Plusieurs associations dont l’ANAS saisissent le Conseil d’Etat pour s’opposer au « tri » des migrants dans les CHRS

Plusieurs associations vont saisir le Conseil d’Etat pour obtenir la suspension d’une circulaire sur le recensement des migrants : Vingt-six associations, parmi lesquelles la Fédération des acteurs de la solidarité, Emmaüs, le Secours catholique, Médecins sans frontières, la Fondation Abbé Pierre… ( Mais aussi l’ANAS)  saisissent le juge des référés du Conseil d’Etat. Elles veulent obtenir la suspension de la circulaire organisant le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence, qu’elles dénoncent comme un «tri». Les associations reçues hier jeudi  par le premier ministre, Edouard Philippe, pour la présentation du projet de loi asile et immigration ont fait part de leur « déception ». le texte présenté « paraît déséquilibré ». C’est ce qu’a déclaré à l’issue de la réunion Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité. (Le Monde).

Certains organes de presse s’y mettent aussi : Paul Quinio, rédacteur en chef de « L’Obs invité par France Infos a indiqué que « Nous considérons à ‘L’Obs’ que la France n’a pas fait sa juste part dans l’accueil des migrants ». Il a reçu en réponse de son tweet un tombereau d’insultes.

Pour Jean-Marie Gustave Le Clézio prix Nobel de littérature 2008 : le tri des migrants, est « un déni d’humanité insupportable » « Prenons garde à ne pas dresser autour de nous des frontières mentales encore plus injustes que les frontières politiques. »

Eric Piole, maire de Grenoble, lance un appel « Le siècle des migrations a démarré : n’ayez pas peur Emmanuel Macron. Aucun mur ne sera assez haut pour arrêter un Homme qui veut vivre, même au cœur de l’Europe. Les migrants risquent leur vie entre la France et l’Italie: ça suffit! Changeons les règles du jeu, conclut-il

De son coté le Défenseur des droits se saisit suite au suicide  d’un jeune majeur étranger (18 ans), en région parisienne, fin décembre. Arrivé en France en février 2016, en tant que mineur non accompagné, il aurait été pris en charge par les services de l’aide sociale à l’enfance et s’investissait dans un projet d’apprentissage. Celui-ci lui aurait été refusé et sa prise en charge aurait cessé immédiatement après l’intervention de sa majorité. En conséquence, le Défenseur des droits décide de se saisir d’office afin de connaître les modalités d’accompagnement socio-éducatif et administratif dont ce jeune a bénéficié durant sa minorité ainsi que les circonstances de la fin de sa prise en charge. Vous trouverez ici le communiqué du Défenseur des Droits

Enfin le Conseil constitutionnel censure à nouveau la loi sur l’état d’urgence : La « zone de protection » décidée il y a un an autour de la « jungle » de Calais au nom de l’état d’urgence était illégale, selon la juridiction chargée de contrôler la conformité de la loi à la Constitution.

lire aussi sur ce sujet :

 

photo : Jeanne Menjoulet coordination des sans-papiers de Paris 2017 Prise le ‎23‎ ‎septembre‎ ‎2017 Certains droits réservés  Protesting against President Emmanuel Macron’s unpopular labour reforms in central Paris. This reform aims to make workers more precarious and easy to fire.

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