Protection de l’enfance : le pouvoir de la télé / Grand froid la situation critique des « sdf » / Dématérialisation : les CCAS en 1ère ligne

Protection de l’enfance : quand une enquête de France 3 précipite des décisions gouvernementales.

Le pouvoir de la télévision est bien plus puissant que les pétitions de magistrats et mouvements de travailleurs sociaux de la protection de l’enfance. Télérama explique en détail comment l’enquête de “Pièces à Conviction” (France 3) sur les enfants placés, vue par les époux Macron, a influé sur un processus de décision en cours en l’accélérant : c’est en quelque sorte une pièce en 3 actes qui s’est joué récemment : Acte 1 – Mercredi 16 janvier : France 3 diffuse “Enfants placés : les sacrifiés de la République” dans son magazine “Pièces à conviction”.  Acte 2 – Vendredi 25 janvier : Edouard Philippe annonce la nomination du député LREM Adrien Taquet comme secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance . Acte 3 – Lundi 28 janvier : Adrien Taquet annonce les premières propositions du gouvernement…  (lire l’article de Télérama)

Grand froid: les associations alertent sur la situation «critique» des sans-abris

Il faut le rappeler sans cesse tant que la situation ne s’améliore pas : « Des milliers de personnes sans-abri, isolées ou en famille, sont en danger, faute d’hébergement disponible », a alerté aujourd’hui dans un communiqué la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), alors que la tempête Gabriel est arrivée sur la France par l’Ouest. A Paris, 400 personnes, majoritairement des familles, tentent en vain en journée et la nuit d’obtenir une place d’hébergement via le 115 (numéro d’urgence), A Toulouse, 221 personnes, dont 188 en famille, dorment quotidiennement à la rue. A Lyon, fin décembre, 600 personnes isolées à la rue étaient repérées par le Samu social en attente d’une protection. A Lille, depuis le 1er janvier, 1.533 personnes ont reçu une réponse négative à leur demande d’hébergement. A Nantes, depuis la mi-janvier, ce sont 971 personnes qui n’ont pas obtenu d’hébergement », détaille la FAS, qui met également en garde contre un « épuisement des travailleurs sociaux ». (lire l’article du Figaro) De son coté  Yves Faucoup sur son blog nous décrit en détail la situation à Toulouse : Hébergement d’urgence Toulouse : il est moins 5 !

Dématérialisation – Les CCAS en première ligne pour aider des usagers désorientés

La « marche forcée à la dématérialisation » provoque un afflux de demandes d’aides facultatives, déplore l’Union nationale des centres communaux ou intercommunaux d’action sociale (Unccas). Si le plan inclusion numérique marque une prise de conscience, le gouvernement est attendu sur les moyens alloués à ce qu’il convient de nommer une nouvelle forme de dépendance. Un phénomène que l’association a quantifié dans une étude sur les aides facultatives des CCAS, à paraître en mars 2019. Celle-ci montre que : 89% des CCAS/CIAS remarquent un impact de la fermeture des guichets ou de la dématérialisation sur les sollicitations, 77% estiment que la cause principale du non-recours serait la complexité des démarches, 67% le manque d’informations, et  54% la dématérialisation. « L’Etat a fait de la dématérialisation l’Alpha et l’Omega de sa politique de « simplification ». Sa seule obsession est cependant la réalisation d’économies budgétaires. Or la dématérialisation n’est qu’un outil et génère aujourd’hui essentiellement de la complexité », déplore le directeur de l’Unccas (lire l’article de la Banque des territoires)

et aussi

Premiers pas d’étudiants à l’Association nationale des assistants sociaux

« À l’invitation de la section Île-de-France de l’Anas, un groupe d’étudiants vient de se constituer, pour la première fois, à Paris. L’occasion d’échanger sur l’épopée des stages, ou de s’interroger sur les pratiques pédagogiques des écoles ». La place des étudiants  au sein de l’association est également posée à cette occasion. Sans surprise, le sujet des stages émerge d’emblée. « La recherche de stages prend tout notre temps et notre énergie, ça bouffe la formation », constate Juliette, une étudiante en deuxième année, qui a fini par en trouver un.  (lire l’article du Guide Familial)

Les crédits pèsent de plus en plus lourds aux yeux des ménages

Les crédits pèsent de plus en plus lourds dans les budgets des familles, aux yeux des Français. En 2018, près de 16 % des ménages considéraient que le poids du remboursement de leur emprunt était trop élevé, voire beaucoup trop élevé. En 2017, cette part n’était que de 14 %, selon une  étude publiée mardi par la Fédération bancaire française (FBF). Celle-ci s’appuie sur une enquête réalisée par TNS-Sofres auprès de 13.000 ménages en novembre dernier, soit au moment où le  mouvement des « gilets jaunes » a commencé à être visible.  (lire l’article des Echos)

 

Photo : capture d’écran de l’émission « pièces à conviction » sur France 3

 

La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre

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