es connexions manquées dans une boîte de réception e-mail toujours remplie font fonctionner des systèmes d’alarme dans notre cerveau paléolithique. Malgré notre rationalité, nous en sommes prisonnier tel ce joueur qui ne peut s’empêcher de parier.  Cet effet est si important que la société Thrive Global, a exploré les moyens permettant libérer ses employés de cette anxiété pendant qu’ils étaient en vacances, car certains d’entre eux avaient des symptômes aigus.

Cette société a fini par expérimenter une solution extrême, appelée Thrive Away (loin de Thrive). Si un employé de Thrive envoie un e-mail à un collègue qui est en vacances, l’expéditeur reçoit une note indiquant que le collègue est absent et le message est automatiquement supprimé. En théorie, un simple répondeur automatique de vacances pourrait être suffisant, car il indique aux personnes qui envoient un message de ne pas s’attendre à une réponse jusqu’au retour du destinataire, mais la logique va au-delà et évite la pression des messages non lus que l’on trouve en revenant de congé.

Il a été considéré que les messages en attente ont un potentiel de création d’anxiété, qui ruine les gains obtenus par le temps libre du salarié. Le seul remède est finalement d’empêcher complètement les messages d’arriver. Cette destruction libère de l’anxiété croissante de se retrouver avec une pile croissante d’e-mails qui vous attendent à votre retour. Vous gardez alors les gains de la véritable déconnexion professionnelle…

Apprenons maitriser ce qui nous est néfaste

L’histoire de la technologie est jonchée de récits édifiants sur ce qui ne va pas lorsque de nouveaux outils offrent une commodité superficielle, mais sont mal adaptés à la nature humaine fondamentale. Le courrier électronique est sans doute l’un des meilleurs exemples de telles conséquences involontaires dans l’histoire récente. On pourrait tout autant parler de la dépendance aux réseaux sociaux

Il est utile, bien sûr, que nous puissions communiquer instantanément, de manière fluide et sans tensions. Les humains ne sont pas des routeurs de réseau. Ce n’est pas parce qu’il nous est possible d’envoyer et de recevoir des messages sans cesse à tout moment que c’est un moyen durable d’exercer son travail. Les technologies nous servent au mieux lorsque nous déployons leurs nouvelles efficacités dans l’objectif d’améliorer la condition humaine. Nous ne devrions pas bannir le courrier électronique, mais nous ne pouvons plus permettre qu’il soit utilisé de manière à développer notre stress et altérer notre santé au travail