Qui est Adrien Taquet, secrétaire d’Etat à la protection à l’enfance ? / Familles d’accueil : une vocation en crise ? / La prime d’activité fait le plein

Qui est Adrien Taquet le nouveau secrétaire d’Etat à la protection à l’enfance ?

Âgé de 42 ans, pilier de la fondation du mouvement En Marche !, Adrien Taquet, élu député des Hauts-de-Seine en juin 2017, devra mettre en œuvre la « stratégie nationale pour la protection de l’enfance et de l’adolescence » qui doit être présentée ce lundi après des mois de report. Le journal Le Dauphiné qui diffuse un article de l’AFP précise le parcours  de ce « marcheur de la première heure ». Diplômé de Sciences-Po Paris, Adrien Taquet intègre les réseaux strauss-kahniens en 2002 et y développe sa « fibre sociale ». Il est aussi un professionnel de la communication. Il a travaillé à Havas et créé sa propre agence de communication avant d’entrer en politique. À l’Assemblée nationale, il est particulièrement investi sur les questions liées au handicap et à l’autisme, défendant lors de l’adoption de la loi de finances plusieurs dispositions en faveur des personnes handicapées et de leurs proches. Le 16 mai 2018, un amendement du député a été adopté afin d’obliger les établissements et services sociaux et médico-sociaux à désigner un référent intégrité physique, pour aider les personnes accueillies à être davantage sensibilisées aux risques de mauvais traitements et pour qu’elles puissent se faire aider en cas d’agression. Mais cet amendement n’a finalement pas été retenu dans la loi du 3 aout 2018 (cf commentaire). Ce spécialiste du handicap aurait vu sa candidature largement soutenu par Brigitte Macron qui selon le Point qui cite le Parisien, a milité activement pour la création de ce secrétariat d’Etat.  On doit aussi à Adrien Taquet un rapport parlementaire intitulé « plus simple la vie » 113 propositions pour améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap. Rapport publié en mai 2018. (source wikipedia)

Famille d’accueil : une vocation en crise ?

En France, la moitié des 176 000 jeunes placés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) sont pris en charge par des familles d’accueil. Ces assistants familiaux étaient 50 000 en 2012 et sont environ 45 000 aujourd’hui. Une situation de pénurie se profile et les départements peinent à recruter. France Culture consacre une émission à ce sujet. Rémunération insuffisante, enfants abîmés : autant de freins au recrutement.

La prime d’activité fait le plein

Suite aux annonces du président de la République, le serveur de la caisse d’allocations familiales a enregistré 7 millions de simulations sur la prime d’activité. Avant, elle bénéficiait à 2,8 millions de foyers, soit 5,6 millions de personnes (bénéficiaire, conjoint, enfants à charge, etc.), pour un montant moyen de 160 € par mois. Un million de ménages supplémentaires pourront désormais en bénéficier. Plus de 450 000 demandes ont été formulées, dont plus de 400 000 ont déjà été traitées. Les demandes de prestation enregistrées à la Mutualité sociale agricole ont elles aussi été multipliées par cinq. Sans dysfonctionnements majeurs, selon les responsables aussi bien de la Cnaf que de la MSA. (lire l’article de la Croix)

et aussi

Le Conseil d’État précise les obligations des départements en matière de prise en charge des jeunes majeurs

Le Conseil d’État a rendu, le même jour, deux arrêts convergents sur une même affaire concernant la prise en charge des jeunes majeurs. Il rappelle « que s’il incombe au président du conseil départemental de préparer l’accompagnement vers l’autonomie de tout mineur pris en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance dans l’année précédant sa majorité, il dispose, sous le contrôle du juge, d’un large pouvoir d’appréciation pour accorder ou maintenir la prise en charge par ce service d’un jeune majeur de moins de vingt et un ans éprouvant des difficultés d’insertion sociale faute de ressources ou d’un soutien familial suffisants ». ../… En revanche, « lorsqu’une mesure de prise en charge d’un mineur parvenant à sa majorité, quel qu’en soit le fondement, arrive à son terme en cours d’année scolaire ou universitaire, il doit proposer à ce jeune un accompagnement, qui peut prendre la forme de toute mesure adaptée à ses besoins et à son âge, pour lui permettre de ne pas interrompre l’année scolaire ou universitaire engagée ». (lire l’article de la banquedesterritoires.fr)

 

Photo : Adrien Taquet sur le site de wikipedia

 

La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre (merci à elle pour sa veille professionnelle)

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2 réponses

  1. Vous dites : « Le 16 mai 2018, un amendement du député a été adopté afin d’obliger les établissements et services sociaux et médico-sociaux à désigner un référent intégrité physique, pour aider les personnes accueillies à être davantage sensibilisées aux risques de mauvais traitements et pour qu’elles puissent se faire aider en cas d’agression. » mais malheureusement cette disposition n’a pas été retenue dans la loi du 3 aout 2018

    1. Merci de votre précision.
      Je comprends mieux pourquoi je n’arrivais pas à retrouver cette disposition pourtant annoncée

      Cordialement
      dd

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