Didier Dubasque

Pourquoi TikTok suscite tant d’inquiétudes ? / SDF face à la dématérialisation / Pour un service public petite enfance

TikTok : pourquoi le réseau social chinois suscite tant d’inquiétudes ?

TikTok, la plateforme de vidéos courtes centrée sur la musique, est l’application préférée des jeunes, notamment chez les 4 à 18 ans. Ils  y passent en moyenne 1h47 par jour. L’application suscite des inquiétudes quant à son potentiel addictif pour les plus jeunes et à son utilisation possible par la Chine à des fins d’espionnage des utilisateurs. L’article de Louis Boy de France Télévision mentionne d’abord que les professionnels réservent le terme « addiction » à des cas rares où il y a au moins douze mois de déscolarisation ou d’abandon professionnel complet.

Cependant, il est possible d’observer des « troubles » chez les jeunes qui utilisent TikTok de manière excessive. Ils peuvent souffrir d’une « indisponibilité psychique » qui les coupe de leurs relations sociales et peut déséquilibrer leur développement. Le risque d’un usage excessif dépend également des fragilités de l’adolescent et de sa vie en dehors. Si TikTok est le seul espace où l’adolescent se sent exister, il peut y investir plus fortement et cela devient problématique.

De plus, comme tout contenu sur Internet, TikTok peut contenir des contenus inappropriés pour certains âges ou qui peuvent véhiculer des idées sexistes ou trompeuses. L’algorithme de TikTok est également capable de détecter les goûts et les fragilités de l’adolescent et de l’enfermer dans une bulle de contenus néfastes. Par exemple, le filtre « Bold Glamour » peut miner le moral d’adolescents mal dans leur peau en représentant une certaine idée de la perfection vue par l’algorithme. Certains contenus peuvent aussi être trompeurs ou délibérément mensongers. L’entreprise américaine NewsGuard a noté une part importante de vidéos relevant de la désinformation sur des sujets tels que la guerre en Ukraine, l’élection américaine de 2020 ou le Covid-19.

TikTok  comme d’autres « sont des applis qui suspendent le temps et neutralisent les capacités à se limiter » explique Ludovic Gicquel professeur de psychiatrie à France Info.  « Certains sauront prendre de la distance et voir ces filtres comme des jeux. Mais pour d’autres, ils seront un miroir grossissant de problématiques qu’ils rencontrent déjà dans le monde extérieur » indique de son côté le sociologue  Jocelyn Lachance. (lire l’article de France Info)

 


Pauvreté : « Les gens n’ont plus de pièces à donner » … Les SDF face à la dématérialisation des paiements

Cet article du journal 20 Minutes nous alerte sur la situation des Sans domiciles qui sont de moins en moins aidés lorsqu’ils font la manche. Jean-Loup Delmas nous explique que  de plus en plus de sans-abri en France souffrent de la dématérialisation des moyens de paiement et de la disparition de l’argent liquide, qui réduit les dons des passants. La crise sanitaire et la peur de la contamination via les billets et les pièces ont accéléré la tendance.

Les chiffres de la Banque de France montrent que les paiements en espèces ne représentent plus qu’un quart des transactions physiques. Selon une étude de la banque ING, 35% des Français ne portent pas d’argent liquide sur eux. Certains organismes ont adopté des moyens de paiement électroniques, mais cela n’est pas possible pour les sans-abri.

Le sociologue Julien Damon souligne que la mendicité ne se télétravaille pas et ne se dématérialise pas non plus. Les sans-abri sont les exclus et les impensés de la numérisation de la société, note la sociologue Marie Loison, spécialiste du sans-abrisme. La pratique consistant à acheter des biens pour aider les sans-abri est souvent mal vécue, considérée comme paternaliste et faisant obstacle à leur autonomie. (lire l’article de 20 Minutes)

 


Pour un service public de la petite enfance

L’ANAMAAF est une association nationale qui regroupe depuis 2013, des assistants maternels, assistants et accueillants familiaux et des associations, dans l’objectif de protéger et de faire évoluer leurs métiers. Elle vient de publier un communiqué qui porte sur ses attentes dans le champ de la petite enfance qui devrait être placé sous l’autorité d’un Ministère de l’Enfant regroupant tous les pôles : social – éducatif – scolarité – accompagnement parentalité – 1000 premiers jours – loisirs – protection de l’enfance – médico-social (lire le communiqué)

L’association s’inquiète beaucoup du manque d’attractivité des métiers de la petite enfance. Elle a élaboré une série de propositions  » Pour que les choses changent rapidement ». Ces 21 propositions visent à améliorer l’attractivité des métiers de la petite enfance en simplifiant et en accélérant le processus d’obtention et de renouvellement de l’agrément, en offrant une formation et une rémunération adéquates, en augmentant les aides financières et en revalorisant le salaire minimum légal.

Elle suggère également des mesures techniques relatives aux contrats de travail et de rendre obligatoire les formations continues sur le temps de travail. Enfin, elles proposent de modifier le système de demande de place en crèche pour limiter les rappels systématiques des parents chaque année et d’adapter les déclarations PAJEMPLOI selon le droit du travail commun en supprimant l’application « Mon Pajemploi au quotidien ». (lire le communiqué)

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Vous êtes allé(e) au bout de cette revue de presse ? Bravo et merci ! Merci aussi à Michelle Flandre qui m’a aidé à la réaliser

Photo de Freepik

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