Rapport au ministère : la PMI est en souffrance en France / les ASFAM de l’Oise tirent la sonnette d’alarme / Creuse : l’ASE à bout de souffle

La Protection maternelle et infantile, un système de santé de proximité en souffrance

La PMI, qui s’adresse aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 6 ans, pourrait être en « voie d’extinction » si elle n’est pas sauvée, selon un rapport parlementaire remis jeudi dernier. A la demande du premier ministre, Michèle Peyron, élue de Seine-et-Marne, s’est penchée sur le (mauvais) état de santé de cet acteur de prévention médical et social.  « Si l’organisation de la protection maternelle et infantile n’est pas réformée en profondeur, elle « sera en voie d’extinction » dans dix ans », prévient la députée LRM dans son rapport remis à la ministre de la santé, Agnès Buzyn, et au secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance, Adrien Taquet ».

La journaliste du Monde, Solène Cordier explique qu’après « six mois de travail et une cinquantaine d’auditions menées avec l’aide de deux inspecteurs de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), le constat dressé par Michèle Peyron est donc alarmant. En cause, l’alourdissement des missions dévolues à la PMI au fil des ans, sans que ses moyens soient renforcés en conséquence, bien au contraire ». Mal reconnue, la PMI souffre du désengagement des pouvoirs publics. Ainsi, « en l’espace d’une décennie, il semble que le budget annuel que notre pays consacre à la PMI ait diminué d’environ 100 millions d’euros» précise ce rapport. (lire l’article du Monde)

Les assistants familiaux de l’Oise tirent la sonnette d’alarme

« Assistante familiale, c’est du travail à plein temps, tous les jours de l’année, rappelle Elise, professionnelle depuis 22 ans. Aujourd’hui, c’est de plus en plus difficile car nous sommes livrés à nous-même et pas à l’abri d’une erreur. Quand j’ai commencé, il y avait un éducateur qui voyait l’enfant chaque semaine et une assistante sociale pour la famille d’accueil. Maintenant, il y a un éducateur pour tout le monde et s’il voit l’enfant une fois dans l’année, c’est déjà bien. ». Comment en est-on arrivé là ? (lire larticle du Parisien)

Pourquoi l’aide sociale à l’enfance est à bout de souffle en Creuse ?

«Lors de la dernière décennie, il y a eu une énorme augmentation des placements d’enfants en Creuse ». Le constat est fait par Patrice Morançais, vice-président du Département chargé de la famille et de l’enfance. Avec actuellement 370 enfants placés, c’est le plus fort taux par habitant de France. Le Journal La Montagne tente d’analyser l’origine des difficultés : « Pour en arriver là, il a fallu passer par plusieurs étapes. Changement sociétal profond, notamment sur l’éducation à la parentalité, législation qui favorise la prise en charge à domicile des enfants, et une explosion du nombre de mineurs isolés. Tout cela entremêlé conduit aujourd’hui à un niveau encore jamais atteint de dossiers à gérer, dans des services « mis sous pression » où les effectifs ont du mal à suivre  » (lire l’article de La Montagne)

et aussi

Tribunal. Le licenciement d’un éducateur qui fumait des joints validé

Le journal Le Télégramme nous apprend que le tribunal administratif de Rennes a validé le licenciement pour faute d’un éducateur spécialisé d’un foyer à Quimper. Il avait consommé de la drogue avec des mineurs accueillis dans la structure. Le tribunal s’est appuyé sur plusieurs témoignages dont l’un indiquait que l’homme « laissait les pensionnaires consommer des stupéfiants en sa présence, …/… L’attestation d’un ancien pensionnaire indique que l’éducateur «ne fixait jamais de limites à la consommation de stupéfiants par les pensionnaires». Il lui est aussi reproché des « comportements inappropriés » à connotation sexuelle. L’article précise que ce professionnel  avait des fonctions syndicales au sein de la structure. Ce qui est pour le moins génant quand on représente ses collègues auprès de l’employeur. (lire l’article du Télégramme)

Elle avait 100 ans : Marthe Dézarnaulds,  première assistante sociale de la ville de Gien, est décédée.

Née le 14 octobre 1918, cette femme humaniste a grandi entre Gien et Paris, où elle a suivi des études d’infirmière, Elle travaillera pendant la guerre au service chirurgie de l’hôpital provisoire, à Gien, aux côtés de son père. Elle y a accompli des actes de résistance. Dans les années 1950, Marthe Dézarnaulds effectuera des études à Orléans, pour être assistante sociale. Officiant au dispensaire antituberculeux, elle devient la première assistante sociale de Gien, métier qu’elle exercera jusqu’à sa retraite en 1980. « Ma mère a aidé de nombreuses familles dans le Giennois, surtout après la guerre » dira un de ses fils. Le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur la remercie pour sa « générosité » et son « amitié », elle qui « a toujours œuvré pour la solidarité ». Elle savait écouter les autres et n’hésitait pas à dire ce qu’elle pensait ». J’ai une pensée émue pour cette dame de la génération des pionnières du service social

 

La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre (merci à elle pour sa veille professionnelle)

photo : © Nicolas DUPREY/ CD 78 salle de PMI à l’occasion de l’inauguration du Centre de Protection Maternelle et Infantile de Guyancourt ( Département des Yvelines)  Certains droits réservés

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