Retraite : les employeurs s’inquiètent / Hiver 2023 : La fracture énergétique / Maroc : le QR Code des travailleurs sociaux

Retraites : les employeurs territoriaux alertent sur les coûts cachés de la réforme

Les collectivités territoriales vont être impactées par la réforme de l’âge de départ à la retraite. La coordination des employeurs territoriaux s’en inquiète, car cela aura de nombreuses conséquences, notamment financières, pour les collectivités.  Le journaliste explique en détail les risques à venir sur le site de la banque des territoires.

Le report de 62 à 64 ans de l’âge de départ à la retraite va obliger les collectivités tels les Départements et les Communes à renforcer leurs politiques de ressources humaines. Il s’agit de prévenir l’usure professionnelle qui pourrait conduire à un « transfert de charge ». le nouvel âge de départ à la retraite obligerait les collectivités à « maintenir plus longtemps en position d’activité des agents exposés à la pénibilité, voire des agents déjà en situation d’invalidité », souligne la coordination pilotée par le maire de Sceaux, Philippe Laurent, qui a adressé au Gouvernement une contribution à la concertation sur la réforme des retraites

Il faudra aussi faire face à une accentuation de l’absentéisme pour raisons de santé. Un phénomène auxquelles les collectivités sont déjà confrontées depuis plusieurs années, du fait du vieillissement de leurs agents. Il n’est pas abordé aussi le maintien de salaire plus élevés en fin de carrière aux agents âgés comparativement aux nouveaux agents recrutés après les départs.

Pour la coordination des employeurs, plusieurs mesures devraient accompagner le relèvement de l’âge de départ à la retraite. Il faudrait une extension de la « catégorie active » à des métiers pénibles qui, aujourd’hui, ne relèvent pas de ce dispositif.  Il est aussi demandé la possibilité de mettre en œuvre la retraite progressive dans la fonction publique, l’une des pistes sur lesquelles le gouvernement a dit récemment travailler. (lire l’article de labanquedesterritoires.fr)

 


Hiver 2023 : La fracture énergétique s’envole

Avant la crise, 12 millions de personnes étaient victimes de la précarité énergétique. Combien seront-elles cette année, alors que les prix de l’énergie ont augmenté de 28 % entre 2021 et 2022 ? C’est la question que pose la fondation Abée Pierre qui présente à titre d’exemple la situation de Patricia installée dans le Finistère, en périphérie de Carhaix.  Elle vit depuis 3 ans avec ses deux adolescents dans une maison de 126 m2 datant des années 70, dans laquelle aucune rénovation n’avait été effectuée par les anciens propriétaires.

Cette aide-soignante est aujourd’hui en arrêt maladie. Fenêtres en bois en simple vitrage, chaudière vétuste, fuites d’eau… les factures énergétiques s’empilent et Patricia se retrouve seule, avec 1 700 euros/mois, pour tout assumer, y compris les travaux dont les devis ont été signés. Elle ne peut s’en sortir sans le soutien d’une association qui l’aide à remonter la pente.

Cet exemple révèle l’extrême isolement de certaines familles du Centre Bretagne. Grâce au soutien de la Fondation Abbé Pierre, une association angevine rayonne désormais en Bretagne. Elle travaille en étroite collaboration avec les élus et trois habitantes-relais qui sont rémunérées à temps partiel. (L’association s’appelle « Locaux Moteurs ». C’est une association citoyenne venant à la rencontre des habitants pour repérer les besoins et lutter contre le non-recours aux dispositifs publics.)

Lutter efficacement contre la précarité énergétique est quasiment impossible pour les familles à revenus modestes, explique la Fondation Abbé Pierre. Il faut réduire au maximum le reste-à-charge des occupants, toujours trop lourd dès qu’il s’agit penser à une rénovation globale du logement. Un reste-à-charge qui s’est encore alourdi avec l’augmentation du coût des matières premières. En moyenne, il fallait compter 25.000 euros pour rénover un logement énergivore d’environ 100 m2 en 2018. « Aujourd’hui, on atteint 45.000 euros pour refaire une toiture et son isolation, changer les fenêtres et le mode de chauffage. Les coûts explosent depuis deux ans. (lire l’article de la Fondation Abbé Pierre)

 


Le Maroc organise l’accréditation de ses travailleurs sociaux.

Le pays innove en la matière. En effet, la ministre de la Solidarité, de l’inclusion sociale et de la famille vient de présenter un dispositif tout à fait nouveau et inédit susceptible d’être cité en exemple.  Aawatif Hayar explique au site en ligne leseco.ma comment la certification des travailleurs sociaux leur permettra ensuite d’aller à la rencontre des familles en garantissant leur professionnalisme.

Un jury proposera une offre de formation complémentaire pour chaque professionnel qui permettra de compléter le bouquet de formation existant. Le travailleur social obtiendra ainsi une accréditation sous forme de carte. Elle sera dotée d’un QR code. Celle-ci permettra à la famille qu’il rencontre de scanner et vérifier les informations sur sa situation et son diplôme. « Si un travailleur social ne répond pas aux critères et à la déontologie du métier, il sera rayé de la liste » dit la ministre. Voilà un système radical qui permet d’identifier rapidement les professionnels certifiés. Un système de ce type pourrait-il exister en France pour les travailleurs sociaux titulaires de diplômes d’État ? C’est une question.

Il y a une ombre au tableau toutefois. Le ministère de la Solidarité du Maroc mise énormément sur l’usage du numérique et des plateformes en ligne. Or de nombreuses familles ne font pas appel à l’internet pour résoudre leurs difficultés. Comme en France, les personnes plus éloignées de ces outils risquent fort d’être exclues des dispositifs d’aide, tout simplement parce qu’elles ne savent pas qu’ils existent. (lire l’article de leseco.ma)

 


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Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser

Photo de Tima Miroshnichenko sur Pexels

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