Partir seule avec ses enfants… / Qu’en est-il de la « Grande Démission » ? / Sobriété ou pouvoir d’achat ?

« Partir seule avec ses enfants, c’est déprimant » : ces familles monoparentales qui se regroupent pour les vacances

Selon l’INSEE, un quart des familles en France sont des familles monoparentales, nous rappelle Cyrielle Thévenin dans le Progrès. Un certain nombre d’entre elles font le choix de partager leurs vacances avec d’autres parents solos. Une solution qui permet de lutter contre la solitude, de faire des rencontres, mais aussi de partager les frais.

Oui mais voilà, les vacances ne riment pas toujours avec détente et plaisir. « Je suis divorcée depuis quatre ans et depuis, l’organisation des vacances est toujours un moment de stress, je ne sais jamais avec qui partir… », explique à la journaliste Coralie, maman de deux garçons de cinq et sept ans. Comme Coralie, beaucoup de parents solos ressentent de la solitude et appréhendent ces départs en vacances.

Savez-vous qu’il existe des agences de voyages spécialisées dans les vacances des familles monoparentales ? Et puis il y a aussi l’art de la débrouille et de la mise en relation directe : plusieurs familles monoparentales cherchent à se regrouper et partager leurs vacances via les réseaux sociaux. « Cherche partage mobil-home du 20 au 27 août », « cherche partage vacances en août avec fils 8 ans »… Sur le site d’information parent-solo, les petites annonces de ce type sont légion. indique la journaliste. Un groupe Facebook «vacances familles monoparentales », compte également près de 2 000 membres. (lire l’article du Progrès)

 


La France fait-elle vraiment face à un phénomène de « grande démission » ?

Depuis le dernier trimestre de 2021, plus d’un million de Français ont démissionné. Si le chiffre est en augmentation constante depuis plusieurs années, il ne témoigne pas pour autant d’une « Grande démission » à l’américaine comme l’explique la Dares dans son rapport sur le sujet.

Fin 2021 et début 2022, le nombre de démissions a atteint un niveau historiquement haut, avec près de 520 000 démissions par trimestre, dont 470 000 démissions de CDI. Le record précédent datait du 1er trimestre 2008. Le taux de démission est un indicateur cyclique. Il est bas durant les crises et il augmente en période de reprise, d’autant plus fortement que l’embellie conjoncturelle est rapide.
C’est le cas avec la sortie de crise COVID comme l’indique ce schéma :
dares demissions France
Selon la DARES les difficultés de recrutement relèvent d’un autre phénomène. Elles sont à des niveaux inégalés dans l’industrie manufacturière et les services, et au plus haut depuis 2008 dans le bâtiment (graphique 5). Cette situation créée des opportunités pour les salariés déjà en poste et est susceptible en retour de conduire à des démissions plus nombreuses. 80% des démissionnaires retrouvent un poste dans les 8 mois qui suivent leurs départs.

Une bonne nouvelle : dans un contexte de difficultés de recrutement toujours élevées, les salaires d’embauche sont susceptibles d’augmenter, explique la DARES. Cela en particulier pour les personnes nouvellement démissionnaires. Outre cet effet potentiel sur les salaires, les enquêtes montrent que, début 2022, certaines entreprises réalisent des concessions sur les conditions ou l’organisation du travail (télétravail) ou sur la forme des contrats d’embauche pour conserver ou attirer des salariés. (lire l’article de la Dépêche) (lire l’article de la DARES) ( À télécharger : La France vit-elle une « Grande démission » ?)

 


Sobriété ou pouvoir d’achat ? Ces injonctions contradictoires qui nous empêchent de relever les défis du climat et de l’énergie

La journaliste de France Télévision 61b8b9952d5fc marie adelaide scigaczMarie-Adélaïde Scigacz pose là une vraie question. La sobriété est partout, dans toutes les bouches et dans toutes les têtes. Mais est-elle vraiment compatible avec le monde dans lequel nous vivons ? demande-t-elle. Alors que nous prenons conscience de notre exposition aux conséquences du réchauffement climatique, la fin attendue de l’approvisionnement en gaz russe a mis en lumière l’urgence de réduire notre consommation d’énergies fossiles. Mais en France, où les transports sont les premiers émetteurs de gaz à effet de serre, plusieurs mesures destinées à préserver le pouvoir d’achat face à la hausse des prix de l’énergie contredisent à court terme nos objectifs climatiques.

Bref, d’un côté, il faut faire attention à notre consommation d’énergie, et de l’autres, elles sont subventionnées comme jamais auparavant. Cet article nous apprend que déjà les Français sont déjà plutôt du genre économes. Le dernier baromètre annuel de l’Ademe sur la représentation sociale du changement climatique, indique que 62% des sondés assuraient éteindre les appareils électriques et 70% d’entre eux baissaient déjà la température pour consommer moins d’énergie.

Le gouvernement ne propose principalement que des petits gestes individuels par exemple couper le wifi la nuit. Or ce n’est pas ce qui est attendu.  « Les Français disent à chaque baromètre, ils l’ont dit pendant la crise des ‘gilets jaunes’ et à l’occasion de la Convention citoyenne pour le climat : ils sont prêts à changer leurs modes de vie, à condition qu’il y ait un partage équitable des efforts », insiste Mathieu Saujot chercheur spécialiste des modes de vie en transition.

J’ajouterai qu’il serait souhaitable que l’on aille voir du côté des pratiques des personnes et des familles qui ont de faibles revenus. Nombre d’entre elles pratiquent déjà la sobriété sans forcément en être malheureuses. Il y a beaucoup de pratiques de bon sens qui peuvent être partagées sans que cela soit si inconfortable. Pour autant, la psychosociologue Danielle Rapoport précise dans La Croix que l’ « on ne peut être heureux que si la sobriété est choisie, et non subie comme dans le cas des catégories de population dont le budget est contraint », insiste-t-elle. Elle observe néanmoins que « l’hyperconsommation a perdu de son attrait, notamment en raison des effets délétères qui lui sont rattachés : peur de la malbouffe, crise sanitaire ». Pour la psychosociologue, la surabondance du choix, le gaspillage, l’inutilité sont devenus des « anti-valeurs ».

Mais voilà : seuls, les particuliers ne pourront pas grand-chose face au dérèglement climatique alors que les entreprises continuent de produire des biens non essentiels, voire polluants tels les plastiques qui emballent la nourriture. Si le gouvernement, les industries et les administrations ne s’y mettent pas, comment voulez-vous que cela change ? ((lire l’article de France Info)

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