Quand va-t-on comprendre que les services sociaux font tout leur possible pour assumer correctement leur mission de protection ?

Dans un article intitulé « Maltraitances : comment punir le silence ? » , le journal l’Express fait état de 2 procès à venir contre des  témoins silencieux de mauvais traitements sur des enfants. Ils seront bientôt jugés pour leur passivité. Deux cas rares précise le magazine.  « Le 22 octobre prochain, Jonathan, 34 ans, sera jugé au tribunal correctionnel pour non-dénonciation des mauvais traitements qui ont coûté la vie au petit Tony en 2016. Dans la Creuse, le docteur V. comparaîtra bientôt pour non-assistance à personne en danger, également au tribunal correctionnel. Jusque-là, ce médecin de 61 ans se croyait immunisé contre le risque d’une erreur de diagnostic. A présent, il songe à ne plus pratiquer ». Il n’a pas diagnostiqué la sous alimentation chronique d’un enfant de 2 ans mort à cause du manque de soins.

La loi sur la non assistance à personne en danger est devenue plus sévère

La loi, qui concerne tout le monde, s’est  durcie, sous la pression des associations de défense de l’enfance qui ont engagé un lobbying intense auprès des élus de tout bord. L’année dernière, le Parlement a aggravé les peines encourues pour non-assistance à un mineur de moins de 15 ans. La peine encourue est passée de cinq ans de prison initialement à sept aujourd’hui. Il en est de même pour la  non-dénonciation des mauvais traitements infligés à un mineur qui elle est passéé de trois à cinq ans d’emprisonnement. La proposition émanait de l’association L’Enfant Bleu, présidée par une ancienne sénatrice Les Républicains.

Des association accusent une nouvelle fois les services sociaux

L’Express explique que ces  affaires relancent la polémique et les accusations de 2 associations « l’enfant bleu » et la « voix de l’enfant » notamment à l’encontre des services sociaux. Ces associations continuent de considérer qu’il existe une « collusion » entre la justice et les institutions de protection de l’enfance, allant les mettre une nouvelle fois en cause en rappelant l’affaire Marina cette enfant qui avait été  torturée et tuée par ses parents  en 2009 dans la Sarthe.

Cet exemple repris aujourd’hui nous montre aussi le déni des associations qui continuent de considérer les services sociaux responsables alors qu’en dernier recours en 2014, la cour de cassation avait conclu que la procédure avait été correctement suivie et qu’il n’y avait pas de faute à reprocher au Département.  L’Express est allé interrogé l’ancien juge des enfants Jean-Pierre Rosenczveig : « Non, il n’y a pas de collusion », dit-il « mais il peut y avoir une certaine compréhension des difficultés. Les situations de maltraitance sont délicates à interpréter de l’extérieur, les erreurs de diagnostic sont possibles».

Quand va-t-on comprendre que les services sociaux et les services de protection de l’enfance font tout leur possible pour assumer correctement leur mission de protection ?

Cette exploitation permanente des drames et meurtres d’enfant qui vise à mettre en accusation systématique les institutions en contact avec les victimes semble devenu un véritable fond de commerce qui va jusqu’à nier la réalité : les services sociaux protègent chaque jour des milliers d’enfants et en sauvent littéralement. Mais de cela il est en jamais fait état. Non, c’est la négligence coupable qu’il faut sanctionner même dans les situations où il n’y en n’a pas. Et ça c’est particulièrement désolant.

 

Photo : Pixabay

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Une réponse

  1. Quand vous parlé de la maltraitance auprès des enfants placés ,il serait très important de parlé de la maltraitance faites de la part des institutions envers les Assistants Familiaux. Car la le gouvernement fait l’autruche mais cela est pourtant existants. Et en plus il mettent en périls les accueils. Mais cela est horrible en France surtout dans le Morbihan.

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