Connaissez-vous les 3 formes de pauvreté et les 2 modèles d’exclusion qui mobilisent tant les travailleurs sociaux ?

Les travailleurs sociaux connaissent bien les différentes formes de pauvreté qui existent en France. Les sociologues et les économistes spécialistes des inégalités et des ruptures sociales (1) confirment aux-aussi que la pauvreté en France se répartit en plusieurs catégories avec la pauvreté intégrée, la pauvreté marginale, et la pauvreté de disqualification ou plutôt de déclassement. Nous sommes aussi confrontés à des processus d’exclusions de territoires pour des personnes dont personne ne veut. Elles sont de fait « condamnées » à errer d’un endroit à un autre. Ce sont elles aujourd’hui qui sont en quelque sorte  les nouveaux  « damnés de la terre » . Allons voir de plus près de quoi il s’agit.. Lire la suite

Vieux et chez soi : un manifeste pour le grand âge… Réconcilier la France… La chasse aux bénéficiaires du RSA bat son plein..

  • Vieux et chez soi : Un manifeste lance le débat sur la question du très grand âge et le sort des personnes placées dans des établissements où elles ne se voient plus d’avenir. «Nous publions ce manifeste pour une vieillesse libre et assumée jusqu’au bout de la vie. Parce que nous ne sommes pas satisfaits de la façon dont notre société organise aujourd’hui l’accompagnement jusqu’au bout de la vieillesse. Parce que les « vieux », qui n’ont plus ni la voix ni la force de décider pour eux-mêmes, se voient alors trop souvent imposer des conditions de vie contraires à ce qu’ils auraient souhaité, comme de devoir être assistés pour tous les actes de la vie, ou de finir en institution. Nous sommes résolument pour que chacun choisisse jusqu’au bout les risques qu’il veut assumer, comme les désirs et plaisirs qu’il souhaite encore, en toute responsabilité, s’autoriser. Parce que nous ne voulons pas subir demain ce même sort »…
  • Réconcilier la France : Yves Faucoup nous propose un article intéressant sur son blog « Médiapart ». Le Conseil économique social et environnemental vient en effet de publier son rapport annuel sur l’état du pays.  Il met particulièrement l’accent sur les inégalités. Yves Faucoup l’a lu pour vous. il nous précise que « Le taux de pauvreté dite « en conditions de vie » (répondant au moins à 3 critères négatifs sur 9 : arriérés de loyer, ne pas pouvoir se chauffer, ne pas posséder un lave-linge, ne pas pouvoir consommer une source de protéines au moins tous les deux jours, etc…) se situe à 11,1 %, avec de fortes variantes puisque pour les familles monoparentales ce taux atteint 30,4 % (c’est-à-dire que près d’un tiers des familles mono-parentales est en situation de pauvreté en condition de vie). 4 millions de personnes sont mal logées (rapport 2017 de la Fondation Abbé-Pierre) et 12,1 millions sont en situation « fragilisée » quant au logement. Les inégalités de patrimoine sont plus marquées encore. Si les 10 % les plus riches gagnent 24 % du total des revenus, ils possèdent 47 % du patrimoine total. A l’inverse, les 10 % les plus modestes perçoivent 3,5 % des revenus, et ne possèdent (quasiment) rien.
  • Précarité : La chasse aux bénéficiaires du RSA bat son plein. « Contrôle des comptes bancaires, chantage au bénévolat… certains départements dirigés par la droite organisent un flicage très serré des plus pauvres, sautant sur le moindre prétexte pour réduire ou supprimer leurs maigres allocations. Ailleurs, c’est la mesure prônée un temps par l’actuel ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, le contrôle des comptes bancaires des allocataires, qui est choisie. Tout revenu annexe pouvant être retranché du montant des allocations (536,78 euros pour un bénéficiaire célibataire), la moindre économie, le plus petit cadeau, peuvent se retourner contre le bénéficiaire du RSA… »

et aussi 

  • Enquête sur la place et la défense des droits de l’enfant en France : accroître la connaissance des droits de l’enfant permet de mieux les protéger.  « Si l’on s’attache aux résultats de l’enquête, 52% de la population générale a connaissance d’au moins un droit de l’enfant.  Si 16% des personnes interrogées ont été témoin d’atteintes aux droits de l’enfant pendant les cinq dernières années, cette proportion s’élève à 22% parmi les personnes qui citent au moins un droit de l’enfant ../.. Le droit à l’éducation et le droit d’être protégé contre les maltraitances sont les droits les plus rapportés et donc les mieux connus de la population interrogée, respectivement 33% et 23%. Alors que les maltraitances physiques et verbales sont fréquemment observées, elles font peu réagir (53% et 50% de taux de démarches pour faire connaître la situation). Les situations de maltraitance, quand elles surviennent au sein de la famille, peuvent apparaître comme des problèmes « privés » dont la verbalisation peut être alors perçue comme une dénonciation.

 

Photo : PIXABAY

Le travail social en Europe s’adapte aux défis posés par les migrations et l’exclusion…

La société européenne change et, avec elle, la nature même du travail social. Des nouvelles façons d’agir peuvent-elles être mises en place pour répondre aux besoins des réfugiés et des communautés déplacées? C’est l’une des questions que se sont posés les délégués des associations professionnelles des pays européens qui se sont réunis ce week-end à Reykjavík, en Islande, dans le cadre de la  conférence européenne de la Fédération internationale des travailleurs sociaux (IFSW). Plusieurs sujets étaient à l’ordre du jour : la protection de l’enfance dans le contexte de nouveaux défis impliquant l’exclusion sociale, le numérique et la circulation d’un grand nombre de personnes dans le nord de l’Europe à la recherche d‘asile, de paix et d’une vie meilleure.
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Le « tourisme social » un curieux détournement qui stigmatise les étrangers européens qui viennent travailler en France..

Vous avez sans aucun doute entendu le terme de « tourisme social » utilisé pour désigner tout étranger européen qui viendrait en France pour venir toucher des aides sociales. Or la Cour de justice européenne a établi un lien direct entre droit de séjour et droit à bénéficier  des prestations sociales dans un pays. En clair, Il est  énoncé le fait qu’un ressortissant d’un pays de l’Union européenne ne respectant pas toutes les conditions ouvrant à un droit de séjour dans un autre pays européen peut s’y voir refuser des prestations sociales au motif notamment qu’il ne recherche pas de travail. C’est donc tout le contraire qui est affirmé. Les étrangers européens viennent en France pour travailler et à l’inverse de nombreux français partent travailler à l’étranger. Lire la suite

Grèce : le gouvernement Syriza tente de restaurer l’Etat providence. Les premières mesures sociales décidées…

Ce qui se passe en Grèce ne peut qu’intéresser les travailleurs sociaux, car au delà la crise économique et financière, c’est bien la population la plus fragile de ce pays qui a le plus subi  la déliquescence de l’Etat providence, c’est à dire l’Etat qui protège et permet d’assurer l’essentiel des droits fondamentaux dont ceux de se loger, se nourrir et de se soigner…   Lire la suite

Chômeurs v/s Députés : qui est le plus concerné par les fraudes aux déclarations ?

Alors que les chiffres du chômage sont toujours à la hausse,  3,72 millions de chômeurs de catégorie A (sans aucune activité), l’image des demandeurs d’emploi est une nouvelle fois détériorée par des articles de presse. Ainsi parmi d’autres,  le journal 20 minutes n’a pas hésité  à titrer la semaine dernière :  « Pôle Emploi: La fraude continue d’augmenter en 2014« . Le Figaro, Les Echos, Libération titrent également de la sorte. De quoi indiquer au lecteur pressé que finalement la fraude resterait le problème numéro 1 de pôle emploi… Lire la suite

Les pauvres sont plus pauvres qu’avant, les riches plus riches…

La pauvreté, dont il est plus difficile de sortir depuis la crise, touche non plus seulement des chômeurs mais aussi des salariés, souligne l’Insee dans une étude publiée début juillet 2014. Lire la suite

Les assistés ne sont pas ceux que l’on croit…

C’est un comble : La presse de droite a fustigé en 2013 « l’assistanat » des personnes les plus pauvres, c’est à dire de celles qui bénéficient des minimas sociaux alors que ces mêmes journaux sont complètement sous perfusion des subventions des pouvoirs public. Lire la suite