Oubliez tout ce que vous savez sur les assistantes sociales…

C’est l’histoire de  Gwendoline. Elle  est assistante sociale au centre social de l’Ouest, mais elle n’est pas que ça ! Elle est aussi très maladroite, un peu rebelle ! Prise dans l’action, elle oublie la hiérarchie, les règles et s’émancipe du conformisme ambiant. Attachante, elle doit aussi gérer sa vie amoureuse désastreuse, ses deux adolescents et sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer. Cela ne l’empêche pas de prendre son travail très à cœur et d’exercer sa profession avec passion et conviction.  Voilà en résumé le contexte de l’intrigue de 2 romans  à découvrir. Ils sont signés Stella Kowalczuk

2 saisons agrémentent les aventures de Gwendoline. J’ai pu l’interroger  ou du moins j’ai pu questionner l’auteure de ces 2 ouvrages qui, – en doutiez-vous ? – est elle même assistante sociale. Diplômée depuis 1994 elle travaille en polyvalence de secteur. Stella Kowalczuk (c’est un pseudo) sait de quoi elle parle :

Ce livre aurait aussi bien pu s’appeler  « oubliez tout ce que vous savez sur les « cas sociaux » ! » précise-t-elle en début d’ouvrage. Mais non au final c’est plutôt du côté professionnel que cela se passe. Tous se mélange allègrement, vie personnelle, vie familiale, vie amoureuse, les enfants, les collègues :  « Gwendoline me fait penser à nombre de travailleurs sociaux souvent moins enclin à suivre les procédures qu’à entrer dans la relation humaine ». « Ce livre m’a été inspiré par l’accumulation des nouvelles procédures  » dit-elle. Stella Kowalczuk avait envie d’écrire pour « évacuer comme dans une thérapie » ce qui est important pour elle.  Comme elle, son  héroïne se moque pas mal des consignes et sa seule préoccupation est l’usager ! »

L’évolution que prennent les choses ne plaît guère ni à Gwendoline, ni à Stella. elles ont choisi ce métier pour le contact humain et plus encore pour la rencontre humaine. Alors évidemment les procédures et les systèmes informatiques qu’il faut renseigner les agacent un peu,ou plutôt beaucoup.
Ce livre est aussi une façon de rendre hommage aux personnes rencontrées et accompagnées parce que « chacune d’entre elle m’ a apporté une richesse inestimable qu’aucun enjeu de pouvoir, qu’aucune préoccupation budgétaire ne m’enlèvera ! »
Cette fiction s’inspire d’anecdotes mais  les situations et personnages sont très fictifs et parfois assez caricaturaux.  L’auteure a voulu alterner entre la pensée de l’usager (ses préjugés sur le service social, son mal être) afin d’amener le lecteur vers une certaine empathie envers lui – et tenter de changer le regard porté sur la précarité – et la pensée de l’assistante sociale à qui il arrive aussi tout un tas d’événements car elle est aussi un être humain avec ses propres difficultés.
Il y a aussi beaucoup de dérision sur le travail et les situations. Mais, il faut bien le dire, certaines d’entre elles ne sont pas très réalistes. L’auteure avait simplement besoin de sa liberté d’écriture et envie  d’imaginer. Enfin Stella m’a fait une confidence. Cela peut paraître très kitsch, c’est bien Joëlle Mazard dans « pause café » qui lui a donné envie de devenir assistante sociale , « ce merveilleux métier ! » précise-t-elle
Car oui, entre nous, on peut l’écrire,  c’est bien un merveilleux métier !

 

stella 1    et    stella 2

 

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