Didier Dubasque
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« Un monstre est entré dans ma chambre » / Métiers de l’humain : une lettre ouverte / L’accès aux droits des « Gens du voyage »

« Un monstre est entré dans ma chambre » : au cœur d’un foyer d’urgence pour enfants

Ce reportage publié par Ouest France nous montre le quotidien au Centre Départemental de l’Enfance situé à Saint Sébastien en Loire Atlantique (CDEF). Cette structure accueille quarante-sept enfants, âgés de 0 à 16 ans, répartis en unités par classe d’âge. La journaliste Stéphanie Bazylak y a passé deux soirées et deux nuits aux côtés des enfants et des professionnel(le)s qui veillent sur eux.

Victimes de violences intrafamiliales ou de négligence, ces enfants ont été retirés de chez eux en urgence.  Ils ont été confiés par un juge au CDEF en attendant un placement dans une famille d’accueil ou un foyer ou plus simplement en attendant de retourner chez eux. Ils sont hébergés dans des unités séparées par classe d’âge : 0-3 ans, 3-6 ans et 6-16 ans. Chacune dans un bâtiment différent, tout en bois, pensé comme une petite maison.

Les séjours sont supposés ne pas excéder six mois. La durée moyenne est en réalité de plus d’un an pour les plus petits, neuf mois pour les plus grands. « En journée, chaque unité compte deux éducateurs ou auxiliaires, aidés par une maîtresse de maison. Le recours aux intérimaires est fréquent pour remplacer les absences. Le passage de relais entre l’équipe de jour et de nuit se fait vers 22 h, lorsque la maisonnée dort à poings fermés » précise la journaliste. Elle nous raconte aussi le travail des puéricultrices et des auxiliaires de la pouponnière qui veillent sur vingt-deux bébés. (lire l’article de Ouest-France)

 


Métiers de l’humain : une lettre ouverte invite les départements à tenir leurs engagements

Un collectif de sept fédérations et organismes vient d’adresser un courrier sous forme d’appel au président de l’Assemblée des Départements de France. (la Cnape, la Fédération des acteurs de la solidarité, la Fehap, la Mutualité française, Nexem, l’Unapei et l’Uniopss) . Il rappelle d’abord que le 18 février 2022, à l’issue de la conférence des métiers de l’accompagnement social et médico-social, Jean Castex, à l’époque Premier ministre, annonçait une revalorisation salariale de 183 € nets pour les professionnels de la filière socio-éducative.

Or aujourd’hui « Cette revalorisation est inexistante ou partielle dans plus de la moitié des départements ». Le collectif rajoute qu’un autre engagement n’est toujours pas tenu  rapporte la rédaction des ASH : « en septembre dernier, Jean-Christophe Combe, ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, a indiqué un « financement de l’augmentation du point des conventions collectives » du privé non lucratif, au même niveau que dans la fonction publique » .

Le collectif représente près de 10.000 associations, mutuelles et autres organismes privés à but non lucratif. Il demande à l’ensemble des départements :

  • L’application uniforme et immédiate des revalorisations de 183 euros mensuels, issus des différents Ségur, accords Laforcade et conférence des métiers du social. Il réclame une prise en compte des dotations complémentaires correspondant au relèvement du point d’indice des conventions collectives de leurs secteurs ;
  • La prise en compte, dans les budgets des établissements et services, de l’importante hausse des coûts sur l’énergie et les matières premières.

(Lire l’article des ASH) (lire le communiqué du collectif)

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La Défenseure des droits se mobilise pour faciliter l’accès aux droits des « Gens du voyage »

La Défenseure des droits publie un dépliant et des fiches thématiques spécialement destinés aux « Gens du voyage ». Ces outils, construits avec les associations de voyageurs, visent à les aider à faire respecter leurs droits et faciliter leur recours à l’institution. Car dans ce domaine, rien n’est jamais acquis.

Claire Hédon liste les sujets qui fâchent : Difficultés pour inscrire les enfants à l’école, refus de domiciliation, discriminations à l’embauche, refus de raccordement à l’eau, difficultés d’accès aux aides sociales… Il faut le reconnaitre, les « Gens du voyage » subissent des discriminations et atteintes aux droits systémiques dans presque tous les domaines de leur vie quotidienne. Forte de ce constat, la Défenseure des droits avait d’ailleurs formulé 17 recommandations destinées aux pouvoirs publics dans le cadre d’un rapport publié fin 2021.

Seize situations fréquentes d’atteintes aux droits ont été identifiées et font l’objet de fiches thématiques qui sont désormais à votre disposition. Elles sont accessibles à tous sur une page internet dédiée et mis à disposition des associations et des acteurs qui interviennent auprès des voyageurs. C’est un beau travail qu’il convient de saluer.

 


Bonus

Voici un beau témoignage :

  • Mickaël, ancien enfant placé : «En grandissant, on comprend que c’est bénéfique». Les propos de ce jeune sont rapportés par Élise Forestier de La Voix du Nord. « Dans le malheur, il y a beaucoup de positif » dit-il. Au début, il a mal pris la décision de placement. « On est influencé par les parents, mais ils sont parfois nocifs. Les enfants ne sont pas placés pour rien. En grandissant, on comprend que c’est bénéfique ».  «J’ai toujours gardé un bon truc de mes passages en foyer, je n’ai jamais senti de contrainte.» …/… «Faut pas trop s’attacher aux éducateurs, mais ce n’est pas simple, c’est un soutien émotionnel. Ils sont toujours là pour te rattraper.» conclut-il. (lire l’article de la Voix du Nord)

 


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Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser

Photo de YuliiaKa sur Freepik

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