«On ne peut pas bosser 30 ans en foyer» / Il y a besoin de justice sociale pour les mères isolées / Une éducatrice violemment agressée

« On ne peut pas bosser trente ans en foyer, il faut penser la suite »

TSA-quotidien propose une série d’article très intéressants dans une rubrique baptisée « En quête de sens ». La journaliste  Elsa Gambin interroge  Marie Lesage, éducatrice spécialisée en foyer auprès d’adolescents en difficulté.  « Marie Lesage aime son métier, le public accueilli, et travaille aux côtés d’une équipe réflexive et soutenante. Un tableau presque idéal, qui se raréfie dans le travail social. Malgré cela, et suite à une fatigue psychique, il lui a fallu envisager son travail à long terme. Rester à un poste comme celui-ci jusqu’à la retraite paraît inenvisageable pour les nouvelles générations de travailleurs sociaux. Nombre d’entre eux envisagent une reprise d’études ou une formation complémentaire. » (Lire l’interview sur TSA quotidien)

« Des mesures de justice sociale s’imposent pour les mères isolées »

Dans une tribune au Parisien – Aujourd’hui en France, Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée l’égalité entre les femmes et les hommes, affirme sa volonté de vouloir faire participer les mères et pères célibataires au grand débat. « Un calcul implacable » explique Marlène Schiappa dans sa tribune. « Une fois payées la crèche ou les frais de garde du petit, la cantine et la garderie de l’aîné, les frais de transports et les déjeuners au travail, même en se contentant d’un sandwich, les dépenses dépassent les entrées d’argent. C’est ce qu’on appelle travailler à perte, c’est ce que font de nombreuses mères isolées » …/…  » Le 7 mars, dans le cadre du grand débat national, nous organisons partout en France des conférences inversées : les familles monoparentales s’expriment sur scène, les institutionnels, employeurs, élus les écoutent. Comment quitter un conjoint violent en sécurité alors que la séparation est un moment de pic des féminicides ? Comment l’État peut-il réellement garantir le versement des pensions alimentaires impayées ? Comment soutenir par des politiques publiques innovantes les parents solos ? Comment mieux partager les responsabilités éducatives ? Voici quelques-unes des questions posées ». (lire la Tribune sur Le Parisien / aujourd’hui en France)

Une éducatrice agressée par deux ados dans un foyer

Cela s’est passé à Chambray-lès-Tours. Deux mineurs “ placés ” l’ont aspergée de gaz lacrymogène et lui ont recouvert la tête d’un sac plastique. Le but : le contenu du coffre. Le journal La Nouvelle République explique que les agresseurs se sont déchaînés. L’éducatrice a été  retrouvée par les militaires, prostrée dans le bureau. « elle est évidemment très choquée et en arrêt maladie », confirme-t-on au conseil départemental. Les deux mineurs, pris de panique par les événements qui tournaient mal, ont détalé et ont rejoint leur chambre « pour faire croire qu’ils dormaient » au moment des faits. Une ruse vaine. Ils ont été interpellés à l’arrivée des gendarmes puis placés en garde à vue. (lire l’article de la Nouvelle République)

et aussi

Un maire lance un « minimum social garanti » pour les plus pauvres

C’est à Grande-Synthe, près de Dunkerque, 17,2 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Près de 3 500 habitants de cette commune seront concernés par cette aide. Elle peut s’élever jusqu’à 400 euros. L’objectif est de faire remonter ses bénéficiaires au-dessus du seuil de pauvreté. Le dispositif coûte deux millions d’euros sur l’année pour la municipalité. Il est notamment financé par des économies d’énergie. C’est le CCAS qui va gérer cette aide facultative de remise à niveau des ressources. Le journal le Figaro (édition abonnés) précise qu’au CCAS de Grande-Synthe, les agents ont été préparés à la mise en œuvre de cette mesure. « C’est une charge de travail nouvelle, mais on sait que c’est un moyen de faire sortir de l’ornière un grand nombre de foyers », souligne Mehdi Boukerrou, directeur général des services de la Ville. Concrètement, l’aide s’adressera aux personnes dont les revenus n’atteignent pas le seuil de pauvreté, soit 855 euros, à condition d’être majeur et résident de la ville. La mairie estime que cela devrait concerner 1 500 ménages, soit environ 3 700 personnes. La mesure sera votée le mois prochain. (lire l’article et voir la vidéo de LCI)

 

La sélection des articles a été réalisée avec l’aide de Michelle Verrier Flandre (merci à elle pour sa veille professionnelle)

photo : pixabay

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