SOS : la politique d’action sociale est en attente / « Éducateurs, ils vont vers les jeunes / Plus d’une personne sur 100 n’a pas de vrai logement

  • Une politique d’action sociale digne de ce nom toujours en attente :  «Au secours, Monsieur Macron, la pauvreté ne peut plus attendre !» Ce fut l’appel lancé, dans Le Monde du 10 avril, par Etienne Pinte, président du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Car si le gouvernement sait aller vite sur des dossiers comme la loi travail ou la réforme de la SNCF, il prend son temps sur certains sujets sociaux.  Le gouvernement réforme au pas de charge, mais en repoussant la mise en œuvre de mesures sociales, il risque de se faire rattraper par la réalité, estime Isabelle Rey-Lefebvre, journaliste au «Monde». Des groupes de travail et des visites sur le terrain ont mobilisé les associatifs pendant trois mois pour aboutir aux mêmes diagnostics et propositions que pour le plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, lancé en janvier 2013 par François Hollande. (lire l’article)
  • Vannes : Éducateurs, ils vont vers les jeunes des quartiers :  Depuis janvier 2017, quatre éducateurs de rue de la Sauvegarde 56 arpentent les quartiers de Kercado, Ménimur, du square du Morbihan, de Rohan. Un travail de fond. «Puis nous avons fait une maraude à quatre pour qu’on nous connaisse et reconnaisse en tant qu’équipe, raconte Yann Courbon. On a été suivi, on a essuyé des provocations, on nous a testés. Nous n’avons pas été invités. Nous sommes allés vers les jeunes. C’est notre leitmotiv. Vers notre public entre 12 et 18 ans» . Il insiste sur le travail d’accompagnement, de suivi de jeunes qui parfois peuvent «glisser» vers les trafics alors qu’ils ont «plein de potentialités». «Nous travaillons sur l’insertion sociale et professionnelle, en prenant en compte les soucis de famille, de santé, judiciaires, psychologiques, de scolarité…» Un travail de fond qui exige patience et rigueur pour rencontrer ces jeunes qui « errent » dans les quartiers ou qui sont «dans le silence». (lire la suite)
  • « Après un «burn out», l’assistante sociale découvre la sophrologie et en fait son métier » : La voix du Nord a rencontré    Maurine Decobert, 30 ans qui a démissionné de son poste de directrice de CCAS en janvier 2018 pour ouvrir un cabinet de sophrologie début avril. « Elle obtient en 2009 son diplôme d’État d’assistante de service social. Elle démarre sa carrière dans le Béthunois puis intègre le CCAS de Merville. Après avoir côtoyé la souffrance au quotidien sur le terrain, elle est promue directrice. Elle s’y consacre sans compter son temps, jusqu’à souffrir, en 2017, du syndrome d’épuisement professionnel. Elle sort de ce burn out grâce à son médecin qui lui conseille de se tourner vers la sophrologie ». (Lire l’article de la voix du Nord)
  • Plus d’une personne sur 100 n’a pas de vrai logement : « Il y a Jacky, qui s’est bricolé une petite cabane avec une porte fixée sous un escalier de béton. Depuis de nombreuses années, il y vit avec ses chats, à l’abri des regards. Devant, sur un parterre, il fait pousser des fleurs. Il y a Jean-Marie, SDF depuis 2012, qui, quand il n’arrive pas à trouver un renfoncement d’immeuble accueillant, s’installe pour dormir dans un bus de nuit. Saadia, qui, après s’être séparée de son mari, a navigué avec sa fille de Reims à Paris, en passant par Montpellier, se faisant héberger à droite et à gauche. Comme ces trois personnes, croisées au fil des enquêtes publiées l’année écoulée dans La Croix, près de 780 000 personnes, soit environ 1,2 % de la population métropolitaine, seraient exclues, à divers titres, du logement de droit commun, selon le rapport publié  par l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES). Vous pouvez télécharger ici le rapport et ici le communiqué de presse de l’ONPES.
  • «Les personnes handicapées ont beaucoup à apporter à la société» : Proches de personnes en situation de handicap physique ou soignants, les valides qui vivent le handicap au quotidien témoignent dans le journal la Croix. « « L’expérience d’une personne handicapée, et de ceux qui l’accompagnent au quotidien, est de se heurter à une sorte de filet. Ce filet est une construction sociale qui revient à dire que les personnes handicapées sont, grosso modo, des incapables bien vus. On veut leur faire plaisir, pourquoi pas accomplir leurs rêves, mais on les considère comme des gens assistés qui ne sont pas pleinement responsables ». (lire la suite)

et aussi

  • Maine-et-Loire Enquête au long cours auprès des assistants sociaux : Les Archives de Maine-et-Loire viennent de boucler un travail d’enquête au long cours. Il est le résultat d’une commande passée en… 2010 par la direction de l’action sociale territoriale du Conseil général. Au final, 33 témoins ont participé à la recherche en livrant souvenirs et expériences : 25 assistants sociaux mais aussi des pédiatres de PMI (protection maternelle infantile), sage-femme, puéricultrices, éducateur, conseillère conjugale et familiale… ayant exercé entre 1964 et 2015. Leurs entretiens – 108 heures au total – vont rejoindre la collection sonore « Mémoires en Parole » des Archives départementales.

 

revue de presse réalisée avec le concours de Michelle Verrier Flandre

Photo : Etienne Pinte, président du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion lors de la journée mondiale du travail social à Paris

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