Toujours plus de sans-abri à Paris / Le travail social met le cap sur «l’aller vers» / Regards sur le travail social en équipe pluridisciplinaire

Toujours plus de sans-abri à Paris, en dépit de nouvelles places d’accueil

Trois mille six cent quarante et un sans-abri ont été recensés dans la capitale lors de la deuxième édition de La Nuit de la solidarité, organisée par la Ville de Paris, du 7 au 8 février. Soit 619 personnes de plus qu’en 2018 qui dorment à la rue, alors que trois mille nouvelles places d’hébergement ont été ouvertes. …/… La demande ne faiblit donc pas, saturant le numéro d’urgence du 115 et les 24 440 places d’accueil existantes.  ../…« Toutes les grandes métropoles du monde sont confrontées à ce flux incessant de nouveaux arrivants, de provinciaux ou de migrants », reconnaît Dominique Versini, adjointe à la solidarité de la maire de Paris. Le journal Le Monde propose une série d’infographie interessante qui permet de mieux connaitre les caractéristiques des personnes à la rue (lire l’article)

Le travail social met le cap sur «l’aller vers»

Cet article de la Gazette des communes est un fidèle compe-rendu du colloque organisé le 18 mars dernier à l’Hôtel de Lassay à Paris dans le cadre de la journée mondiale du travail social.  « Aller vers » es-il un changement de paradigme de la relation d’aide en travail social ou retour au cœur de métier comme le disent les travailleurs sociaux seniors ?.  « Cette notion de « l’aller vers », vieille comme les maraudes, est réactivée comme levier de lutte contre le non recours aux droits et aux prestations ». La journaliste de la Gazette, Catherine Maisonneuve précise que ce « non recours s’élèverait à 36% pour le revenu de solidarité active, entre 21 et 34% pour la couverture maladie universelle et entre 57 et 70% pour l’aide à la complémentaire santé. Ce non recours est une préoccupation partagée par l’Etat et les institutions ». (lire l’article de la gazette.fr)

« Travail social et équipe pluridisciplinaire : impacts, enjeux et perspectives »

Le numéro 272 de la revue française de service social vient de paraitre. Son dossier traite du travail pluridisciplinaire et de la notion d’équipe. Loin des clichés, ce numéro démontre que les travailleurs sociaux ne restent pas dans l’entre-soi. Ils construisent, analysent et mènent des actions avec d’autres professionnels de métiers différents issus par exemple du champ de la santé. la première partie de ce dossier  propose une étude conceptuelle des pratiques dans le domaine social et médical.  la seconde partie présente des témoignages d’assistantes sociales dans différents champs de leur secteur d’activité.

le sommaire de ce numéro accompagné d’un article de Laurent Puech intitulé « faire équipe est-il préjudiciable au secret professionnel ?« . Oui répond-t-il « La somme des violations de secret professionnel qui se produisent de la part de professionnels qui savent être soumis au secret est déstabilisante ». Lors de l’observation des pratiques d’une des 2 équipes au travail, il précise que « les violations de secret sont un système organisé. Si la règle institutionnelle impose de faire systématiquement remonter vers un cadre ou directeur les informations sur la situation de chacune des personnes reçues par l’assistant social, alors il n’existe aucun texte de droit qui autorise un tel fonctionnement ». L’auteur apporte une série de propositions pour agir autrement ce qui fait aussi l’intérêt de cet article qui ne juge pas mais propose. (lire l’article de Laurent Puech) (acheter le numéro de la revue française de service social)

et aussi

Grève des travailleurs sociaux à Saintes : « Les collègues sont à bout »

« Les collègues sont à bout », alerte Katia Gaudin, assistante sociale en polyvalence. Manque de personnel, non-remplacement des personnes en arrêt, augmentation des enfants placés, cas de plus en plus difficiles et charge administrative de plus en plus lourde affectent les agents, qui « ne travaillent plus que dans l’urgence, au détriment d’autres dossiers » mais aussi de la prévention. « Ils sont épuisés de chez épuisé ». (lire l’article de Sud Ouest)

La parentalité emmurée

Marie Douris, juriste, et Pascal Roman, psychologue, ont mêlé leurs approches pour étudier la parentalité en détention. Ils font le constat d’une relation parent-enfant fragilisée par la prison et décrivent une parentalité « empêchée », tant par des obstacles matériels que par la violence symbolique de l’enfermement. Ils sont tous deux interrogés par Laure Anelli de l’Observatoire international des prisons. Leur étude nous apprend que 27 % des parents incarcérés voient leur(s) enfant(s) au moins une fois par mois, seulement 11 % au moins une fois par semaine. « Les parents détenus nous ont beaucoup dit leur effet dissuasif sur les visites d’un proche, et même sur eux : un certain nombre de parents préfèrent renoncer à voir leurs enfants plutôt que de leur faire leur subir, à eux et à leur conjoint, toutes ces difficultés et ce qu’ils présentent comme des humiliations. »  (lire cet article sur le site de Médiapart)

 

photo de Claudius DORENROF Les clochards de PARIS 24-01-10   Certains droits réservés

La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre

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