Un pro, ça ne bricole pas ! Mais que fait notre pays avec les mineurs non accompagnées ?

« Un pro, ça ne bricole pas ». Philippe Gaberan sur son blog nous rappelle que l’amateurisme n’a pas sa place en matière de travail social. Et oui, le « bon cœur » et les bonnes intentions ne suffisent pas. Il faut sans cesse se remettre en question, interroger sa pratique professionnelle, avoir de la rigueur sans forcément être triste et rigoriste d’ailleurs. Philippe Gaberan nous explique très justement que « Le professionnel est celui qui, conscient des exigences propres à l’exercice de son métier, se dotent des outils et des savoirs, faire et être, indispensables pour atteindre les objectifs espérés. Aider un enfant, un adolescent ou un adulte à se déplacer dans la stratégie déployée par lui afin de survivre à un impact traumatique relève d’une science dont chacun des éléments conceptuels contribuent à l’émergence d’une pratique ». Que dire de plus ? ah oui, merci Philippe !

Plus de 10.000 enfants migrants portés disparus Voilà une info glaçante et inquiétante qui nous indique combien l’accueil des réfugiés relève d’une forme de bricolage. Comment des pays peuvent laisser passer cela ? France Info nous indique qu’Europol a confirmé  dimanche que plus de 10.000 enfants migrants non accompagnés ont disparu en Europe sur les 18 à 24 derniers mois. L’agence policière craint que nombre d’entre eux soient exploités, notamment sexuellement, par le crime organisé. Les MNA pris en charge par les truands de la pire espèce. On fait quoi ?

Que penser alors du sort de ce mineur de 12 ans renvoyé en Italie par la France ?  le journal le Dauphiné nous apprend qu’il a été laissé livré à lui-même malgré son jeune âge. Mais ouf, cela s’est su et le préfet des Alpes-Maritimes a été condamné à le réadmettre en France et la France devra le protéger. Si cela n’avait pas été le cas, serait-il tombé entre les mains des trafiquants ? La question peut légitimement être posée.

Beaucoup plus rassurant le Monde nous apprend  au sujet des mineurs isolés que  les Départements (certains départements pas tous) innovent et font face à l’urgence. L’Observatoire national de l’action sociale relève que des solutions innovantes sont trouvées avec les moyens du bord. Est-ce là aussi du bricolage ? « Pourtant, révèle une étude de l’Observatoire national de l’action sociale (ODAS) rendue publique lundi, nombre de départements, avec les moyens du bord, malgré les contraintes financières, tentent de trouver des réponses adaptées et innovantes. « Ces départements se mettent à la hauteur du défi, assument leurs responsabilités de prise en charge des MNA une fois qu’ils leur ont été confiés », note Jean-Louis Sanchez, le délégué général de l’ODAS. Le seul problème et non des moindres est celui de pouvoir être reconnu comme mineur non accompagné, ce qui n’est pas une mince affaire au regard des « tris » effectués et des raisons de refus opposés. Que deviennent ces jeunes non reconnus mineurs ? Seront-ils dans la liste des migrants disparus qu’Europol a recensé ? Là aussi la question mérite d’être posée.

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