Crise sanitaire : les jeunes sont aussi prioritaires / « Quand la relation d’aide finit mal… » / Aller-vers dans l’Oise

Plans d’urgence face à la crise sanitaire : les jeunes sont aussi prioritaires

L’Assemblée des Départements de France explique que les Départements, chefs de  file de l’action sociale répondent présents face à la détresse des jeunes. Plusieurs d’entre eux ont activé des mesures d’urgence et des dispositifs d’accompagnement et de soutien en faveur des jeunes dont certains sont sans précédents. Un récapitulatif donne à voir ce qui a été fait

  • Tarn-et-Garonne : le Département a  mis en place un partenariat étroit avec le Secours Populaire pour assurer une permanence bimensuelle au sein du Centre universitaire de Montauban, où des équipes de bénévoles fournissent des colis alimentaires à 1 ou 2 euros et organisent des distributions de vêtements.
  • Aude : un système de « chèques Coup de pouce » permet aux étudiants boursiers de moins de 26 ans de bénéficier d’une aide de 150 euros utilisable pour l’achat de denrées alimentaires et de produits d’hygiène.
  • Haute-Garonne : c’est le même principe et la même somme avec la mise en place du « chèque solidaire »
  • Charente-Maritime : des aides directes aux étudiants boursiers ont été déployées pour leur permettre de se maintenir dans leur logement, et de couvrir les frais liés à l’achat d’un ordinateur et d’une connexion internet.

Il a aussi été mis en place des soutiens psychologiques et des temps d’écoute

  • Charente-Maritime : Ce Département a financé par l’élargissement du dispositif APESA (Aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aiguë) aux étudiants, avec la mise en place d’un numéro vert accessible 7jours/7. (lire aussi :  le Département va débloquer 750 000 euros pour soutenir les étudiants | Sud Ouest)
  • Indre : le Conseil départemental a fait appel à deux assistantes sociales à la retraite qui assurent bénévolement une cellule de soutien. (hum hum, bénévolement ? et pourquoi ça ?) Des entretiens téléphoniques individuels ont notamment été menés auprès des 550 étudiants.
  • Haute-Garonne : la cellule d’écoute de la Maison Départementale des Adolescents a été élargie aux jeunes jusqu’à 25 ans.
  • Charente : Ce Département  a mis en place une plateforme d’écoute et d’accompagnement – site dédié jeunes16.lacharente.fr, numéro vert, chatbot en ligne – pour orienter les jeunes vers les services de soutien adaptés à leurs besoins.

(Lire l’article de l’assemblée des départements de France)


« Quand la relation d’aide finit mal… » : un communiqué de l’ANAS

L’association nationale des assistant(e)s de service social est revenue fin février sur le drame survenu le 19/02  à Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques. Le chef de service «asile»d’un centre d’accueil de réfugiés et demandeurs d’asile (CADA) de Pau, a été poignardé par un ancien résident. Cyril PIERREVAL était âgé de 46 ans. L’association lui a rendu hommage et  s’est associée aux manifestations de soutien.

La section Pyrénées de l’association ajoute que « entre nommer l’innommable et parler de ses peurs, il est difficile de trouver les justes mots pour rendre hommage à un collègue et apporter soutien et réconfort à toutes les personnes concernées. Ce drame nous rappelle combien nos missions peuvent nous amener à côtoyer le danger pour accompagner au mieux les personnes en difficulté ».

« La médiatisation de cet événement ne doit pas faire oublier le quotidien de professionnels engagés et celui des personnes accompagnées. Ce geste criminel nous rappelle avec violence combien nous sommes interconnectés avec les réalités et les difficultés des autres pays ». (lire le communiqué de l’ANAS)


Un infirmier et un assistant social vont à la rencontre des plus fragiles sur les routes de l’Oise

Voilà un bel exemple de « l’Aller-vers » qui est présenté par le journal le Parisien. La journaliste présente un dispositif financé par l’Union européenne a pour vocation de repérer « les personnes isolées en rupture de soins ou en situation de précarité » afin de permettre leur prise en charge. La petite structure itinérante sera sur la route tout au long du mois de mars et d’avril.

Une articulation du sanitaire et du social a été préférée. Et en Picardie Verte, le besoin se fait particulièrement ressentir. « Ce territoire fait partie des zone blanches en termes d’accessibilité aux services publics ». Mais dommage la fonction de l’assistant social est résumée en une seule ligne « le travailleur social pourra  permettre d’ouvrir ses droits ». (ahhh.. les petites mains affectées à la paperasse !) Un assistant social ça peut aussi être utile à d’autres choses pour les personnes isolées et précaires non ?  (lire l’article du Parisien)


Même masqués, les entretiens en face-à-face avec les familles demeurent essentiels

Emeline Le Naour qui travaille à La Gazette des Communes est allée à Clichy-sous-Bois, à la rencontre du service social départemental qui s’adapte aux contraintes de la crise sanitaire pour assurer le suivi des familles accompagnées. Et c’est intéressant

La journaliste donne la parole à la secrétaire du service social : « Du jour au lendemain, nous avons vu arriver une population que nous ne connaissions pas : des familles en rupture d’hébergement qui venaient frapper aux portes avec leurs valises et leurs enfants sous le bras ». La secrétaire  se remémore l’explosion des demandes et « une centaine d’appels téléphoniques par jour » dès la fin mars. (lire l’article de la Gazette -abonnés)


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La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre. Merci à elle

Photo créée par prostooleh – fr.freepik.com

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