AFP dans l’Express) (la carte des dispositifs anti SDF).

Sur ce même sujet : le média social : La fondation Abbé-Pierre étrille les équipements anti-SDF

 

photo : Xavier Donat « Dans l’air du temps (d’actualité) » Prise le 27 juin 2009 Certains droits réservés

Cette revue de presse a été rédigée pour une grande partie par mon collègue Tom Léducspé… Merci à lui pour ce coup de main 

 

 

 

 

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2 réponses

  1. Bonjour
    Merci pour les articles et cette revue de presse, malheureusement beaucoup sont inaccessibles car payants.
    Emile

  2. Bonjour,
    Tout d’abord merci pour votre travail.
    Il y’a un problème qui spécialement a attiré mon attention c’est celui des personnes âgées migrantes. Après avoir passé des années sans papiers et après une régularisation, elles se retrouvent âgées, sans vraiment pouvoir travailler ou trouver un travail. De ce fait elles n’ont Pas droit à la retraite ni a aucune autre prestation. Elles se retrouvent à un âge avancé sans aucune ressource avec une situation figée sans solution.

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