Un refuge pour fuir l’homophobie / Souffrance en protection de l’enfance / l’e-santé pour nous sauver de nos addictions ?

Marseille : trouver refuge pour fuir l’homophobie

France 3 est allé à la rencontre de Amir et Edilson. Ils ont dû fuir leur famille et leurs repères pour sauver leurs vies. Persécutés à cause de leur homosexualité, ils ont subi harcèlements, menaces et coups avant de se rendre au Refuge. Depuis, ils tentent peu à peu de se reconstruire et de commencer une nouvelle vie. c’est l’occasion de présenter cette structure nationale et la place des travailleurs sociaux dans l dispositif d’aide à la reconstruction

Le Refuge

Crée en 2003, cette association cherche à lutter contre l’isolement des jeunes homosexuels et transsexuels. Elle propose un hébergement temporaire des jeunes (7 places à Marseille) pour les jeunes victimes de rejet familial, discrimination ou violences physiques ou morales. Les jeunes sont alors accompagnés pour favoriser leur bien-être physique ou moral avant d’acquérir davantage d’autonomie et envisager une réinsertion professionnelle.

L’association propose aussi de la prévention en milieu scolaire afin de sensibiliser à l’homophobie et aux effets provoqués sur les victimes.

A Marseille, l’équipe est composée d’un CESF (conseiller en économie sociale et familial), un moniteur éducateur, une éducatrice spécialisée, une psychologue et de nombreux bénévoles. 

Un reportage signé  Sidonie Canetto, Xavier Schuffenecker et Sébastien Micaelli. (lire l’article de France 3)

Souffrance dans la protection de l’enfance : « Je veux sauver ma peau. Soit ça change, soit j’arrête »

Le magazine rue 89 nous parle de l’épuisement des travailleurs sociaux du Bas Rhin à travers le mouvement de protestation qui n’a mobilisé qu’une trentaine de professionnel. Pourtant les témoignages font preuve de réelles souffrances au travail. Il semble bien qu’un seuil ait été franchi. La direction reconnait  « La saturation du dispositif d’accueil et ses conséquences pour les jeunes et pour vous, professionnels » .  «J’ai l’impression de m’autodétruire», raconte une travailleuse sociale sous couvert d’anonymat. « La moitié de mon équipe est partie il y a six mois. Ils ont demandé une mutation ou leur retraite anticipée ». «L’heure est grave. Si les choses ne bougent pas d’ici septembre, je vais sauver ma peau. Je fais pas ce boulot pour l’argent, je le fais pour son sens. Mais on est dans un tel état. On est épuisé. Soit ça change, soit j’arrête.»  (lire l’article de rue 89).

Comment l’e-santé peut nous sauver de nos addictions

Un rapport remis mardi à la Mission interministérielle de lutte contre les drogues,  montre comment le numérique peut être la solution pour prendre en charge les patients «accros». « Le constat est simple : 90 % des Français qui ont un smartphone ne s’en séparent jamais à plus d’1m50. Grâce à ce petit écran, les personnes addicts pourront évaluer leur niveau de dépendance sur les applis, obtenir un suivi, avec un psychologue en ligne, accéder à des forums d’entre-aide, démarrer une consultation par vidéo, partager leur dossier médical avec les spécialistes ». Cette vision assez enthousiaste possède quand même quelques limites : «Le numérique ne remplacera jamais le face-à-face avec un médecin, miroir de nos contractions», analyse Hugo, 31 ans, accro au jeu, au cannabis et à l’alcool. La dimension humaine reste aussi «essentielle» pour Mickaël Naassila, directeur du groupe de recherche sur l’alcool à l’Inserm. Tous en ont conscience, la technologie n’est pas la solution miracle, mais elle est « une vraie opportunité » (lire l’article du Parisien)

et aussi

Radicalisation : un guide dédié aux acteurs de la prise en charge

Le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR) a publié un guide des bonnes pratiques destiné aux acteurs de la prise en charge des personnes radicalisées. Les travailleurs sociaux sont principalement concernés. « L’ouvrage identifie les bonnes pratiques dans cinq domaines d’intervention : la formation/sensibilisation, l’évaluation des situations, l’accompagnement et la prise en charge, le soutien aux familles et le soutien aux professionnels. Il s’adresse aux professionnels du travail social et plus particulièrement à ceux qui interviennent au sein des Cellules de suivi pour la prévention de la radicalisation et d’accompagnement des familles (Cpraf) et auprès de personnes (mineures ou majeures) « en voie de radicalisation ».  (lire l’article de la Gazette des Communes)

Photo : Mathilde, éducatrice spécialisée au « Refuge » à Marseille, (capture d’écran du reportage de France 3)

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