Protéger les seniors victime du démarchage agressif / Ce diffus sentiment de pauvreté / Diminuer le nombre de personnes la rue.

Démarchage agressif des personnes âgées : les régulateurs financiers visent les mauvaises pratiques

« Une assurance-vie souscrite à 96 ans, une personne en retraite ayant cinq mutuelles… : voici quelques exemples de cas douteux » pour ne pas dire plus. Le superviseur des banques et des assureurs, alliés à l’Autorité des marchés financiers (AMF), a rendu public mercredi 12 décembre un rapport sur les pratiques commerciales à destination des populations vieillissantes que vous pouvez télécharger ici. Malgré la prudence des propos, c’est un véritable problème que rencontrent les travailleurs sociaux qui accompagnent les « seniors ». L’AMF relève de son côté que « les personnes âgées sembleraient particulièrement visées par [les] arnaques ». Comment y répondre ? C’est la question que pose l’autorité bancaire qui visiblement n’ose pas taper du poing sur la table alors que cela serait nécessaire. (Ces pratiques de démarchage relèvent à mon sens de l’escroquerie. Et il n’y a pas que les produits financiers qui sont en cause. Les abonnements téléphonique, les opérateurs d’énergie, les vendeurs en tout genre usent de la crédulité et de la faiblesse des personnes âgées mais aussi de celle des personnes handicapées. Il faudrait légiférer sur ce sujet…)

Ce diffus sentiment de pauvreté

Les sociologues Nicolas Duvoux et Adrien Papuchon ont cherché à cerner les contours de la « pauvreté subjective ». Autrement dit, ils se sont demandés qui, parmi les Français.e.s, se considère spontanément comme « pauvre », qu’importe ce qu’il sous-entend par-là ? En s’appuyant sur trois éditions du Baromètre d’opinion réalisé chaque année par la Drees, les deux chercheurs montrent tout d’abord que 13 % des personnes interrogées (au sein d’un échantillon représentatif de la population française) s’estime « pauvre ». Un taux proche du taux de pauvreté, qui s’élevait en 2016 à 13,9 %. ../… Moins de la moitié de ces Français et Françaises qui s’estiment pauvres se trouvent en situation d’assistance (allocataires du RSA, chômeurs…). « Les salariés en emploi à durée déterminée ou à temps partiel sont aussi nombreux que les chômeurs parmi les personnes qui se sentent pauvres ». (Lire l’article d’Alternatives Economiques) vous pouvez aussi vous procurer le numéro de le Revue française de sociologie 59-4, octobre-décembre 2018 qui traite de ce sujet.

Des propositions pour faire diminuer le nombre de personnes à la rue

En un an, une série de pétitions en ligne, réunissant un peu moins d’un million de signataires, ont réclamé des solutions pour améliorer la situation des personnes sans-domicile. Cela a donné des idées au Conseil économique social et environnemental (Cese), qui s’est autosaisi de la question. Dans un avis présenté le 12 décembre, intitulé « Les personnes vivant dans la rue : l’urgence d’agir », l’instance fait une série de propositions préconisations. Les deux auteurs, Marie-Hélène Boidin-Dubrule et Stéphane Junique rappellent d’abord la nécessité de réactualiser les statistiques. le Cese propose d’ériger au rang de priorité le « logement d’abord », concept qui consiste à faire du logement un préalable à l’insertion. Pour cela, l’instance recommande, de construire chaque année 60000 logements très sociaux, plutôt que les 40 000 envisagés par le gouvernement… (lire l’article de la Croix)

Des fauteuils roulants garés sur des places de parking pour sensibiliser au respect des places pour handicapés

À Clermont-Ferrand, l’Association des Paralysés de France (APF) a mené une action efficace de sensibilisation en garant des fauteuils pour handicapés sur des places de parking avec un petit message  simple mais très efficace : “J’en ai pour 5 minutes”. Une petite phrase qui fait évidemment référence à l’excuse habituellement employée par les automobilistes peu scrupuleux pour justifier une incivilité encore trop fréquente aujourd’hui. (lire l’article De France 3)

et aussi

Gilets jaunes, les travailleurs sociaux et médico-sociaux les revêtent aussi

Le journal l’Humanité cite TSA : « Réticents au début de la mobilisation des Gilets jaunes en raison des discours anti-impôt (impôts qui font vivre les services publics et abondent les aides aux plus démunis), des incidents racistes et homophobes, de la violence, les professionnels du social et du médico-social ont revêtu à leur tour les gilets jaunes. Pourquoi ? Parce que « un immense ras-le bol a saisi des secteurs d’activité comme la protection de l’enfance, l’hébergement, les missions locales, l’aide à domicile et surtout les Ehpad », répond TSA – Travailleur Social Actualités qui a recueilli leurs témoignages« .

 

Photo : pexels

sélection des articles réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre

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