Didier Dubasque
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Stratégie et Plan Pauvreté, Revenu Universel d’Activité : le travail social impacté et des questions posées…

Comment la stratégie de lutte contre la pauvreté se déclinera pour les professionnels de l’enfance ?

Le Guide Familial s’est penché sur cette question : Parmi les 21 mesures dévoilées le 13 septembre, beaucoup visent la « prévention de la pauvreté », et misent ainsi sur les jeunes défavorisés. Pour les mettre en œuvre, il faudra compter sur les travailleurs sociaux, de l’aide sociale à l’enfance aux centres sociaux, en passant par la prévention spécialisée. La stratégie prévoit ainsi la rédaction d’un nouveau référentiel pédagogique de la petite enfance, notamment pour mieux enseigner le français dès le plus jeune âge. Celui-ci « sera déployé dans un plan exceptionnel de formation continue des 600 000 professionnels » du secteur, précise le ministère des Solidarités. Emmanuel Macron évoque au passage une « refonte » du diplôme d’éducateur de jeunes enfants – qui vient, pourtant, d’être réformé. Olivier Bonnin précise que des  des maraudes, sont annoncées. Elles devront être organisées par l’aide sociale à l’enfance (ASE) et l’Etat, pour « lutter contre la situation des enfants à la rue et la mendicité ». Enfin Le troisième volet de ces investissements pour les jeunes déshérités, enfin, vise leurs formations- rendues obligatoires jusqu’à 18 ans. Pour connaitre la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté voici ici le document qui présente les orientations et les 5 engagements et les 21 mesures annoncées : Dossier de Presse_Stratégie_Pauvreté 26 pages

Revenu Universel d’Activité : La fin des APL pour les étudiants et les retraités ?

La chaîne d’informations BFM pose la question :  Comme son nom l’indique, le Revenu Universel d’Activité bénéficiera à celles et ceux en position de pouvoir exercer une activité. Le dispositif devrait donc exclure de fait plusieurs catégories de la population comme les étudiants et les retraités. Eux qui bénéficient aussi des aides au logement appelées à se fondre dans le fameux revenu universel, vont-ils finir par les perdre purement et simplement ? Voilà une des nombreuses questions que soulève la réforme promise par Emmanuel Macron.

Plan pauvreté : « On retrouve chez Macron cette tendance à demander beaucoup à ceux qui ont peu » 

Pour le sociologue Nicolas Duvoux, les « mesures originales » annoncées risquent d’être «annulées par la politique générale» du gouvernement. Dans l’équilibre et le détail des mesures, c’est un plan relativement original, notamment parce qu’il intègre la notion d’investissement social et d’accès aux droits fondamentaux qu’est, par exemple, l’accès aux soins et à l’alimentation. Mais , »Avec ce plan, Emmanuel Macron remet au centre de son discours la question des « devoirs » des personnes pauvres, notamment quand il parle de leur accompagnement et surtout de leur obligation de ne pas refuser plus de deux offres d’emploi ».  il y a une tension entre l’importance qu’il donne à l’humanisation de l’accompagnement, au fait de donner aux personnes la possibilité de choisir leur vie, et cette dimension de sanctions et d’obligations.

Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité (FNARS), a réagi jeudi sur franceinfo

Louis Gallois : « C’est un plan qui est substantiel et il nous reste maintenant à prendre le gouvernement aux mots. Je pense que les propos du président de la République sont une base solide pour que l’on puisse avancer, mais il faudra regarder comment on avance. En tout cas, nous sommes prêts à participer à ça, si on nous en donne l’occasion ».

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Une expérimentation pour punir les allocataires du RSA qui refusent trop d’offres ?

Le journal La Voix du Nord  nous apprend que le président du Département veut pouvoir s’attaquer, via une expérimentation qu’il espère possible dès début 2019, à ces allocataires du RSA qui refuseraient « plus de deux propositions d’emploi dans le secteur de domiciliation et le domaine de compétence de la personne auront été proposées ». Combien sont les bénéficiaires dans ce cas ? Jean-René Lecerf estime que «Le nombre est considérable. Les cas de refus alors que l’entreprise était prête à signer le contrat d’embauche dépassent les 10 000 personnes, et je suis modeste ».  Au total, 25 000 sanctions ont été prises contre ceux qui ne répondaient pas aux relances, sanctions allant d’une retenue de 100 € à la suspension pour 4 mois du RSA.  (C’est bien parti pour éradiquer la pauvreté dans le Nord…)

 

Revue de presse et sélection des articles réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre

Photo : Pexels

 

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